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Synopsis

Air, Eau, Terre, Feu : l’équilibre du monde bascule par une guerre sauvage engagée depuis un siècle déjà par la Nation du Feu contre les trois autres nations. Mettant au défi son courage et son aptitude au combat, Aang découvre qu’il est le nouvel Avatar, seul être capable de maîtriser les quatre éléments. Il s’allie à Katara, un Maître de l’Eau, et à son frère aîné Sokka, afin de stopper la Nation du Feu avant qu’il ne soit trop tard…

Ce que j’en ai pensé

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, ce film est une bouse. Une bouse de premier ordre d’ailleurs. Maintenant que j’ai exposé mon avis général, je vais peut-être expliquer un peu tout ça.

C’est bien simple. Ce qui frappe en premier, c’est le manque de profondeur des personnages. Les personnages sont tous survolés, aucun n’est véritablement approfondi, on ne sait pas grand-chose d’eux, et le pire, c’est qu’on ne le souhaite pas tellement le jeu des acteurs est insipide. La plupart des gens me répondront que « Dev Patel, Slumdog Millionnaire, blablabla. » Oui, certes. Mais Dev Patel est ici pitoyable de méchanceté factice. Sa première apparition à l’écran donne plus envie de rire de désespoir que d’applaudir à la performance. On dirait presque un enfant qui se déguise et qui essaye de jouer au grand. Les compagnons de l’Avatar ne sont pas plus convaincants, pas même la demoiselle, qui mériterait pourtant le contraire, et la plupart des personnages qui passent à l’écran y passent trop peu de temps. On arrive à une multitude de petits personnages comme la princesse de la Tribu de l’Eau du Pôle Nord qui est aussi insipide que tout le reste.

Ce qui marque ensuite, c’est la pauvreté du scénario. Tout commence trop vite pour s’essouffler vers le milieu et ne jamais repartir. Le soufflé a cuit trop et trop vite, résultat, il est raté. Tout manque d’intensité. Le film est consacré dans sa globalité à la Tribu de l’Eau, et heureusement, Mr. Night Shyalaman a eu la décence de ne pas nous infliger un film contenant les 4 éléments différents d’un seul coup. De bouseux, le scénario serait tombé à bouseux XXL. Toujours est-il que le scénario est et reste un scénario bouseux.

Les seuls points positifs sont les effets spéciaux et les kung fus. Les effets spéciaux sont très bien réussis et très bien desservis par une 3D littéralement hors de prix (coup de gueule PUTAIN). Les kung fus sont eux aussi très beaux. Quand les séquences kung fus à grande échelle commencent, c’est là que le film atteint presque un niveau correct. Voilà pour les points positifs.

On finit par se rendre compte que Mr. Night Shyalaman n’arrête pas de baisser dans la qualité de ses films, Phénomènes étant l’exception qui confirme la règle. Et surtout, ses personnages vont en se rajeunissant. A quand le film avec le héros spermatozoïde, je vous le demande.

Note générale : 6.5/20 #Le film est creux, il n’y a RIEN à part les séquences kung fu (soit 15% du film).

  • Réalisateur : M. Night Shyalaman
  • Scénario : Michael DiMartino, Bryan Konietzko, M. Night Shyalaman
  • Musique : James Newton Howard
  • Casting : Noah Ringer, Dev Patel, Nicola Peltz, Jackson Rathbone
  • Fiche Allociné

3 ans après Neon Bible, les Canadiens de Arcade Fire reviennent avec The Suburbs, prévu pour le 2 août 2010, chez nous, Européens de notre état.

Le ton est donné dès le début : cela sera des chansons longues. C’est ce qui frappe le plus sur cet album, la longueur des chansons et donc de l’album. Avec une moyenne d’environ 4mn30 par chanson, 16 chansons au compteur et un album de plus d’une heure, les Arcade Fire ont tablé sur la longueur. The Suburbs ouvre donc cet album éponyme avec une guitare et un piano un peu trop champêtre à mon goût, mais qui ont leur charme tout de même. La chanson se déroule petit à petit, mais au bout de 3 minutes, l’impression d’avoir fait le tour de l’histoire se fait ressentir de manière pesante. Le souci, c’est que la piste dure plus de cinq minutes. Après 2 minutes d’ennui assez profond, Ready To Start remonte le niveau de manière magistrale. L’intro, les 4 minutes de chanson avec la guitare saturée et les petits motifs au clavier convainquent sans problème. C’est une des meilleurs de cet album. Modern Man prend la suite. Plutôt sympa, la piste perd aussi rapidement de son intérêt à cause de sa longueur (4mn40, c’est pas tant que ça pourtant), puisque l’impression d’avoir fait le tour du sujet nous reprend une trentaine de secondes avant la fin. On continue de verser dans l’inutilité avec Rococo. Malgré une intro à toute épreuve, la piste est d’une nullité affligeante. C’est mou, sans relief, ça n’apporte rien. Autant les couplets peuvent possiblement remonter tout ça, autant le refrain coule la piste de manière irrémédiable.

Par contre, la piste suivante, Empty Room, est excellente. L’intro rapide au violon laisse la place à une chanson courte et rythmée, pleine de saturation et de voix. Elle relève agréablement le niveau après la plus que décevante Rococo, et sa concision lui apporte un plus qui aurait été bénéfique à l’album entier. City With No Children continue l’album avec une concision tout aussi bénéfique que la précédente. La chanson se prête volontiers à une petite pause, la voix masculine étant très bien mise en valeur, un plaisir. Retour sur les chansons un peu plus longues avec la septième de l’album, Half Light I. Première chanson sur laquelle la voix féminine est la lead vocal, un vent de fraicheur vient souffler sur cet album, jusque là plutôt masculin. Les violons emportent la chanson et la font virevolter, nous embarquant pour une sorte de transe estivale. Le final assez éthéré nous livre directement Half Light II qui nous prend complètement au dépourvu avec une intro plutôt agressive au vu de la piste précédente. Une batterie omniprésente et une basse répétitive posent une structure obsédante à laquelle s’ajoutent une voix masculine, des accords saturés et des trilles. Une piste assez remarquable.

La moitié de l’album est passée et Suburban War ouvre la deuxième. La guitare est simplement magnifique. La balade est une réussite parfaite. La voix, l’arrangement, la guitare, la musicalité des paroles. La perfection, trop courte pour une fois. Mais cette perfection ne pouvait pas durer, et Month Of May débarque. Une espèce de son un peu fuzz, un peu punk, rien de bien convainquant, surtout avec le « one, two, three, four ! » du début. On a l’impression d’assister à un délire de répète. Wasted Hours renoue avec la petite transe estivale, un peu plus pluvieuse sur ce coup. On reste au chaud chez soi, à contempler l’extérieur détrempé en se laissant bercer par cette voix parfaite et la musicalité sans limite des arrangements. Deep Blue commence sans fioritures sur une guitare acoustique et une voix. Avant qu’un piano ne se joigne au fond musical et qu’une guitare électrique pose un rythme binaire de base rapide sur le tout. La chanson est reposante, mais pourtant pleine d’énergie, de puissance.

We Used To Wait s’ouvre sur un piano vif et enlevé et sur une voix un peu moins vive. Après l’intro, le tout se pose, et s’attriste un peu, devient un peu plus pesant, comme un ciel d’orage. On sent qu’une tristesse couve. Et elle éclate dans Sparwl (Flatland) qui est la deuxième balade suicide de l’album. La perfection est encore atteinte, la lenteur de la piste distille la tristesse contenue de la piste précédente. On est sur le fil d’une lame de rasoir, tenus en haleine par la voix retenue. Avant que Sprawl II (Mountains Beyond Mountains) ne dissipe toute cette tristesse par une bouffée de joie pure, piano, batterie, voix féminine, rythme enlevé, et effets de voix sensuels. On a une suite toute trouvée pour la tristesse ambiante. Les loops très 80s des arrangements vous accrochent un sourire aux lèvres avant que la conclusion de ce long The Suburbs ne retentisse. The Suburbs (continued) est une reprise du thème original, avec une variation  de tempo qui va decrescendo qui conclu l’album sur un fondu. La boucle est bouclée, l’épanadiplose est faite.

L’album est bon, mais trop long, trop bancal. Tout cela gâche l’écoute, qui devient inattentive, assez irrégulière. Mais pourtant, de véritables chefs d’œuvres se cachent entre les pistes inutiles et les pistes trop longues, Suburban War en est le parfait exemple.

Note globale : 13/20 #album inégal, distant. Mais des chefs d’œuvres pourtant..

Pax

Toy Story 3 (2010)

Synopsis :

Les créateurs des très populaires films Toy Story ouvrent à nouveau le coffre à jouets et invitent les spectateurs à retrouver le monde délicieusement magique de Woody et Buzz au moment où Andy s’apprête à partir pour l’université. Délaissée, la plus célèbre bande de jouets se retrouve… à la crèche ! Les bambins déchaînés et leurs petits doigts capables de tout arracher sont une vraie menace pour nos amis ! Il devient urgent d’échafauder un plan pour leur échapper au plus vite. Quelques nouveaux venus vont se joindre à la Grande évasion, dont l’éternel séducteur et célibataire Ken, compagnon de Barbie, un hérisson comédien nommé Larosse, et un ours rose parfumé à la fraise appelé Lotso.

Mon avis :

Dans ce film, il y a bien évidemment 2 choses à traiter. Le film en lui-même, et l’animation. Commençons par la plus courte, l’animation.

C’est simple, l’animation est géniale. Les dessinateurs et animateurs de Pixar se sont déchainés pour nous offrir une animation toujours plus réussie dans la succession des films. On pourrait presque même dire qu’elle a atteint son maximum, puisque je n’ai pas noté de différence flagrante entre la qualité de celle de UP ! et de celle de Toy Story.

Passons au film maintenant. Le scénario est bien construit, pas véritablement de surprise inattendue, mais une construction assez bien menée, des rebondissements qui permettent de développer un peu les états d’esprits de chaque personnage. Malgré une durée peut être un peu trop importante à mon goût, le film est déroulé avec un rythme régulier et surtout, très entraînant. Le point le plus intéressant est sans doute que même avec le sujet un peu nian-nian, les scénaristes et le réalisateur ont réussi à faire un film sans mièvrerie marquée. Le tout est un peu rose bonbon par endroit, mais se laisse regarder sans problème.

Le sujet principal étant tout de même le temps qui passe, la fin de la saga ne pouvait pas se permettre d’être de mauvaise qualité et les scénaristes nous ont livré une fin à la hauteur des attentes, implacable, déchirante ou attendrissante selon les sensibilités, mais d’une perfection sans limite.

Note générale : 13/20 #Film très correct, mais qui ne va pas non plus marquer les esprits.

  • Sortie : 14 Juillet 2010
  • Réalisateur : Lee Unkrich
  • Scénariste : Michael Arndt
  • Musique : Randy Newman
  • Voix : Tom Hanks, Tim Allen, Michael Keaton
  • Fiche Allociné

En période d’apocalypse et de dépression musicale, Best Coast pointe le bout d’un album, Crazy For You. Rangé dans la catégorie du garage rock ou de la surf, Bethany Consentino et son pote Bobb Bruno sont de LA. Après une flopée d’EP assez prometteurs et décrivant un son très lo-fi, assez fuzzy, les Best Coast affichent donc enfin un album.

Le son est toujours aussi fuzzy, dans la tradition du surf rock, et les morceaux ne dépassent pas les 3 minutes, ce qui nous file une galette d’une demi-heure pour 13 pistes. L’idée est toujours la même, on est sur la plage avec nos guitares et nos amplis, et c’est parti. Tu sens tout le sable dans les amplis et dans la musique, c’est estival à souhait. Evidemment, il est assez difficile pour un groupe de se démarquer via son premier LP, et surtout, de faire un LP varié. Il faut reconnaitre que les instrus sont un peu toujours pareilles pour un auditeur inattentif, mais au final, le charme opère tout de même. Globalement, toutes les chansons finissent quand même par élever un peu le rythme, seules les structures changent. Mais dans tous les cas, les chansons sont toutes des bombes de sable, d’eau et de chaleur. La faute à la voix de Bethany qui colle à la perfection à sa musique sans doute. Les paroles sont très légères, très pop surf, ça parle de petit ami, de joie, quelque chose à te dire. Cet album est émaillé de petites perles toutes les 2 chansons environ, comme par exemple Boyfriend, Our Deal ou encore I Want You qui finit par partir en vrille maitrisée jusqu’au bout des doigts. Dans tous les cas, ça me donne envie de me caler sur la plage en Australie avec un boombox, et un sprite.

Pour conclure rapidement, c’est un bon premier album, si ce n’est un vraiment bon premier album de surf music très lo-fi. J’ai trouvé ma BO de l’été.

Note générale : 14/20 #album qui sent bon le sable et les amplis, j’attends déjà le deuxième !

Best Coast – Crazy For You
Sortie le 27 juillet 2010
Mexican Summer

M.I.A – MAYA (2010)

Mardi est un jour à marquer à l’indélébile sur vos petits calendriers Dieux du Stade/Mannequins Victoria’s Secret. Pouquoi? Parce que le nouvel album de l’excellente tornade M.I.A sort dans les bacs! He oui!! OH! JOIE! BONHEUR! Il est désormais possible de l’écouter sur deezer! Commençons la critique sans attendre!


L’album de la miss s’ouvre sur le très court “The message”, à peine plus d’une minute, durant lesquels on a des bruits de sirènes et des bribes de conversation. Une intro pas géniale si vous voulez mon avis… (et c’est gratuit!)

Puis arrive “Steppin up”, inauguré par des bruits de tronçonneuse/moto qui démarre (difficile à dire), et la voix de M.I.A, contestataire, un brin rappeuse, et un très accrocheur “M.I.A! You know who I am!” Bien sûr qu’on sait qui tu es! Encore heureux!

Arrive en suite le “pouffisant” “XXXO“. Si on oublie le reste de l’album, on pourrait croire que la miss a succombé à la force obscure, qui est de suivre la mode plutôt que de la faire. Néanmoins, je suis loin de penser que cette chanson est une gamelle. Elle est très accrocheuse, et semble parfaite en soirée! De plus, le refrain, “You want me be somebody who I’m really not” peut faire penser que M.I.A, ici, suit la mode pour mieux la critiquer.

“Teqkilla“! Ce morceau commence de façon très “daft puneske”, avec une voix d’automate qui répète “down the drink!”, accompagnée de bruits d’ordi assez énervés. Puis arrive la vraie voix de l’artiste, entraînante et catchy, sans rien perdre de son côté révolté, style “fais gaffe, il se pourrait bien que je commence une révolution!”.

Après la tempête, le calme! “Lovalot” commence assez calmement, en quasi a capella, avant que n’arrivent les percus (sûrement des maracas), qui viennent souligner la rythmique impeccable du flot verbal de la miss.

“Story to be told” commence sur le décollage d’un avion, auquel vient s’ajouter des voix tout droit venues de Bollywood, avant que n’arrive M.I.A, pour poser ses rimes incisives et, une fois de plus, contestataires, soulignées par des bruits très urbains (sirènes, motos etc.)

“It takes a muscle”! Un vrai bijou celle là! Des rythmiques reggae très “kingston représente!” sublimées par quelques petites touches d’électro en fin de refrains. Un vrai régal! En plus, cette chanson est un curieux mélange entre paperplanes, LE tube de la grande M.I.A, et… attention les yeux… I got you babe de Sonny and Cher! (Cela vient sûrement du petit côté reggae). Univers assez improbable, mais virage réussi à la perfection par la grande dame!

Ensuite arrive, sur des riffs de synthés étouffés par les beats, “It iz what it iz”. La voix de M.I.A arrive toute floutée, pour se faire de plus en plus claire et puissante. Ce titre aussi est très surprenant, puisque le rythme est si lent, et la mélodie si douce, que l’on pourrait presque en faire une slow. (Heu… la comparaison s’arrête aux sonorités. Il n’est pas encore venu, celui qui pourra rendre notre tigresse internationale niaise et “in the mood for love”)!


Après le calme, la tempête! Le tranquille “it iz what it iz” est succédé par “Born Free”. Ce morceau, dont le clip a été réalisé par Romain Gavras, n’est plus à présenter. Souvenez vous, les camps de concentration pour roux qui ont causé la polémique!Donc la chanson commence par des pleurs de bébés, auxquels succèdent des guitares aggressives façon rage against the machine, et les vocals engagés-enragés de l’artiste, ponctués par le magistral appel à la manifestation ” I was boooorn free!”, rendus encore plus aggressifs par les beats d’électro angoissants et étouffants. “Prenez vos lances-pierres, et venez me rejoindre au front!” Voilà ce que semble dire cette chanson!

Les riffs enragés façon métal sont aussi au rendez vous sur l’excellent “meds and feds”, qui vous donne une furieuse envie de vous lancer dans le plus grand head banging que vous n’ayez jamais fait. Les guitares énervées se mêlent ici à la voix, pas du tout plus calme, de M.I.A, qui clame aux et fort “I just give damn!” Ce morceau risque de faire TRES mal en live!

le côté reggae sympa d’It takes a muscle revient, à notre plus grande joie, sur “tell me why”, où la voix posée et calmée de notre femme de poigne est accompagnée par des tambours de guerre. Voilà donc un mélange assez improbable de vocals entraînants, donnant presque la patate, avec des percus dignes d’une grande riot. Un décalage efficace, qui sert à la perfection le message pacifiste et d’indépendance si cher à l’artiste.

L’album arrive déjà à sa fin, et se clôt par “Space”. Ici aussi, le morceau est inauguré par des sirènes, qui s’éteignent brusquement, pour faire place à un solo a capella de M.I.A, qui nous annonce “Gravity is my ennemi”, avant d’être rejointe par des bruits de sondes, pour mieux donner l’effet d’infiltration du QG de la NASA. Un titre très aérien, qui fait honneur à son intitulation, en évoquant les technologies aérospatiales, et en nous faisant oublier la gravité grâce à son côté planant. On ferme les yeux, et on s’imagine au cœur d’une navette spatiale.

En conclusion, on a ici un opus très novateur, et réussi! M.I.A a choisi de tenter un énorme virage, et s’en est tirée comme un chef! On a certes patienté trois ans depuis la sortie de Kala en 2007, mais l’attente valait résolument le coup! C’est donc avec une grande joie que je mets un 15,5/20 à ce chef d’œuvre!


On salue ici l’arrivée de Malou sur TRTN, qui ouvre le feu sans attendre!

Vous voulez du bon vieux rock de macho? Odeur bière et transpi, sensation road trip sur la route 66 à bord d’une harley flambant neuve? Bah prenez une taff’ de Black Rebel Motorcycle Club pardi! Le combo nous revient en cette année 2010 avec un nouvel album, Beat The Devil’s Tattoo, venant succéder à un précédent album, The effects of 333 , très décevant, puisqu’entièrement instrumental. Or, BRMC, c’est à écouter AVEC des vocals. Pourquoi? Parce que Peter Hayes et Robert Levon Been ont les voix les plus sexy du monde, et parce que le rock garage sans chant, c’est nul. Appréciation souveraine de moi-même. Point. En plus, The effects of 333 me fait plus penser à un film de science fiction qu’à du rock.

Alors. Le petit bijou se divise en 13 titres, dont la qualité est assez inégale à vrai dire. Comme à leur habitude, ils jonglent entre ballades mélancoliques, souffles rauques et sexy en diable, et hymnes testostéronés. Pas grand chose n’a changé en fait. Limite, si l’on ne compte pas la catastrophe de l’instru, les BRMC vont en se dégradant. Mais bon… les voix de Hayes et Been valent toujours le détour. Ils auraient beau chanter du Miley Cyrus, venant d’eux, j’aimerai. Passons à l’analyse morceau par morceau.

L’album ouvre avec un titre éponyme,aux fortes influences amérindiennes. C’est pas mal. Entraînant, il reste dans la tête assez facilement. Il suffit de fermer les yeux, et l’on revoit la scène du biopic sur les doors avec Val Kilmer, où Jim Morrisson et ses amis, dans la vallée de la mort, se shootent au calumet de la paix. C’est sûrement le morceau le plus innovant de l’album. Mais pas le meilleur.

Le second titre est Conscience Killer. Alors là, faites briller la carrosserie, et en route pour le Nevada! Là, on retrouve la formule magique du combo. Grosses guitares, batteries qui martèlent, vocals façon cowboy… enfin… vous voyez le genre quoi!

Passons à Bad Blood! Bon, là, on revient à la pop pour ado, du genre un peu sirupeux, mais sexy quand même. On ferme la fenêtre itunes, et on confonds avec les stereophonics. Oui oui, c’est du stereophonics tout craché! Un peu étonnant de la part du groupe de Mister Hayes  je trouve.

Et là, on revient à un son plus brutal, plus langoureux avec War Machine. Hayes se prend pour un serpent, prend une voix traaaaaaaaaîîîînaaaaaannte, toute émoustillante, langoureuse et languissante. Cette chanson est un vrai bonheur auditif! En plus, la guitare ressemble beaucoup à celle du morceau Sifting de Nirvana. J’A-DORE!

Mais l’adrénaline retombe assez vite avec Sweet Feeling, une chanson un peu trop “twilightienne” à mon goût, genre pour les chagrins d’amour de collégienne “the sweet feeling’s gone!” ah bah ça, tu l’as dit! JE RE-VEUX DU WAR MACHINE MOI!!! bon… Peter et sa bande feront peut-être mieux à la prochaine chanson…

Evol… voyons ce que ça donne… bah c’est du BRMC, aucun doute! Bonne chanson, mais pas très originale. C’est du déjà vu quoi… un riff sympa répété tout au long de la chanson, un Peter Hayes tout mélancolique qui nous dit qu’il ne ressentira plus l’amour. De quoi passer un bon moment, c’est tout.

Bon, c’est pas que je m’ennuie, mais les BRMC devraient peut-être se bouger là!! La suite! Vite! Mama Taught Me Better… Bah ça se réveille un peu! Une petite envie de s’habiller tout de cuir façon BB en chantant “je n’ai besoin de personne en Harley Davidson!” me traverse. Bon point! Ce morceau sort du lot, on le retient, on le garde de côté, parmi le bon tas.

River Styx commence très bien… guitare lancinante, voix nonchalante qui répète “will you lay me down?” bah Peter, si tu le dis comme ça, ce sera dur de te résister! Moi je te demande direct “Où? quand? comment?” Là, je retrouve mon BRMC que j’ai connu durant leur premier album. Un groupe qui t’allume et qui te fume! Un peu “red eyes and tears style” quoi! et là, je dis OUI! la banda se réveille! Et on aime ça!

The Toll. Ballade country qui fait pleurer, avec harmonica, guitare façon guimauves au coin du feu, le  genre de trucs qu’on chantait dans les jails du far west! Coolos! Mais rien de magique à mon goût.

Aya commence sur un riff de guitare façon bagarre de gangs, et la voix suave et rauque de Peter Hayes, qui nous dit qu’Aya “is a reckless lover”. Là aussi, je retrouve le groupe qui, par la voix de ses deux chanteurs, rend le mythe du joueur de flûte de Hamelin réel. Aya est enchanteresse, le genre de chansons qui te possède, qui te fais entrer en transe, voire en orgasme auditif. Aya fait souffrir Hayes, Aya fait hurler Hayes, Aya a donné du plaisir à Hayes . Là, tu te dis “Aya, c’est moi! hahahaaaaaaaa!” non. en fait, tu te dis juste qu’Aya réussit vraiment aux BRMC, et rien que pour ça, tu la mets sur un beau piédestal de cristal.

Inutile de dire que Shadow’s Keeper ne fait pas le poids face à la perle qu’est Aya. Là, on revient à la formule de base de BRMC, riffs entraînants et jolis vocals façon road trip épique. Rien de nouveau, on passe.

OH MY GOD!!! Long Way Down commence sur du piano! et a bien l’air d’être un piano voix avec batterie discrète. elle me plait bien celle-là! La voix de Robert Levon Been se fait suave, caressante, sur une jolie ballade façon piano bar. Ça change, mais j’ai envie de dire, ça lui va bien! Robert est triste et nous le dit avec émotion, et forcément, j’ai bien envie de le consoler. A la dernière minute, la guitare fait son apparition, pour mieux sublimer la mélodie du piano. Long way down est sans doute la meilleure ballade que nous ait jamais pondu le combo!

Alors… la petite dernière, Half-State! (enfin le mot “petite” est mal choisi, la chanson dure plus de dix minutes). Alors. Ca commence sur une guitare sirupeuse, une batterie assez discrète, et la voix de  Been surgit, comme un écho, assez lointaine et résonnante. Puis  Been nous dit “there’s a fire!!there’s a fire on the road!” et là, la guitare s’énerve un petit peu plus, puis un peu plus, puis un peu plus, pour devenir un riff aggressif vraiment sympa! Mais Been ne veut rien savoir, et continue son chant assez doux et lointain, tout en finesse. Cette chanson est vraiment jolie, mais bon… très répétitive. Vers la cinquième minute, je commence à m’ennuyer… C’est un peu un cycle de Kondratiev. La mélodie se répète selon un même schéma, et à intervalles réguliers. Et moi, quand j’écoute un morceau, je ne suis pas là pour faire de l’éco. Les cycles, très peu pour moi! J’attends que ça bouge. Bah j’attends toujours à la septième minute. AAAAAH!!! Ca bouge enfin!! La guitare s’énerve, et le chant change totalement, en passant de “there’s a fire” à “I’m gonna catch you, never let go”, et cette partie est vraiment plus sympa! Les deux dernières minutes sont instrumentales et énervées, c’est du lourd, du bon gros son bien garage, auquel s’ajoute, à la dernière minute, la voix de Been qui se demande “Where are they now???” avant que le morceau ne se termine sur un larcène. Voilà les loulous!!! fin de l’album! ;)

Note générale : 12/20 #Un peu décevant, mais quelques perles sauvent l’édifice.

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En cette période de désert musical, on a le dernier School Of Seven Bells (SVIIB) Disconnect From Desire qui a finalement leaké. C’est pas super compliqué, la recette est restée la même par rapport à Alpinism, et au final, le ressenti est le même, à peu de choses près. La base est très aérienne, assez éthérée, et les voix des jumelles Deheza se posent dessus. Certaines pistes sont assez plan plan comme Babelonia –malheureusement, c’est le single- ou Windstorm, mais d’autres comme Joviann accrochent l’oreille par une sorte d’alchimie sonore à base de saturation et de sons audibles parfaitement distillés. On remarque quand même une évolution vers un côté plus métallique sur certains passages, c’est sans doute ce qui frappera les puristes de SVIIB. C’est inattendu, et assez plaisant, même si en ce qui me concerne, les deux voix des jumelles me fatiguent au bout d’une dizaine de minutes.

Bilan, un album sympa, mais lassant très rapidement.

Je conseille tout de même :

  • Joviann
  • Heart Is Strange

folder.jpgEn cette période de désert musical, on a le dernier School Of Seven Bells (SVIIB) Disconect From Desire qui a finalement leaké. C’est pas super compliqué, la recette est restée la même par rapport à Alpinism, et au final, le ressenti est le même, à peu de choses près. La base est très aérienne, assez éthérée, et les voix des jumelles Deheza se posent dessus. Certaines pistes sont assez plan plan comme Babelonia –malheureusement, c’est le single- ou Windstorm, mais d’autres comme Joviann accrochent l’oreille par une sorte d’alchimie sonore à base de saturation et de sons audibles parfaitement distillés. On remarque quand même une évolution vers un côté plus métallique sur certains passages, c’est sans doute ce qui frappera les puristes de SVIIB. C’est inattendu, et assez plaisant, même si en ce qui me concerne, les deux voix des jumelles me fatiguent au bout d’une dizaine de minutes.

Bilan, un album sympa, mais lassant très rapidement.

Je conseille tout de même :

· Joviann

· Heart Is Strange

Et c’est  en cette fin du mois de mai que Uffie est sacrée Princesse de l’electro. Sex Dreams & Denim Jeans sort enfin après quelques 4 ans d’attente, sans cesse annoncé, sans cesse repoussé. En 2010, il sort enfin, et élève donc Uffie à un rang encore plus haut que celui qu’elle occupait déjà.

L’album alterne les pistes dansantes telles qu’on les connait et les pistes plus réfléchies, bien plus matures. Evidemment, certaines pistes sont déjà connues – Pop The Glock, Brand New Car, First Loveet certaines ne sont pas des surprises puisqu’elles avaient leaké ou étaient des singles promotionnels – MCs Can Kiss, ADD SUV, Illusion Of Love. Au final, c’est 8 nouvelles pistes qu’on reçoit avec cet album. Elles sont globalement excellentes. On trouve par exemple une reprise de Hong Kong Garden de Siouxie and the Banshes qui est loin d’être mauvaise, et pour être direct, je dirais même qu’elle est carrément bonnarde. D’autres comme Art Of Uff ou Our Song sont plus posées, plus réfléchies, des exemples parfaits de la nouvelle maturité de la petite MC. Elle revient sur son parcours, sur ce qu’elle en pense, une introspection. Our Song me ferait presque verse ma petite larme tellement elle est prenante. Les autres nouvelles pistes sont dans une veine peut-être un peu plus Uff-esque avec Neuneu et Ricky. Elles ne sont évidemment pas aussi prenantes que Pop The Glock ou Robot Œuf (sur la compile Ed Banger Vol.3) mais on sent la patte de l’ancienne Uff’, de celle qui passait son temps à boire. Elle est devenue plus sage, plus posée, mais toujours énergique (et boudinée dans ses combi-short sur Cobrasnake). Elle a aussi, assez étonnamment, viré Texas et 60’s. Sex Dreams & Denim Jeans commense sur une intro au vocoder sur fond de boite à rythme avant de partir sur un background texan, on verrait presque le chapeau de cow-boy, tandis que Difficult nous ramène plusieurs années en arrière avec une mélodie fraiche et un piano un peu saloon. La dernière nouvelle est donc Give It Away. Posée et pas super catchy, c’est sans doute la moins bonne de l’album. Le refrain est pourtant très entêtant et nous reste facilement.

Pour ce qui est des pistes déjà connues, il est inutile de revenir sur les grandes Pop The Glock, Brand Nex Car et First Love, par contre, il est de bon ton de s’attarder sur ADD SUV et sur Illusion Of Love. Les deux sont des featurings, la première est en duo avec Pharrell Williams (le seul l’unique) et la deuxième avec Matt Safer. ADD SUV est une piste qui envoie du très lourd, à base de vocoder, de rap et de hip hop. En ce qui concerne la deuxième, elle est bien plus chanson. Pour finir, le monument MCs Can Kiss. La piste est une machine de guerre rappée qui explose tout sur son passage grâce à une MC au mieux de sa forme sur ses rimes et son flow avant de finir sur un solo de saxo. Hallucinant.

La demoiselle a muri, en même temps, un divorce et une môme, ça vous pose une demoiselle, surtout à 23 ans. Pour un premier album, c’est d’une puissance étonnante. Le problème, c’est que ce genre d’album et de musique, ça ne se fait pas longtemps, ça reste parce qu’on est jeune. J’ai déjà peur pour le deuxième album (dans quelques huit ans hein ! Ne la pressons pas.) et tout simplement, je sais pas si elle continuera à faire de la musique.

M’enfin, tout ça mérite un beau 16/20.

Conseils :

  • Sex Dreams & Denim Jeans
  • Our Song
  • Hong Kong Garden

Uffesquement vôtre, Pax

Après Horehound en 2009, Jack White, Alison Mosshart, Dean Fertita et Jack Lawrence remettent le couvert en 2010. White aura donc bien tenu son pari de sortir le prochain album des Dead Weather moins d’un an après la sortie du premier. Cet album, annoncé en octobre 2009, ou tout du moins dans ces eaux là, sort le 10 mai 2010. C’est dire le temps qu’on eut les fans de s’interroger sur la qualité du prochain album, et sur la direction musicale qu’allait prendre le groupe. White résume tout ça en quelques mots : « it’s gonna be heavier and bluesier ». Tout était dit.

Sea Of Cowards s’ouvre sur Blue Blood Blues. La batterie qui ouvre annonce un bon morceau, rythmé et assez lourd. La guitare suit sans souci, et la voix de White arrive. Et là, désillusion, on se croirait presque dans ICut Like A Buffalo, sur Horehound. Pour autant, ce n’est pas de la mauvaise qualité, loin s’en faut. On se demande simplement si White et ses potes étaient toujours inspirés pour cet album. Hussle And Cuss prend la suite, et commence sur une intro à la batterie calme, vite rejointe par une guitare sur un riff sympatoche. Miss Mosshart finit par pointer le bout de son nez, pour embarquer le morceau assez loin avec sa voix bien particulière. Les ponts de la track sont posés à la basse, bien audible, supportée par une batterie bien Whitienne et une guitare super distordue qui continue de faire monter le son en puissance. Le final arrive juste après une montée énorme, est abrupt, parfait pour finir la chanson. Du bon son quoi. On continue sur The Difference Between Us. Premier véritable tube de cet album, le morceau est emmené par un riff magistral qui est ensuite soutenu massivement par des accords de puissance. VV arrive alors et hop, la mayonnaise prend génialement. Le refrain est simplement magique, d’une puissance presque sans limite, et la chanson continue sur sa lancée, avant de passer directement à la piste suivante, I’m Mad. Des petits accords distordus, une batterie tranquille mais bien lourde, et Alison qui scande « i’m mad… i’m mad.. HA HA ! i’m mad. HA HA ! HA HA ! » La piste a un potentiel tubesque assez fabuleux, mais pourtant, même si la chanson est très bien, le tube ne prend pas. Le fait que ça soit la même chose pendant une minute et demie y est sans doute pour quelque chose. Le fait est que le groupe se réveille parfaitement sur la fin, et on pourrait presque découper la chanson en deux parties distinctes si elle ne faisait pas déjà simplement 3 minutes 14. Le premier single de l’album, Die By The Drop, enchaine. On a un autre tube dans cet album. On retrouve le background musical super chargé, et Mosshart part direct, avec une voix plus que hautaine qui ne peut que séduire. Elle est rapidement rejointe par White, et au final, on a un tube. C’est du très très lourd.

I Can’t Hear You se fait un peu attendre, mais le petit truc à la guitare du début avec juste une batterie vaut bien cette attente. La chanson est plus posée que les autres, pas d’énervement subit, pas de départ en freestyle, mais pas de prise de risque non plus, la chanson est un peu facile à mon goût. Elle reste agréable tout de même, mais on sent qu’il lui manque quelque chose quand même. Ensuite, Gasoline ou le retour du tube. Le retour de l’énervement, du freestyle, du bordel, du gros kiffage de race qui sera parfait en live. VV hurle, la guitare couine, la batterie se colle par-dessus tout ça pour former un gros bordel sonore, mais c’est génial ! La guitare de No Horse lance la chanson, soutenue par un riff à la basse qui laisse ensuite la place à la voix de Mosshart. Le blues rock sort pas mal dans celle là, les guitares sont saturées à mort et la voix d’Alison est grillée à fond. Un mélange très bon en fin de comptes. La suite renoue avec White dans les lead vocals. La chanson, Looking At The Invisible Man, est correcte, sans trop de risques encore une fois, mais au moins, on a des White’s lead vocals. La fin est up-tempo et permet d’enchainer direct avec Jawbreaker, avant dernière piste de l’album. Elle relève un peu le niveau de la précédente avec ses couplets très saccadés de son refrain plus marqué par son riff que par sa voix. La chanson s’emballe sur la fin et s’arrête plus que sèchement sur Old Mary. Dernière de ce second album, Old Mary est parfaite. Pas de musique ou presque, si ce n’est une batterie, quelques accords de piano et quelques notes de guitare. White à la voix, la chanson est la plus posée qu’ils aient pu faire, mais c’est une des meilleures, c’est en tout cas une manière parfaite de clore cet album.

Les Dead Weather sont de retour donc. Mais on les attendait au tournant, et au final, on a bien fait. L’album est bon, c’est certain, mais les facilités ne sont pas évitées et on commence à savoir quand attendre certaines de leurs fantaisies bluesy. Toutefois, White avait raison, cet album est d’une lourdeur et d’un bluesy incroyables, le groupe a continué sur sa lancée, en approfondissant ce qu’ils avaient déjà commencé. Pourtant, faire un album de 35 minutes, pour un tel groupe, c’est inadmissible, c’est presque du foutage de gueule. N’eut été la qualité que j’aurais relégué cette galette au fin fond de ma corbeille Windows avant de la supprimer. Bilan mitigé donc.

Note globale : 13/20.

A retenir :

  • Gasoline
  • The Difference Between us
  • Old Mary
  • Die By The Drop

DIE BY THE DROP

Pax.

Nos chers petits poulains anglais reviennent 2 ans après leur tubesque Antidotes avec Total Life Forever qui sortira le 10 mais chez Transgressive. Cet album se présente sous des augures plus posées, sans doute moins accessibles mais certainement toujours aussi tubesques. Voyons ce qu’il en est de plus près.

Blue Blood inaugure Total Life Forever. On retrouve les jolies guitares, la jolie basse. La curieuse nouvelle voix de Yannis ne parait pas méchante du tout, même plutôt bien placée. La batterie prend place. Ainsi, la mécanique Foals bat son plein avec ce  refrain tout à fait entêtant. La mélodie s’installe intuitivement et laisse place à 5min de crescendo. Dès le premier morceau, on sent que leur style s’est affiné tout en gardant la précision qui les caractérise. Suit Miami, qui réjouira  les pop-ovores (comprendre, ceux qui mangent de la Pop, oui, tout à fait). Son refrain si obsédant “Would you be there/be there/be there for me?”, la met sur un piédestal. Déjà qu’en live, ce morceau m’avait impressionnée, la prod’ du disque la rend non seulement encore plus efficace mais lui donne une grâce démentielle. Total Life Forever enchaine le pas. Toujours avec une efficacité remarquable, les Foals s’imposent. La manière dont ils conçoivent leur musique a certes changé mais les Foals restent de formidables faiseurs de tube. On nous l’avait  promis, Black Gold est un superbe morceau. On regrettera seulement, au début, quelques longueurs, tres vite rattrapés par une fin magistrale. 5/11 Spanish Sahara. Je ne sais pas si il est vraiment nécessaire d’en parler. Ce morceau est une perfection, c’est tout ce dont je rêvais concernant Total Life Forever : Les rythmes sont dingues, le son est propre, l’émotion vous crève le cœur.  Je l’ai trop écouté et je l’écouterai encore beaucoup trop. 6min50, ça en devient trop court. Une beauté de la nature humaine. This Orient sort de nulle part (c’est moi où l’intro ressemble à celle de Go Do-Jonsi?) étalant ses riffs pop tapineurs. Certainement, un titre guimauve pop que l’on attendrait pas venant des Foals mais qui a toutefois son impact. Ne vous méprenez pas, This Orient a beau être facile d’accès, il génère une énergie extraordinaire(notamment en concert) et procure une incroyable sensation de flottement. Paradoxalement, c’est bien le morceau le plus étrange de toute la discographie des Foals.  Fugue est le passage entre ce que l’on pourrait considérer comme le monde connu et l’étranger. C’est étrange mais il n’y a même pas 1 jour ou deux, j’écrivais de cruelles insanités sur la suite de cet album. Puis, j’ai eu le courage de réécouter After Glow qui mine de rien à une certaine prestance. Les envolés lyriques m’énerveront toujours autant mais le tout est assez cohérent et mérite notre intérêt. Malgré un début bancal, Alabaster réussi à surgir de l’eau in extremis. Les percussions redonneront de la structure au morceau et l’amènera à terre sain et sauf. 2 trees, remonte légèrement le niveau bien que l’effet imposé aux voix soit légèrement minable. Encore une fois, ce sont les instruments qui sauveront le titre de la noyade, le surélevant même à un niveau plutôt agréable. What Remains donne à Total Life Forever une fin digne de ce que l’on pourrait espérer de mieux.

L’évolution était nécessaire. Nous pouvions même nous douter que Total Life Forever prendrait une tournure moins agressive et immédiate que son prédécesseur. Mais où est donc passé le Math-rock? Ce n’était qu’un passage de leur carrière? Ce deuxième opus offre selon moi plus un aperçu de ce que les Foals peuvent devenir, qu’une finalité. Ces perpétuelles mouvements magmatiques sont en réalité l’essence même du groupe, et, bien que j’avoue tout à fait être déçue par la fin de l’album,  je pense qu’il faut l’accepter tel qu’il est. Si les Foals avaient réussi à tenir en équilibre leur album, ils n’auraient certainement jamais avancé dans leur musique et auraient fini par splitter ou faire des albums, qui auraient peut-être parus efficaces au début, mais que tout le monde aurait fini par oublier. En conclusion, je suis plutôt fière de ces petits poulains. Plus les années passent, plus leur existence tend à une place au panthéon des groupes indés du 21e siècle.

Axeley

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