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Rihanna – Rated R (2009)

14 novembre 2009

Tant attendu, et enfin écoutable. Voilà un album dont la genèse, sans être réellement inhabituelle, sort un peu de l’ordinaire. Rihanna est entrée en studio après son agression par Chris Brown qui avait fait le tour de la planète dans tous les tabloids et tous les sites people possibles. Cet album est donc censé être une thérapie.

Fait en collaboration avec plein de monde dont Slash, Justin Timberlake ou encore Will.i.am des Black Eyed Peas (du fait de Rihanna ou de Def Jam, la maison de disques?), cet album est d’une inégalité frappante. La plupart des titres de cet album, Rated R, n’ont ni été écrits ni composés par Rihanna, la jeune demoiselle se bornant à chanter, sauf certains titres sur lesquels elle a véritablement collaborés. Et il est évident que ces titres sont meilleurs que le reste de l’album…

Mad House ouvre l’album. Intro de 1.34, elle se tient, mais est quand même bizarre, très théâtrale. Une voix nous accueille puis Rihanna prend le relais avant que quelque chose de véritablement consistant prenne le relais. Wait Your Turn le prend, et là, l’album est vraiment lancé. Le son a fait toute la promo de l’album, c’est up-tempo, c’est bien. Le son n’est pas aussi prévisible qu’on pourrait le croire – surtout le refrain, et c’est sans doute ça qui fait son attrait. Hard (troisième single) prend la suite et continue sur la lancée de Wait Your Turn. Une Rihanna en forme, limite hautaine dans ses paroles et dans son ton qui en impose, et Young Jeezy la complète parfaitement comme rappeur US. Grosse mention pour le pont de la chanson qui est juste génial. On enchaine avec Stupid In Love qui calme le jeu et qui revient aux racines RnB de Rihanna. Le thème abordé, pas la peine de l’expliquer, la chanson est surtout une balade, au piano-voix-batterie. Les influences RnB sont peut être trop importantes pour moi, mais pour une fois, Rihanna ne fait pas trop appel à ses choeurs. On redécouvre encore une fois sa voix, qui est tout de même loin d’être laide. Rockstar 101 arrive. Et là, il faut quand même noter les noms apposés à cette chanson. Rihanna y a contribué, de même que… SLASH ! Et oui, Slash, ex Guns, a apporté sa guitare sur la chanson. Et il joue bien, normal me direz-vous, même si à mon avis, la guitare n’est pas assez mise en avant, elle sert juste de fond sonore. Rihanna est pleine de vie dessus, ça fait assez plaisir, même si la chanson ne me convainc pas non plus complètement. C’est… incomplet je trouve. Le calme revient avec Russian Roulette, le premier single de l’album, lancé avant Wait Your Turn. Balade co-écrite par Ne-Yo et Rihanna, c’est une splendeur. La chanson est dune grande intensité, malgré sa douceur apparente. Le texte, signé par Robyn principalement, est très beau, et aborde le thème du suicide par la métaphore de la roulette russe. J’aime énormément la chanson. Passer après quelque chose d’aussi réussi est difficile, mais Fire Bomb s’en sort honorablement. Chanson atrocement commerciale, avec une mélodie facile, mais qui rend. Le piano derrière et la voix de Rihanna - encore une fois – emportent la chanson assez loin, et se font épauler par une guitare saturée sur les refrains.

La chanson suivante est de Ester Dean, qui est aussi l’auteur de plusieurs gros tubes américains. Rude Boy est très hip hop, electro. Elle est rapide au niveau des paroles, et sera sans doute une bonne base de remix. L’electro poussive de ce tube ne convainc pas totalement, mais il est tout de même sympa à écouter. Et là, un des meilleurs morceaux de cet album prend la suite. Photographs, en featuring avec Will.i.am est vraiment réussie. La chanson en elle même est douce, et les deux voix se complètent à merveille sur un thème musical un peu mélancolique. On se rend compte aussi que Rihanna a muri vocalement puisque ses aigües sont bien meilleurs. Will.i.am apporte bien du Black Eyed Peas là dedans, c’est très bien! G4L arrive ensuite, très guimauve. C’est niais, gluant, c’est un VRAI soap. A jeter sans discuter, surtout que les paroles ne volent pas haut, c’est à propos de flingues, de gangsters etc. Niaiserie commerciale complète qui semble coller à Fast & Furious. Te Amo avait leaké au début 2009, elle aborde l’homosexualité par le biais d’une fille à qui sa meilleure amie avoue ses sentiments. Le sujet n’est pas si mal traitée, la chanson est mignonne mais finit par lasser un peu… Cold Case Love se pointe. Justin Timberlake apporte sa pierre à l’édifice. La chanson est clairement en deux parties, une assez calme, tout du moins sans basses assommantes. Et la deuxième AVEC basses assommantes. La première est sympa, la mélodie est belle, Rihanna expose encore sa voix, pas grand chose à dire, même si c’est vraiment sur-produit. Mais la deuxième partie avec un solo, des basses assommantes etc, je dis NON. C’est du fake Timbaland, Justin, casse toi d’là. Et pour clôturer l’album, on a – comme son nom l’indique, merci Riri pour l’inspiration – une dernière chanson : The Last SongRihanna cache sa voix derrière des chœurs, utilise une fois encore un piano, et répète à qui veut l’entendre qu’il s’agit de la “last song“. C’est une mauvaise fin je trouve.

L’album est très hétérogène du point de vue du niveau. Rihanna approche du style qui lui ira bien, elle continue une évolution constante depuis ses débuts. L’album fait une grande place à la voix de la Barbadienne, et est plein de piano et de guitare. L’évolution par rapport à Good Girl Gone Bad est certaine même si elle n’est pas aussi marquée qu’on pourrait le souhaiter, et Rihanna semble encore assez loin de l’album de la maturité, même si elle s’en approche un peu plus à chaque disque. Sur celui ci, le côté sombre et déchiré de Robyn a pris le dessus et nous aura tout de même livré plusieurs pistes intéressantes.

Note générale : 13.5/20 #Album trop inégal pour mériter plus.

Incontournables :

  • Russian Roulette
  • Wait Your Turn
  • Hard
  • Photographs

Russian Roulette

Wait Your Turn

Jal’

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Within Temptation – An Acoustic Night At The Theater (2009)

31 octobre 2009

Les Hollandais utilisent leur capacité à faire de belles acoustiques pour nous faire patienter en attendant le nouvel album en 2010/2011. Alors ils sortent An Acoustic Night At The Theater, résultat de la tournée acoustique faite dans les théatres aux Pays Bas. On retrouve donc onze chansons, plus le single de cet album, Utopia, fait en featuring avec Chris Jones.

L’ambiance qui se dégage de l’album est une ambiance très zen, très calme, quoi de plus étonnant ? On redécouvre la plupart des chansons, comme Stand My Ground, qui de chanson assez énergique devient presque une petite balade. Certaines chanson restent fondamentalement les mêmes, et d’autres ne sont pas si inédites que ça puisque on a pu les entendre par ci par là, au gré des bonus et des rééditions des albums précédents… On remarquera quand même que sur onze chansons, on en trouve quatre du dernier album, The Heart of Everything. Toujours est-il que Caged (et quelle version ! Superbe !), Pale ou encore Frozen font partie du tracklisting.

Au niveau des prestations, on ne peut pas dire grand chose. C’est irréprochable, c’est exécuté de main de maître, on pourrait peut être même se demander si il n’y a pas eu un ré-enregistrement des voix, quoique… C’est très bien fait, voilà tout ce que l’on peut dire.

Par contre, abordons maintenant le côté “reproches”. On peut être déçu du fait que, au vu des teasers VIDEO, cet album ne soit qu’un album et non pas un DVD comme le Black Symphony… Car oui, cela avait l’air vraiment très intimiste, très très réussi… Et pour finir, on peut encore regretter que cet album surfe encore sur The Heart if Everything… Un album, plus des bonus sur les singles, plus un live SYMPHONIQUE plus un live acoustique, ça commence à faire beaucoup, maintenant, on abandonne le filon là.

Note générale : 14/20 #On commence à se lasser quand même… Et les versions ne sont plus si inédites… Un bon moment de détente en tout cas.

Within Temptation – Caged (acoustic version)

Within Temptation – Somewhere (ft. Anneke van Giersbergen; acoustic version)

Jal’

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Marina & the Diamonds – The Crown Jewels EP (2009)

25 octobre 2009

La jeune (et jolie – non pas de pub sur ce blog, ça serait mal !) Marina définit son groupe comme tel : “I am Marina, and you, public, are the diamonds. We are Marina & the Diamonds.” Voilà une belle parole ! Trève de blabla, Marina et ses musiciens sont programmés au festival des Irockuptibles, le dimanche 8 novembre au soir à la Cigale. Pour vous pousser à aller la voir, je vais décortiquer un coup l’EP que la miss nous sort dans un peu moins d’un mois.

The Crown Jewels (référence à la Couronne d’Angleterre) se compose de 4 titres. Il est incorrect de dire que la demoiselle est dotée de génie, mais il est indéniable qu’elle est très talentueuse. Cela n’est pas à prouver, puisque d’un clavier et d’une basse principalement, elle arrive à faire des airs qui rentre dans la tête sans en ressortir… I Am Not A Robot en est un bon exemple, la chanson est rythmée, et portée par la jolie voix de Marina. Et la mélodie vous rentre dans la tête. Bingo, un point pour la formation de l’Anglaise. Seventeen prend la suite et confirme cette propension à obséder les cerveaux puisque l’intro, simple à en crever, vous hantera un certain temps, avant que le refrain prenne sa place, en fait. La ligne The rise of a King, and the fall of a Queen surtout, vous trottera longtemps, très longtemps dans la tête. Simplify s’annonce autrement sur une petite intro fredonnée et une fois de plus, la mélodie gentillette et sucrée nous harcèle. Même si cette mélodie nous rentre moins dans la tête. La chanson est un peu plus plate que les autres, elle se démarque moins. Et la fin de l’EP est faite d’un remix de la première chanson par Starsmith 24 Carrat. Remix très réussi qui donne à la chanson une dimension un peu plus electro qui lui convient aussi très bien par ailleurs…

La pop de la demoiselle est très rafraichissante, de la pop sucrée, dans le registre de Sliimy peut être, mais à 1000 lieues de ce (cher) Français. Oui, les Anglais semblent bien être les dieux de la pop. Niveaux influences, bien que Marina ne se réclame de personne, on peut tout de même sentir une grosse pointe, une très grosse pointe de Kate Bush dans sa musique, ainsi qu’un soupçon de Björk… Oui, mademoiselle Marina se permet de placer ses envolées assez magistrales sur de la musique inspirée de maîtres du genre.

Il faut aussi noter pour ceux qui ont aimé que Marina a une bonne dizaine d’autres tubes à son actif, tous sortis hors albums/EP/autre, donc Obsessions, une ballade superbe sur le thème des obsessions féminines, à cause de mauvais choix. Et ce morceau est un véritable bijou, c’est – à mon avis – le meilleur de Marina à ce jour.

Résultat : 7/10.

I AM NOT A ROBOT

OBSESSIONS

Jal’

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PS22 Chorus

16 octobre 2009

Pas d’album, pas de film, mais une chorale. Ouais, un peu de changement, ça ne fait pas de mal. Une chorale d’enfants d’une dizaine d’années plus précisément. Mais cette chorale, la PS22 Chorus, est assez particulière. Au lieu de se cantonner à des chants choraux, elle innove complètement et se lance dans des tubes tels que Viva La Vida de Coldplay, du Passion Pit, ou encore Run This Town de Jay-Z & Rihanna. Le résultat est simplement époustouflant. Les  chansons prennent un tout autre aspect avec le chant à plusieurs, les mélodies sont un peu arrangées, c’est fabuleux.

J’ai aussi beaucoup aimé la fraicheur des mômes. Pas de chichis comme les Petits Chanteurs à la Croix de Bois, pas de discipline, c’est sans fioriture, les mômes sont tels qu’ils sont. Ils bougent pendant qu’ils chantent, le type qui les encadre irradie de bonheur, il s’éclate à jouer son piano pendant que les gosses s’éclatent vraiment à chanter leur son.

J’ai vraiment l’impression que cette chorale est à part, c’est un truc sans chichis, c’est éclatant de joie en fait. Et c’est ça qui m’a conquis moi.

Blog de la chorale : www.ps22chorus.blogspot.com

Chaine Youtube : agreggofsociety

RUN THIS TOWN

JOGA

Jal’

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Epica – Design Your Universe (2009)

11 octobre 2009

Les Hollandais reviennent pour un quatrième opus, annoncé comme encore plus mûr, encore plus maitrisé, encore plus grand. Design Your Universe succède à The Divine Conspiracy, deux ans après. Le line-up est un peu différent, le batteur a changé pour un grand pro du death et le guitariste a tiré sa révérence et a été remplacé par un autre bonhomme tout aussi talentueux.

Cet album est ambitieux et tout aussi complexe que The Divine Conspiracy. Le ton est donné dès le départ, à savoir : encore plus orchestral et encore plus puissant. Cela étant dit, allons-y pour le décorticage.

Samadhi (“établissement dans l’éveil” en hindou) ouvre l’album. La piste confirme la supériorité écrasante du groupe de Mark Jansen en ce qui concerne les intros orchestrales. Cette intro est incroyablement puissante et profonde. Deux voix se donnent une pseudo réplique, c’est très typé BO, ça ouvre l’album de façon assez imposante. Resign to Surrender enchaîne directement, sans pause. Et Epica prend véritablement le dessus. Les chœurs, les grunts, la voix de Simone poussée dans les aigus, la guitare ultra saturée… Les passages agités et les passages calmes alternent sans cassure et la chanson est très bien produite. Resign To Surrender contraste beaucoup avec Samadhi mais c’est ça qui est intéressant. Deux facettes l’une après l’autre, et surtout, le retour véritable de Epica.  Ce retour se confirme avec une chanson un peu plus facile d’accès, à savoir le single Unleashed. La chanson est bien, assez simple d’accès, mais reflète tout de même bien le nouveau Epica. Plus orchestral et plus de chœurs, puisque le début n’est fait que de ça. La batterie plus orientée death interpelle au début, mais s’intègre finalement très bien dans la chanson. Et encore une fois, les passages agités alternent avec un peu de calme sans problème.

Martyr Of The Free World s’annonce ensuite. Le ton est donné dès le début. La chanson sera violente, agitée et cruelle. La guitare te déchire les oreilles, la batterie appuie tout ça. Ça devient martial avec une guitare bien métallique et une batterie encore plus marquée. Et la voix de Simone qui en joue avec la plus grande des virtuosité. On sent une sorte de vice dans cette voix, qui colle très bien à la piste. Et le refrain s’annonce sur “…and the martyr… Of the FREE WORLD !” chanté par Simone qui est secondée par les grunts et parle chœur masculin. La chanson est complexe, véritablement. Mark et cie nous ont ficelé là un bijou de symphonic metal avec un solo d’une difficulté assez inouïe. Le CD nous propose ensuite Our Destiny. Le calme du début contraste avec les envolées lyriques des pré-refrains et des refrains. La voix de Simone revient à ses racines opéra avec quelques grunts pour la seconder. Le refrain et les couplets sont très différents, mais l’alchimie se fait et tout fonctionne pour nous donner sans doute aucun une des meilleures chansons de cet album, avec sa mélodie compliquée et ses différences de style internes (un début plutôt calme, des refrains qui prennent de l’ampleur, et l’apogée de la chanson vers les 4.00 où Simone et un chœur entier se mettent ensemble.).

On passe sur Kingdom of Heaven. 13 minutes de musique. A l’introduction arabisante et éthérée succède un couplet dont la descente de guitare, saccadée et technique à souhait, s’avère d’une efficacité redoutable. Mais plus on avance dans le morceau, plus la structure de celui-ci nous déboussole jusqu’à devenir inextricable. Jamais Epica n’a été aussi complexe, allant jusqu’à proposer un break progressif voire expérimental et qui pourtant s’intègre très bien à l’ensemble. On restera sans doute surpris, interloqués voire même complètement sceptiques, mais on finira par comprendre et se rendre compte de l’ambition et du génie de ce pavé musical. Epica nous confie ensuite un interlude, de la même manière que sur la Divine Conspiracy. The Price Of Freedom est pourtant très très déroutant. Des extraits de discours de Martin Luther King, de Malcom X et autres grands leaders sont posés par dessus des parasites sonores et un clavier très sombre, très angoissant. L’intermède s’étoffe un peu avec quelques petites poussées orchestrales et finit par monter en flèche et passer à Burn To A Cinder, avec des grosses guitares saturées et des mélodies orientales. Simone se débrouille très bien, accompagnée par les guitares et le chœur. On ressent les influence de l’ancien Epica, elles sont assez marquées même si elles restent discrètes et plutôt écrasées par le pas de géant fait vers l’avant par Epica.

La seule balade de l’album prend la suite, Tides Of Time. Elle est un peu dans la carrure de Solitary Ground, très douce, et peut être un peu trop sucrée. Elle serait presque trop balade, et presque hors de ce qu’on pourrait attendre d’Epica… Elle surprend beaucoup, mais elle permet à Simone d’exploiter pleinement ses techniques d’opéra. Le milieu de la piste est chanté à une hauteur rarement atteinte par Simone et la fin commence à se remuer un peu. Le mou du genou du début est oublié et Epica se ressent véritablement dans cette piste, enfin. Deconstruct innove avec une intro presque joyeuse à laquelle succède un couplet rythmé, et une chanson assez facile d’accès. Le riff est efficace, le chant est accrocheur, les grunts sont parfaitement intégrés, c’est accessible, et surtout imparable. Encore une chanson réussie à mettre au palmarès de la formation hollandaise. Semblance Of Liberty commence violemment, avec un riff agressif, et des grunts tout aussi agressifs, le tout sur fond de petit clavier lancinant. La chanson est très complète, beaucoup de grunts, un rire diabolique en plein milieu, des riffs et des solos chiadés et surtout, une fin en crescendo, la piste se fini sur un véritable martèlement de guitare et de batterie, c’est encore une réussite.

On arrive à l’avant dernière chanson de l’album, White Waters, en duo avec Toni Kakko de Sonata Arctica. Intro calme à la guitare avec quelques petites poussées de chant par Simone, discrètes et éthérées. Un instrument à vent prend la suite, c’est toujours aussi calme, et reposé, avec cette fois, un peu plus de voix de Simone. Et le chant véritable arrive enfin avec Toni. Sa voix s’accorde à celle de Simone aussi bien que celle de Roy Khan de Khamelot (Trois Vierges sur Consign To Oblivion, ou The Haunting sur  The Black Halo par Khamelot) et la chanson est une petite perle. Elle est calme est imposante. Et enfin, vient la clôture de l’album. Le voyage à travers notre univers à construire touche à sa fin, avec Design Your Universe. Le title song est très correct, parvient même à nous surprendre. Simone et Mark alternent encore une fois leurs lignes de chant, et malgré une longueur honorable, mais point trop, la chanson peine un peu à convaincre. On en ressort heureux, mais pas que. Il nous manque un petit quelque chose.

Cet album est une suite très honorable aux trois premiers albums. Et cet album est véritablement celui de la consécration. Le style d’Epica a fait un pas en avant, un pas de géant. A l’opposée de groupes comme Within Temptation qui utilisent la guitare pour soutenir les orchestrations, la formation néerlandaise utilise les guitare comme des instruments à part entière. Cet album en note justement l’avènement avec une quantité de riffs et de solos incroyables, et tous meilleurs les uns que les autres. Quant aux voix, il n’y a rien à redire. Simone a encore acquis en maturité et en maîtrise de sa voix, Mark est plus présent, c’est un pur bonheur. Enfin, les paroles sont encore des paroles qui signifient quelque chose. Epica reste fidèle à lui même avec cette habitude de dédier ses albums à quelque chose. Cette fois ci, cet album est dédié à notre capacité à construire nous même notre vie, à en décider les tenants et aboutissants. Les paroles abordent plusieurs thèmes, dont la manipulation des opinions.

Note Générale : 19/20. #L’album de la maturité & de la consécration. Une évolution indéniable, une maitrise presque parfaite, une force de conviction fabuleuse.

Unleashed

Jal’

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Epica – Unleashed; Within Temptation (ft. Chris Jones) – Utopia

29 septembre 2009

On est presque en Octobre, alors les albums de Epica (Design Your Universe16 Octobre) et de Within Temptation (An Ascoutic Night At The Theater - 23 Octobre) doivent bien avoir un minimum de promotion. Alors pour Epica, on sort le single Unleashed assorti d’un clip, et pour Within Temptation, on sort Utopia, en featuring avec Chris Jones, assorti d’un clip, bien évidemment.

Epica – Unleashed

Le message est clair, Epica a grandi. L’orchestration est encore plus imposante que sur leur album précédent, The Divine Conspiracy, les techniques sont plus matures, la voix de Simone est meilleure, que du bon. L’entrée en matière directe avec les chœurs montre bien la volonté du groupe de passer aussi sur du grandiose, en utilisant tout ce qui peur être mis à leur disposition. On sent l’influence des deux nouveaux membres du groupe, un batteur orienté death et un guitariste, dans la “violence” de la compo.

Le clip en lui même est commun aux autres, à savoir une histoire mise en parallèle avec le groupe. Cette fois, l’histoire est bien compliquée, je n’y ai rien compris. Mais le clip en lui même est bien réalisé, et esthétiquement très bien.

Ce single, avec clip, succède donc à Never Enough, plutôt commerciale. Ce titre reste du Epica, de bon niveau, avec quand même les concessions dues au single, à savoir aucun grunt, et une compo musicalement plutôt soft. Du bon single tout de même, qui augure un bon album aussi !

A savoir : Epica en concert à l’Elysée Montmartre en Novembre, les 20 & 21.


Within Temptation – Utopia (ft. Chris Jones)

Malgré mon enthousiasme, je reste sceptique. Oui, le single est très différent du Within Temptation que je connaissais. Même si leur dernier album , The Heart Of Everything, avait amorcé un tournant stylistique, là, je trouve que ce tournant est bien trop consommé. La guitare saturée est presque absente, l’orchestre est inexistant, tout cela se tourne trop vers la pop je trouve. Le single est bien, mais ce n’est PAS du Within Temptation selon moi, la voix de Sharon mise à part, et peut être les thèmes des paroles. Je sais bien que ce single annonce An Acoustic Night At the Theater et que donc, il est censé être plus acoustique, je reste sur la défensive.

Scepticisme, donc, mais quand même, le single est correct. Mais commercial ! Enfin, Sharon et Chris Jones se sont trouvés sur le CD de Armin van Buuren, qui n’est pas le Grand Prêtre de la musique non commerciale… A voir donc.

Jal’

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Kings Of Convenience – Declaration Of Dependance (2009)

24 septembre 2009

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Très chers lecteurs, je vous présente le tant attendu troisième album des Kings Of Convenience. Il est néanmoins difficile à croire qu’il y en ai eu si peu depuis la création du groupe en 1999 -premier album 2001-, alors que d’autres en sont déjà à leur 6eme. Mais ce qu’il faut savoir c’est que KoC est avant tout la réunion de deux artistes indépendants l’un de l’autre et pourtant si complémentaire qu’il est difficile d’oublier, même à travers leur projet solo(WBA et Kommode), leur symbiose totale. Ainsi, Erlend Øye et Eirik Glambek Bøe reprennent leur activité commune 5 ans après le sublime Riot on an Empty Street. Toujours aussi efficace Declaration Of Dependance, se dévoile sans obstacle, nous laisse le temps d’observer, d’écouter les subtilités à notre rythme sans jamais nous brusquer. Prendre son temps, savourer, sentir les vibrations des voix, des guitares, ou encore,  des violons presque Sakamotoien,  telle est l’essence des Kings Of Convenience. A quoi bon se presser alors que tout peut être si beau quand on prend le temps d’observer? Declaration Of Dependance est lent, certes, mais ce n’est pas cela qui le résume le mieux car c’est avant tout l’harmonie des rythmes tantôt enjoués tantôt mélancoliques qui font de cet album un objet précieux, une pièce unique de sa collection.La simple pochette , nous laisse rêveur. Bien sur, ils n’ont pas réinventés la musique, bien sur, vous avez du déjà entendre ce son quelques part là, mais n’est-il pas la façon dont on le travaille qui mérite notre attention? Je vous le dis, Kings Of Convenience est un grand groupe et ce dernier album ne fait que nous l’affirmer. Entre titres fars (Mrs. Cold, Boat Behind) et ballades enchanteresses (Scars On Land,24-25), l’alchimie est parfaite. Les voix s’accordent toujours avec une perfection remarquable, provocant une rafale de frisson dévastatrice. A l’instar des deux précédents albums, certaines chansons ne marqueront pas mais d’autres resteront gravées à vie. Ainsi les Kings Of Convenience continuent leur route, à leur rythme, à leur manière. Une déclaration de dépendance pas vraiment ; ca serait même le contraire.

Note générale : 15/20 # L’album est sublime mais peut-être manque-t-il encore quelques hymnes pour me faire fondre totalement.


    Boat Behind

Axeley

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Secondstar

23 septembre 2009

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Voici Secondstar alias Liam Carey. C’est à l’occasion de la sortie de son nouvel EP “Teeth” (téléchargeable gratuitement sur son site-voir plus bas-) que j’ai eu l’occasion de découvrir ce jeune artiste très prometteur. Je pourrais longuement vous en parlez mais Liam Carey le fait bien mieux que moi, et voici ses mots :

‘Teeth’ spent a long time in my head before it came around. i lived and worked in paris for a year while writing and recording most of this EP/album (as well as a follow-up soon to be released) – it was crazy amazing. i grew up with a french mom, so i’d spend my summers with family in france. it’s a weird feeling to have a foot in more than one world – like you never really belong anywhere. so spending a year in paris was gratifying as a way to zip up different parts of myself. I guess this EP ‘Teeth’ is kind of a bridge from an older time of more tragic songs, to today, with more pop-influenced songs.


[♥♥♥♥♥] SecondstarTeeth

“Teeth” est un voyage unique. La voix est extraordinaire, les mélodies délicates et dangereusement efficaces. Il entame sa traversée grâce “Ravens” qui, à travers ces img046claquement de mains, glisse sa douce mélodies et ses chœurs vibrants . La voix de Liam Carrey qui, en apparence parait délicate, sur le fil, se révèle d’une puissance insoupçonnable. On est surpris, presque ému, on se met en confiance et se laisse emporter plus loin avec “Kites & Arrows“. Les sifflements et les élans de voix à la Vedder sont cruellement entêtants. Les paroles sont posées, réfléchis et s’accordent à merveille avec une mélodie pire qu’addictive. “I was not made for this world, but I was made for you“. On se replonge en mer avec l’aérien(ou aquatique..) “Tied To The Mast“. L’immersion est total, le rythme est lent, la voix planant et l’on ne parle plus de ces chœurs merveilleux qui vous refile des frissons aussi sec. “Pieces” se révèle être une petite merveille. Toujours aussi facile d’accès, “Teeth” ne se dévoile qu’à partir du 4eme morceau, nous faisant réalisé que Secondstar, c’est bien plus que de jolies mélodies, il y a quelque chose derrière, quelque chose d’inexplicable. Pieces s’achève, alors que l’on à peine entre-entendu, et c’est “Great Machine” qui prend la relève et qui ,par ailleurs, clôture en beauté “Teeth”. Un excellent Ep donc, qu’on retiendra bien au chaud dans un coin privilégié de notre discothèque, car, on entendra parler de ce jeune homme dans les mois à venir, je peux vous l’assurer, que ce soit tenu pour dis!

Site ou

Myspace

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Non ma fille, tu n’iras pas danser. (2009)

21 septembre 2009

Christophe Honoré présente son dernier film, Non ma fille, tu n’iras pas danser. J’ai eu envie d’aller le voir en revenant d’Angers cet été, lorsque j’ai lu dans TGV Magazine une interview de Chiara Mastroianni, l’actrice principale. Le résultat est déroutant.

Synopsis :

Depuis qu’elle s’est séparée de Nigel, Léna traverse la vie comme elle peut avec ses deux enfants. Elle triomphe avec vaillance des obstacles semés sur leur route. Mais il lui reste à affronter le pire : l’implacable bonté de sa famille qui a décidé de faire son bonheur.

Mon avis :

C’est un film déroutant, comme je l’ai dit. il est d’un réalisme criant, tout vous hurle à la tête : “ça pourrait être toi !!” Et c’est sans doute ça qui vous prend à la gorge et qui vous colle à votre siège. D’assister comme cela à la déchéance d’une famille et plus particulièrement d’une femme, on se sent mal. Très voyeurs, très hypocrites. On regarde ça comme ça, sans vraiment se sentir concernés, même si on est collé au siège. Du haut de mes 18 ans, et en pleine pseudo crise, j’ai eu l’impression de me voir avec incertitudes, mes coups de sang et mes problèmes, mais transposé à la trentaine. Coucher avec quelqu’un de plus jeune, avoir peur des responsabilités, ne plus supporter les parents, et surtout, être perdu.

Ce film est un véritable crescendo où tout est réglé au millimètre près, depuis la scène d’ouverture à la gare Montparnasse où Léna perd son enfant dans le hall de gare à la fin véritablement violente. C’est un vrai film de Christophe Honoré qui reste assez incompréhensible, du point de vue du titre surtout. Pourquoi ce titre là ? Léna ne se laisse pas dominer par sa mère et Augustine non plus… Le rapport reste assez mystérieux. Mais on comprend qu’il introduit la trame de fond du film. La famille. C’est en fait, peut être, le véritable thème du film. la famille qui se veut aimante et qui cherche à donner le bonheur. Mais au final, qui étouffe, qui agresse et qui pousse à des extrémités regrettables.

Je ne vais pas plus épiloguer dessus, puisque le film est plutôt censé se voir que se raconter, celui là surtout. Je vous conseille d’aller le voir, mais seul de préférence. C’est trop intime pour être partagé directement après le film.

Note générale : 16/20. #Beau film avec une esthétique toute rustique qui colle au sujet.

  • Réalisateur : Christophe Honoré
  • Scénario : Christophe Honoré, Geneviève Brisac
  • Casting : Chiara Mastroianni, Marina Foïs, Marie Christine Barrault…
  • Fiche Allociné : Non Ma Fille…

Jal’

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Telepathe – Dance Mother (2009)

20 septembre 2009

Telepathe, ou le groupe discret de 2009. Des singles, des clips, un album, mais un succès plus que restreint, sauf dans certaines sphères de la hype. C’est bien triste, il faut dire, puisque Dance Mother est un très bon album qui regorge d’influences intéressantes. 9 pistes martiales, très caractérielles, qui s’imposent sans vraiment faire de concessions.

Les pistes sont pourtant assez longues, une moyenne de 5 minutes, mais défilent sans qu’on y fasse vraiment attention tant l’album reste uni, malgré de grandes disparités entre les morceaux. C’est une sorte de porte d’entrée sur un univers sombre avec de grandes touches de couleurs très rares qui jalonnent une sorte de chemin dans les chansons. Il suffit juste de se laisser porter et d’écouter tout ce que Telepathe nous raconte.

Les pistes sont très caractérielles, elles sont inédites en fait. Malgré la masse musicale existant, je n’avais jamais entendu quelque chose ressemblant de près ou de loin à Telepathe. Toutes les basses sont très marquées mais le tout reste très aérien le plus souvent comme sur Drugged avec quand même quelques pistes très telluriques comme Lights Go Down. Les titres s’enchaînent sans réel arrêt et nous entraînent bien dans le voyage intérieur décrit au-dessus. Toutes les paroles relèvent d’une écriture automatique, presque instinctive, comme des bouts de conscience passés sur le papier.

L’album reste pourtant très uni, malgré les grandes différences de chansons puisqu’elles ne se ressembles pas vraiment, Devil’s Trident étant sans doute une des plus réussie.. Le tout est très mécanique, et le duo des deux jeunes filles rend très bien sur scène selon plusieurs magazines comme les Inrocks ou encore le NME. Il fait d’ailleurs noter que ce sont leurs perfs scéniques qui ont propulsé les deux nanas sur le devant de la scène.

Note générale : 17/20. #L’album est vraiment une bête musicale. il nous emmène là où il veut, comme il le veut. Il est réussi en somme.

Myspace : myspace.com/telepathe

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Jal