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Wanted, Choisis ton Destin (2009)

7 juillet 2009

Synopsis :

Wesley Gibson a toutes les raisons du monde d’être malheureux. Tyrannisé par son patron, malmené par ses collègues de bureau, trompé et humilié par sa petite amie, ce jeune loser victime d’angoisses récurrentes, ne survit qu’à coup de tranquillisants et de plateaux repas macrobiotiques. Dur à vingt-cinq ans…

C’est alors qu’une fille de rêve fait irruption dans sa triste vie. Fox est une tueuse d’élite, affiliée à une secte ultrasecrète : la Fraternité, dont les membres se sont érigés en instruments du Destin. Leur devise séculaire : “Un homme de tué, mille hommes de sauvés”… L’heure est venue pour Wes de prendre la suite de son père et de découvrir en lui-même des ressources, une soif de violence, des réflexes et des aptitudes insoupçonnés. Sous la tutelle du mystérieux et charismatique Sloan et de Fox, Wes commence un entraînement rigoureux qui va faire de lui le meilleur assassin de la Fraternité.

Devenu le favori de la secte, Wes a aussi la tardive satisfaction se venger de ses anciens tourmenteurs. Mais l’ivresse du pouvoir n’a qu’un temps ; bientôt, il devra apprendre ce que nul ne peut lui enseigner : tracer sa propre voie et contrôler sa destinée…

Mon Avis [SPOILER A LA FIN] :

Je ne suis allé voir ce film que pour la performance d’Angelina Jolie. J’en ressors assez satisfait, c’était sympa. Je m’explique. Le film développe les éternels clichés du Destin : on ne sait pas ce qui va arriver après un acte, alors autant agir parce que l’inaction pourrait entrainer des conséquences désastreuses, le Destin est maître, on ne fait que lui obéir, et tout le baratin habituel. Je note quand même la jolie métaphore de l’usine de textile qui sert de couverture à la Fraternité : on tisse le Destin, on joue avec les fils du Destin. Bref. Voilà pour ce qui est de la trame de base.

Le jeu des acteur maintenant. Monsieur Freeman est sympa, il ne casse pas des briques, en même temps, on ne le voit pas des masses. Mais il incarne bien son personnage de leader de la Fraternité, calculateur, manipulateur et charismatique. Angelina. Je m’attendais à tellement mieux. Elle joue bien, très bien, mais tellement en deçà de ses possibilités ! Pour un film dans le même genre, Tomb Raider I, elle jouait bien mieux, d’une manière bien plus convaincante. Son reste tout de même très honorable, elle incarne bien son personnage de tueuse blessée au plus profond d’elle même. Enfin, le personnage principal, joué par James McAvoy. Lui nous offre un superbe jeu. Il sait faire passer la gêne et le stress du personnage par sa simple vue, pour ensuite passer à la force vantarde, ensuite l’incertitude et enfin la force brute. Une véritable performance.

La scénario en lui même est correct, la fin est par contre très surprenante en ce sens que, sachant que Fox a embrassé Wesley, on pourrait penser qu’elle tuerait tous les membres de la Fraternité, puisqu’ils sont tous marqués comme cibles dans les fils du Destin, elle y compris. Mais non, elle sauve Wesley, et par un superbe geste fluide du bras, arrive à tirer une balle qui va suivre une trajectoire circulaire parfaite et décimer les assassins un à un avant qu’elle replace sa tête à sa place et que la balle la traverse elle aussi. Et finalement, Wesley est sauf et peut tuer Sloan, le véritable méchant de l’histoire, de la même façon que son père, que Sloan a fait tuer par Wesley, avait tué un des comparses de Sloan.

Le scénario est un peu alambiqué à le voir comme ça, mais il se déroule de façon assez longiligne, il n’y a pas de réelle surprise sauf quelques unes mais qui ne sont pas fabuleuses.

Pour étayer tout ça, on trouve une avalanche d’effets spéciaux et de cascades très bien réalisés mais pas toujours très réalistes, comme le coup des balles à trajectoire non rectiligne. C’est bien beau, ça marche dans le film, mais dans la réalité, que dalle. On marche dans le film de super-héros qui reste quand même très ancré dans la réalité.

Note globale : 14/20. Bon moment, mais ce n’est certes pas un bijou.

  • Sortie : 16 Juillet 2009
  • Réalisateur : Timur Bekmambetov
  • Casting : Angelina Jolie, James McAvoy, Morgan Freeman…
  • Fiche Allociné
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Whatever Works

2 juillet 2009

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Résumé :

Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu’au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l’asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s’installe. Les commentaires cyniques de Boris n’entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu’à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l’autre.
Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l’arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta. Celle-ci a fui son mari, qui l’a trompée avec sa meilleure amie. Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu’elle, Marietta s’évanouit. Pour détendre l’atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman…

Avis :

Ayant vu les derniers Woody Allen, je ne pouvais espérer de ce film qu’un agréable moment d’humour caustique à souhait avec quelques soupçons de romance par ci par là, tout ca servi avec un casting de choix. Je vous mentirais, cher lecteur, si je disais qu’il n’est rien de tout cela. En effet, c’est la même recette -ça l’est toujours- mais je dirais remis à la saveur “Annie Hall”. Certes, je n’ai jamais aimé ce film. Ce vague goût de prétention intello à deux sous cinquante tout ça desservi par un Woody plus snobinard que jamais. Certes. Mais ce film révèle le véritable univers de Woody Allen, cet humour presque insoupçonné par son propriétaire, son intelligence certifiée, sa culture allègrement déballée aux yeux du petit peuple que nous sommes, sa vie tout simplement. Dans ce sens, le film sonne magnifiquement Woody. Rajoutez y everybody say I love you, pour le coté théâtral. Les acteurs rentrent en scène, s’exposent et en accueillent de nouveaux comme si un projecteur invisible mettait en valeur un casting  certes un peu bancal mais efficace. Le scénario est gâté par toute sortes de rebondissement plus ou moins prévisibles mais tous aussi appréciables par leur fraicheur et leur intelligence. Le personnage principale est magnifiquement écrit et interprété bien qu’il soit clair que la personne en question EST Woody Allen. Bref, je m’attarde mais ne dis pas grand chose. Ce film est plutôt bon, agréable et spontané. Un film d’été de très bonne qualité si vous voulez mon avis, qui mérite un coup d’œil ou deux…

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Note Approximative : 13/20

# Un bon film frais et agréable. On est heureux de retrouver Woody et ses fresques cinématographiques caractérielles mais néanmoins efficaces.

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La Roux – La Roux (2009)

29 juin 2009

Et c’est parti. La vague initiée il y a quelques temps grâce à son single Quicksand est plus que lancée. Elle passe et emporte tout sans se soucier des conséquences. La Roux a sorti son premier album éponyme aujourd’hui, après une promo d’enfer dans laquelle on trouvait les vinyls, les compli’ Kitsuné, le Myspace… Rien ne semble prêt à l’arrêter, La Roux est la reine de toutes les soirées.

Il faut dire que c’est totalement justifié. Son album, douze titres dont un bonus spécial British-land, est un bloc qui vous arrive en pleine face sans s’annoncer. Il s’ouvre avec In For The Kill, deuxième single. Efficace, entraînant, c’est bon. La suite avec Tigerlily, qui était dans le CD des Inrock’ le mois dernier en exclu totale. Ça fonctionne sans aucun doute, la voix de l’acolyte de Miss Jackson ajoute au plus non négligeable au titre en lui donnant un superbe ton angoissant. Quicksand arrive et prouve une fois de plus que le duo a quand même un très bon goût musical. On danse très facilement dessus jusqu’à ce que Bulletproof lance ses premières notes. Et la tornade electro prend de suite de l’ampleur. Les couplets vous clouent sur place avant de vous obliger à vous bouger,  et les refrains accentuent votre envie de faire la fête. C’est très très réussi. On se calme un peu avec Colourless Colour (dont le titre me fait bizarrement penser à Désirless… Allez savoir pourquoi). On calme sensiblement le jeu mais on reste dans la mélodie efficace avec des basses bien présentes qui impriment un petit beat au fond de notre ventre. I’m Not Your Toy repart sur des rythmes un peu plus rapides et dansants. La voix est comme toujours un peu modifiée, ça plaît, c’est très sympa. On arrive sur LA ballade de l’album, Cover My Eyes. Là dessus, Elly Jackson prend son temps, se pose et surtout, s’adjoint les services d’un choeur gospel. C’est très beau. C’est minimaliste, on pourrait s’attendre à beaucoup plus gros avec le choeur. Mais non, c’est minimal, mais d’une douceur et d’une justesse qui touchent. La basse de As If By Magic arrive et nous embarque une nouvelle fois pour un voyage superbe avec une mélodie efficace, et qui reste dans la tête. A mon sens, le morceau aurait fait un excellent single. D’ailleurs, je voudrais bien un clip pour celui là (Elly, if you’re reading this blog…)… Et c’est reparti pour danser. Fascination renverse tout. La mélodie est imparable, la basse vous oblige à vous bouger tellement elle est insistée et les petits claviers derrière sont parfaits. Le refrain est simplement génial (There are so many different ways of collecting all the strays la la la la laaaaaa). Reflexions Are Protections se pointe. Très minimale, mais très sympa parce qu’entraînante.  Avant dernière, Armour Love. Très sons des années 80, très produite. Mais encore super sympa pour la mélodie du refrain. Et la fin, avec Growing Pains. Comme bonus, on sent qu’elle départ un peu de l’album, mais reste quand même dans la continuité, electro et entrainante. Et c’est la fin de cette vague sonore.

To conclude, c’est un album à posséder obligatoirement et qui prend une bonne place dans mon Top 5 albums de 2009. Il est d’une bonne homogénéité tout en gardant une certaine variété dans les chansons pour éviter toute lassitude vocale.

Note générale : 17/20

Myspace : La Roux in the UK

La Roux – Bulletproof

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L’homme à la Gordini

20 juin 2009

 Je vais vous présenter un cout métrage que j’ai vus sur Canal , j’ai beaucoup aimé et j’ai voulus vous faire partager ce petit moment de cinéma .

 L’homme à la Gordini est réalisé par Jean-Christophe Lie , il a été en compétition pour la palme d’or du court métrage à Cannes .

 

 

Résumé :  A la fin des années 1970 dans une banlieue imaginaire , Monsieur R et sa Femme font de la résistance . En effet , la loi est de ne porter que des pulls de couleur Orange .  Pourtant Monsieur R et sa Femme vont résister et avec l’aide d’un  héroique et mystérieux homme bleu conduisant une Gordini Bleu ils vont se libérer de cette prison monochromatique .

Avis : J’ai beaucoup apprécié ce court métrage , les dessins en 2d sont bien travaillés , on ressent vraiment l’ambiance de l’époque  et j’aime beaucoup la dualité Orange/Bleu sur laquelle l’histoire se construit . Certaines scènes sont tordantes , on est pris dans l’intrigue et on espère de tout coeur que Monsieur et Madame R puissent enfin vivre libre.  Les personnages ne parlent pas et pourtant on comprend chaque scène avec facilité et attendrissement .

 Ici vous pourvez voir un extrait : http://www.vodmania.com/bande_annonce_aWQ9MTU1NyZiYW5kZWFubm9uY2U9OTYx

 

Je vous mets une interview du réalisateur : http://www.dailymotion.com/relevance/search/l%27homme+a+la+gordini/video/x9dj7z_lhomme-a-la-gordini_shortfilms

 

Un dernier mot : Le bleu vaincra ! :D  

                                                                                                   Shrulke

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Neo Gald’r – Let Me In The Sound EP (auto produit, 2009)

7 juin 2009

TRTN, le retour. Provisoire, certes, mais le retour tout de même. Et pour ça, on effectue un petit virage. De la pop rock et autre, on passe à l’electro.

Neo Gald’r comme nom d’artiste, DJ Neo quand il mixe ou encore Matthieu tout simplement, il sort en 2009 son prmier EP de 4 titres, très electro, mais avec pas mal d’influences derrière. L’EP en question est disponible en écoute gratuite et en téléchargement gratuit aussi sur Jamendo (cf. lien en bas d’article), donc n’hésitez surtout pas !

On ouvre sur une intro (Introduction) très teintée funk, avec une basse bien efficace et des petits sons qui déboulent très sympatiquement avant d’enchaîner sur le gros du morceau, qui passe un peu rock avec une sorte de solo de guitare, et toujours cette basse obsédante qui fait l’âme du morceau à mon sens. Le fond sonore se remplit de distortion et un clavier se pose par dessus. Ca t’entraine, tu bouges ta tête, c’est réussi. La suite s’annonce plus hot avec Sex Tonight. Le latino est à l’honneur sur le rythme de début et la voix bien modifiée qui te demande sans cesse “Do you want sex tonight ?” te fout dans la chanson sans attendre. Et ça part, et tu danses. La chanson est hyper efficace, malgré ses 6 minutes et quelques, les longueurs sont rares, et le morceau a un bon potentiel tubesque. Dreaming Piano démarre en étant bien plus electro que les deux d’avant. Une basse posée à 2 temps, limite tecktonik de base. Mais le mixeur a tout prévu, et sort son clavier magique. C’est sûr que quelques années de conservatoire arrangent pas mal les choses et hop, d’une tecktonik de base, tu passes à un morceau de piano electro, parce que oui, tu n’entends que le piano, et c’est ça qu’est bon. La fin de l’EP (oui, bah 4 titres quoi…) avec Let Me In The Sound. Electro, dansante, tubesque elle aussi. Le “Let me in the sound” du milieu change toute la chanson pour la transformer d’un morceau basique de niveau correct en niveau de grande qualité. Et oui, encore une fois, tu danses, et tu danses bien (testé et approuvé).

Au bilan, on a un EP prometteur qui donne envie d’avoir un album complet qui explore pas mal de possibilités et d’influences.

Résultat : ♥ ♥ ♥ ♥

Lien Jamendo : www.jamendo.com/fr/album/46415

Page Facebook : Neo Gald’r

Jal’

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Bat For Lashes – Two Suns (2009)

15 mai 2009

C’est avec Two Suns que Bat For Lashes aka Natasha Khan signe le successeur de Fur & Gold. Fur & Gold, salué par la chronique, porté aux cieux par les mélomanes, se devait donc d’avoir un successeur à sa hauteur, si ce n’est mieux. C’est réussi.

L’album est plutôt mystique, avec tout ce que l’on pouvait oser. Il s’ouvre avec la voix de Natasha Khan sur Glass et nous met dans l’ambiance dès le début : arrangements sophistiqués, rythmes presque tribaux, mélodie imparable… Vous voilà dans l’ambiance. L’album est bon, même très bon malgré quand même quelques défauts comme la ligne de synthé dans Sleep Alone. Il ne s’enlise pas dans un alignement de titres pop accrocheurs, mais s’engage plus dans la voie de l’album recherché, où les titres s’enchainent et demandent, pour certains, une attention véritable. Certaines chansons sont faciles, je pense à Daniel (mais qui n’en est pas pour autant mauvaise, loin de là !), tandis que d’autres tendent presque vers le gospel par moment lorsque les arrangements de derrière s’effacent pour laisser une voix seule (Peace Of Mind). Tout ça peut même devenir dansant avec Siren Song ou d’une douceur absolue avec  Moon And Moon. Natasha ose ce que beaucoup de gens n’osent pas : la diversité.

D’aucuns pourront penser que tout cela est bien “trop propre”, “trop brillant”, ce qui n’est pas forcément faux, mais c’est sans doute voulu, puisque on trouve tout de même la personalité bien marquée de Natasha Khan dans tout ce CD. Annoncée comme héritière de Björk, elle n’en a peut être pas encore la carrure mais en a peut être le potentiel.

Note générale : 15.5/20

Track-list :

01. Glass
02. Sleep alone
03. Moon and moon
04. Daniel
05. Peace of mind
06. Siren song
07. Pearl’s dream
08. Good love
09. Two planets
10. Travelling woman
11. The big sleep

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Kings of Leon – Sex on Fire

15 mai 2009

Il y’a certains tube dont on ne peut pas passer à alors qu’on aimerait. “Sex on Fire” des Kings of Leon, -titre le plus téléchargé de tout les temps à Royaume Uni- en fait partie. Mais c’est surtout LE titre des nouveaux commerciaux Followill. Un son caricature du rock moderne, tout y est, le clip, les paroles débile, les surposes des fréres américains en live, voilà comment les géniaux Kings of Leon des 2 premiers albums (Aha Shake Heartbreak fait parti de mon top5 albums préférés) et du demi Because of Time (pour lequel il faut l’avouer il y’a pas mal de chose à jeter comparer au deux premiers) sont devenues une sorte de BB Brunes à l’américaine.
Mais voilà, “shame on me” bloggeur me revendiquant “anti mainstream’. J’adore ce tube, quand il passe en boite de nuit (autrement dit à toute les soirées), il me surexcite, je le chante en cœur et crie avec tout le monde « Your sex is on Fiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire » quand le DJ stop le son.
Ce titre à surement tuer les Kings of Leon, mais il aura eu l’effet incroyable de faire rentrer du rock dans des boites dites “généralistes” comprendre (sexie RNB et sons commerciaux House), alors que jusqu’a présent juste Quenn et son mythique “Don’t stop me now’ le faisait. bon LHC anyway…

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Session Rattrapage #2 : Björk

10 mai 2009

Je prends la suite de Axeley dans les Sessions de Rattrapage. Après les White Stripes, je vous propose de changer complètement d’horizon musical, puisque nous allons aller en Islande, chez Björk. La demoiselle, connue pour plusieurs titres comme Jóga ou encore It’s Oh So Quiet n’a évidemment pas fait que ça… Voyons ça de plus prêt.

Le point biographique : Björk Guðmundsdóttir de son vrai nom naît en 1965. Elle baigne dans la musique depuis sa plus tendre enfance, commence le piano et la flûte à l’âge de 5 ans, sort son premier album Björk à l’âge de 12 ans, et à 18 ans, monte son premier groupe, KUKL. Il est ensuite sabordé en 1987 pour devenir les Sugarcubes  que Björk quittera en 1992 pour partir vers une carrière solo. Voilà, ça, c’est réglé. Maintenant, les galettes.

Debut (1993) : C’est le premier CD de Björk qu’elle enregistre à Londres avec l’aide d’un DJ anglais, Tom T. L’album est bien reçu, tant par la critique que par le public. Björk obtient des prix dès ce premier album, comme le Brit Awards de la meilleure nouvelle artiste internationale féminine. L’album est fait de rythmes très marqués, de pop, de new age… La plupart des textes sont des textes écrits longtemps avant, durant son adolescence. Le style n’est pas vraiment définissable, c’est du Björk en fait. Considéré comme un très bon premier album, il annonce une suite plus que prometteuse.

Post (1995) : Second album de Björk, dans la lignée du premier. Des textes qui sonnent très bien, Björk sait manier les sonorités de la langue avec une virtuosité jamais égalée à mon sens. Des sons électroniques, novateurs, qui flirtent avec le trip hop, Björk continue ses collaborations avec plusieurs artistes d’horizons différents. En fait, cet album est presque une refonte de Debut, mais en plus abouti. Björk le dit elle même : “Debut et Post, c’est la même chose – mais c’est l’avant et l’après. Le premier a été fait quand j’étais encore vierge musicalement ; le deuxième, alors que j’en savais plus.Post récolte lui aussi sa masse de récompenses avec pas moins de 5 disques de platine et on y trouve plusieurs des plus grands titres de Björk comme Army Of Me ou Hyper-Ballad.

Homogenic (1997) : Troisième album dans la carrière de Björk, il marque le tournant le plus marquant de sa carrière. Si Debut montrait une jeune fille chétive et timide, si Post montrait une adolescente excentrique, Homogenic montre une femme mature. Cet album est considéré, par les fans comme par la critique de son album le plus abouti et le plus expérimental, et accessoirement, le meilleur. Il s’agit d’un retour à ses racines, puisque tout a été composé pour évoquer l’Islande. A l’image de son nom, les chansons se complètent parfaitement.. Les chansons sont basées sur les mêmes sons électroniques, et sont pourtant toutes différentes à leur manière. Cet album est doté d’une ambiance assez “lourde”, qui donne l’impression d’évoluer dans un petit monde clos de résonances.

Vespertine (2001) : Au contraire de ses autres albums plutôt extravertis, dans celui-ci, Björk crée un univers intimiste, très personnel. Elle collabore cette fois avec un orchestre de chambre et d’un petit chœur, elle aborde des thèmes très personnels. C’est encore un tournant dans sa carrière puisqu’il faut cette fois envisager l’album dans sa globalité. L’atmosphère est froide, évoque l’Islande une fois de plus. Les singles sortis de cet albums sont évidemment accompagnés de clips, mais deux des trois clips sont tellement critiqués qu’ils finissent par ne plus être diffusés (Björk y apparait de plus en plus dénudée).

Medúlla (2004) : Cet album est extrêmement conceptuel. Il est entièrement dédié à la voix humaine. Il est l’album de Björk où l’orchestration est la plus réduite, tout se faisant surtout à la voix. En conséquence, elle s’entoure de plusieurs personnes, dont des choeurs entiers et un beat-boxer. Du fait que les instruments sont moindres, les voix sont utilisées dans toutes leurs possibilités et vont jusqu’à être traitées et déformées par ordinateur. Contre toute attente, cet album spécial au possible se vend très très bien. L’ambiance qui ressort de l’album est totalement différente, très dérangeante au début, et presque addictive sur la fin.

Volta (2007) : Cette fois, Björk se dégotte Timbaland pour l’aider aux percussions et aux arrangements musicaux. Ce CD est bien moins cérébral que les deux précédents, et sonne plus enjoué, plus extraverti. Björk, sans faire un retour à ses débuts, revient un peu à ses sonorités d’origine, auxquelles elle ajoute la touche de maturité acquise en 10 ans de carrière. Tout est plus sauvage, plus “terrestre”, plus tribal.  Plus techno aussi, plus aggressif en fait, le tout accentué par une batterie de cuivres que l’on retrouve tout au long de l’album.

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Esser – Braveface (2009)

9 mai 2009

Le soleil rayonne sur la capitale londonienne. Les gens se retrouvent dans un parc, une bière à la main, une balle de foot ou de rugby, on joue, boit, rigole et aussi écoute de la musique avec les petites enceintes de l’Ipod. Certains groupe font monter les basses avec un rap US, d’autre font saturer leur sons avec un rock, ou certains se distingue avec une musique venant d’un peu tout les univers, le ska , la pop, hip hop, tango, un peu de flamengo. Ce groupe de personne venant de cultures différentes anglais, romains, coréens, russes, autrichiens, allemands, français, espagnol , péruviens, jamaicans. L’album de « Braveface » représente ce groupe par sa diversité sonore.

Batteur de formation, les beats produit par le petit punk anglais, font danser et sortir les plus timides. La balle circulent toujours entre les différentes cultures, les anglais et allemands apprécient les sons garages rock de « Leaving Town », « This time arround » et la folie de« Long arms ». Les français fans d’electro et de Beck prennent plaisir à écouter la pop-electro-bricolo du jeune homme avec « Work it Out »,  « I love you ». Les sud américains apprécient le tango « Satisfied », le ska et les cuivres et la bonne humeur de « Braveface ». Les africains montrent le pas de danse sur « Headlock ». L’est de l’Europe écoutent les textes pas mauvais de « Bones », « Real Life »,« Stop dancing » avec se samples pop. Dernier moment de folie tous ensemble sur “long arms“.
Agé de 23 ans , Ben Esser sort un album parfait pour cet été, dansant, nous apportant un brin de bonne humeur avec des influences emprunté à tous les univers.

A écouter dehors sous le soleil !
Esser – Braveface
Esser – Satisfied
Esser – Stop Dancing

A voir un coktail à la main:
Esser – Headlock (clip)
Esser – Work it out (clip)
Esser – I love you
Esser – Satisfied
Esser – Long Arms (clip non officiel)

A voir en attendant le Samedi de Rock en Seine
Esser et ses potes – If you wanna party (i’m already there)
Esser & Foals Gonzo on Tour (Esser a partir de 3:37)
Esser – Headlock live on MTV

Esser – Headlock (great escape)

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Björk – Voltaic (2009)

8 mai 2009

Tout vient à point pour qui sait attendre. Ouais, c’est pas tout à fait vrai. Voltaic, coffret DVD/CD/Live/Tout-ce-que-vous-voulez censé terminer la tournée Volta de l’Islandaise, a quand même mis plus d’une année entière à sortir. Mais il est enfin annoncé définitivement, et il faut dire qu’il pouvait se faire attendre.

Björk nous livre donc un coffret 2 CD pour l’édition minimale, ou un coffret 2 CD/2 DVD. Pour ma part, j’ai trouvé le CD1 et le DVD1 sous forme sonore. En clair, j’ai un live aux Olympic Studios de Londres et un live enregistré à l’Olympia, Paris. C’est du grand art, c’est du Björk pur jus.

Le CD1 correspond au live enregistré à Londres. 11 pistes, pas mal d’incontournables, même si on note l’absence de Jòga, titre mythique de la petite Islandaise. On commence quand même avec un Wanderlust majestueux avant d’enchainer avec Hunter, tout en percus et en voix. La suite passe avec Pleasure Is All Mine, encore une fois, Björk nous montre l’étendue de ses performance vocales puis elle enchaîne avec innocence et Army Of Me, lequel a été refait un peu pour l’occasion pour faire ressortir le côté métallique et dur du morceau. C’est une réussite totale. La moitié du concert arrive avec I Miss You, un peu plate je trouve par contre. On repart de plus belle avec Earth Intruders, dont le côté tribal, sauvage et cie est parfaitement rendu avec les effets un peu partout, les percus très bien jouées. Une très belle réussite de ce CD aussi. Et voilà l’accalmie du live, All Is Full Of Love. Chanson fabuleuse à l’origine, mais quel rendu en live ! La douceur de la chanson, le côté planant et brillant est parfaitement rendu, la voix de Björk accompagne tout ça avec une virtuosité sans limite. La meilleure chanson de ce CD, sans comparaison possible. Pagan Poetry prend la suite, très bien refaite elle aussi. Le côté païen voulu par la Scandinave est rendu correctement avec un final de toute beauté. La fin s’annonce avec Vertebræ By Vertebræ qui commence avec des cuivres en masse et la voix de Björk qui s’insère entre tout ce mélange sonore. Mais étrangement, ça colle, on accroche. Et la fin arrive réellement avec Declare Indépendance, la chanson qui aura fait scandale en Chine (rappelez vous, le coup de la Chine… “Tibet, raise your flag ! Tibet ! Tibet ! RAISE YOUR FLAG !”). Et c’est un final comme il en faut, puisque la chanson reste pleine d’effets de disto, de cuivres agressifs et d’une voix rêche, sèche et autoritaire.

Mon CD2 (qui est en fait le DVD1 rippé pour avoir le son) correspond au live à Paris enregistré le 25 juin 2008 . Pour ce concert, Björk se fait accompagner d’un ensemble de cuivres/choristes qui vont booster ce live d’une manière assez inédite. Brennið Þið Vitar (aucune idée de la prononciation) ouvre le bal, et on enchaine vite fait sur Earth Intruders. De même, la chanson rend très bien avec les cuivres derrières, les chœurs et tout ça. La post-production est très bien faite, puisque tout s’entend bien, il n’y a pas de souci de ce côté là. La suite arrive avec Hunter, très sauvage et très furtive en même temps, une grande réussite encore. Immature se cale là, une très belle intro où la voix de la petite Islandaise est très mise en avant, et il faut dire qu’elle assure sans soucis. Et là… Jòga. Impossible de résister à cette version cuivrée, moins rugueuse que l’originale, mais toujours aussi saccadée. Un régal auditif, un pur bijou. Pleasure Is All Mine commence, la chanson est toujours aussi douce, et spéciale, mais rend bien, sans aucun doute. La suite avec Vertebræ By Vertebræ, toujours spéciale, un peu dissonante, mais d’une grande ampleur, comme le Live à l’Olympic Studio.  Where Is The Line. Des effets à outrance, des cuivres à outrance aussi, mais quelle réussite avec le petit passage clavier au milieu, c’est très très réussi. Björk nous montre une fois de plus qu’elle a de la voix. La suite avec Who is it ?, une chanson très typique de Björk. Peu de paroles, tout dans les ressentis. Et quelle force. Une force dans la voix, dans les cuivres, la chanson extraite de Medúlla rend parfaitement en live et on passe doucement à Desired Constellation. La chanson a sa place dans le live, c’est sympa, pas vraiment de remarques à faire. Army Of Me s’annonce avec un petit son electro et embraye rapidement avec les sons agressifs, métalliques. Un rendu toujours très bon, Post a toujours donné de bonnes chansons. De même que Post, Homogenic est une vraie boîte à trésor. Bachelorette prend la suite, et emmène le public aussi loin que la voix de Björk et les orchestrations peuvent le faire. Wanderlust se joue, et Hyper-Balad se pose. Une réédition de la chanson. Portée par Björk, par le public, par les changements d’orchestration, c’est un triomphe. Sans doute la chanson qui envoie le plus de ce CD. Avant dernière chanson, Plúto. Scratches, sons électroniques, voix comme seule Björk sait le faire. Et enfin, DeclareIndependance pour finir le live. Encore une fois, c’est une véritable ovation, puisque la chanson est devenue symbolique (le Tibet encore une fois).

A la fin de cette écoute, on ressort lessivé. C’est un live d’une très grande intensité, autant porté par Björk, sa voix et sa prononciation que par les arrangements faits sur les chansons. Évidemment, certains morceaux sont meilleurs que d’autres (je pense à All Is Full Of Love (CD1), Who is It ? (CD2) ou encore Hyper-Balad et Jòga (CD2 les deux) ), mais dans l’ensemble, le tout est extraordinairement bien lié, tout est très homogène. C’est à écouter de toute urgence, à voir si possible et surtout à savourer.

Note globale : 17/20.

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