Archives pour août 2008

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Damien Saez – Paris (2008)

23 août 2008

Le prodige français revient enfin après de nombreuses années d’absence et trois scènes au Trabendo. Trois scènes pleines à craquer. Pour quelle raison ? La simple virtuosité de Saez ? Nan. Les nombreuses rumeurs concernant son prochain album l’ont bien servi. On entendait parler d’un double ou triple album. En français et en anglais. Qu’en est-il finalement ? Il s’agit finalement d’un triple album, complètement acoustique, en français. Paris, Varsovie, L’Alhambra. Il sort en Avril 2008, en deux éditions distinctes : Paris tout seul, ou le triple album. Pour ma part, j’ai fait l’acquisition de Paris uniquement, donc cet article va traiter exclusivement de l’album simple.

Lorsqu’on achète l’album, on se trouve face à la tête de Saez, coiffé d’un chapeau. Pochette simple, s’il en est. La tête de Saez, le nom de l’album en haut à droite et c’est fait. Mais cette simplicité est le reflet fidèle de celle de l’album. Un album simple dans les instruments. On trouve dix chansons, pour une durée totale d’un peu moins de quarante minutes. Les chansons sont les suivantes :

Jeunesse, Lève-toi
S’en Aller
On A Pas La Thune
Alice
Le Cavalier Sans Tête
Putains, Vous M’Aurez Plus
Des Marées d’Ecume
Intro
Toi, Tu Dis Que T’Es Bien Sans Moi
Kasia

Première chanson, premier single. Une fois n’est pas coutume. On ouvre donc l’album sur Jeunesse, Lève-toi, le premier single, qui a été mis en téléchargement libre ET légal sur un site créé uniquement dans ce but. Une ligne de guitare simple mais répétitive qui vous reste dans la tête, la voix de Saez par-dessus, des paroles engagées (Au clair de lune indien, toujours surfer la vague / A l’âme au creux des reins faut aiguiser la lame / Puisqu’ici, il n’y a qu’au combat qu’on est libre / De ton triste coma, je t’en prie libère toi / Jeunesse, Lève toi), la chanson semble être une suite à la Planète France de Jours Etranges. L’ouverture de cet album est donc très réussie.

Deuxième chanson, mais pas deuxième single. Il faut surprendre un peu. S’En Aller raconte l’histoire d’un couple qui veut, comme le dit le titre, s’en aller. Où ? Ile ne savent pas. Mais ils veulent partir. Saez met son talent de parolier au service de cette histoire et écrit des paroles sublimes, toujours teintées de mélancolie (L’Amour sera notre ciel, mon Amour, tu seras ma tombe […] puisque moi j’y crois encore / Quand tu dis que tu m’aimes / Que tu m’aimes à l’amour, que tu m’aimes à la mort). Une envie de pleurer doit saisir toute personne normalement constituée du point de vue émotionnel. On peut tout de même sentir un message dans cette chanson. Ce message peut être que l’amour ne doit pas être gaspillé, qu’on doit le vivre tant qu’on l peut. Il s’agit ici d’une extrapolation de ma part, mais c’est ce que je comprends de cette chanson.

Troisième chanson, deuxième single. Je vous avais bien dit qu’il fallait surprendre ! On A Pas La Thune devient le deuxième single, et inaugure un nouvel instrument sur l’album, un instrument à vent. Je ne saurais pas vous dire lequel, mais il sert parfaitement la chanson. Je n’ai pas grand-chose à dire sur cette chanson là, je la trouve peut-être un peu plus faible que le reste de l’album, mais elle reste d’un niveau indiscutablement élevé.

Chanson n°4. Alice. Intro semblable au reste de l’album, calme, sans ride, lisse. Mais la suite change. On assiste au passage des arpèges aux accords de puissance qui sont, hé bah justement, puissants. La chanson s’assombrit brusquement, si je peux parler comme ça, et les textes s’en ressentent (Hôpital en cavale, insecte dans la nuit / Viens toucher la lumière, c’est mort mais c’est tant pis / Alice au bout des rêves / Qu’on fait suinter l’aiguille, pour un tour aux merveilles et Dieu entre tes bras). Première chanson sombre, qui raconte une histoire, sans être véritablement engagée. Très belle chanson.

Chanson suivante, c’est-à-dire Le Cavalier Sans Tête. Longue au démarrage, il lui faut bien dix secondes pour qu’on entende le premier son de guitare. On écoute là la plainte d’un homme qui se retrouve dans un corps sans tête, condamné à vivre comme ça pour l’éternité. Il doit trouver une femme qui acceptera de l’aimer sans retenue ni condition. Il entend aussi toutes les peines de cœur de l’humanité, chose à laquelle il ne peut goûter, car il est sans cœur. La femme qui l’aimerait partagerait son cœur (Parfois je rêve de croiser sur ma route une femme de cœur / Qui juste par amour partagerait son être / Mettre un peu de mortel à ma triste éternelle). Cette chanson est elle aussi d’une tristesse incroyable que Saez sait distiller dans ses paroles et dans sa musique, avec un talent unique.

Autre chanson triste, j’ai nommé Putains, vous m’aurez plus. Les peines de cœur sont à nouveau de circonstance dans cette chanson. Musicalement parlant, très belle chanson. Du rythme, une guitare, une voix. Un trio gagnant. La chanson n’est pas joyeuse pour autant. Les paroles sont assez… particulières dirais-je. On entend un dégoût de la gente féminine, qui semble avoir piégé très souvent Saez. La vie a du être assez dure à ce moment là (Des vagues de sanglots et du sel dans la gorge / Et du sel sur la plaie de ce cœur tatoué / A ce nom que l’on crie au fond des verres de vin / A se dire que la vie, oui, n’était qu’une putain) et l’écriture ainsi que la musique semblent avoir été des exutoires. A mon avis, il s’agit de la chanson la plus noire de l’album, elle est pleine de métaphores glauques, pleine d’images tristes, pleine d’amertume en fait. Chanson fabuleuse pour déprimer en fait.

Chanson n°7, Des Marées D’Ecume. Chanson calme, belle ligne de guitare, belle ligne de chant. Chanson assez attendue, au vue de l’album. Elle ne casse pas des briques mais elle n’est pas mauvaise non plus. Elle se fond dans le paysage sans être de trop, elle a sa place dans cet album. Niveau paroles, elle est pleine de questions. Fin de ce que j’ai à dire.

Huitième chanson, Intro. Comme son nom l’indique, ce morceau est une intro au morceau suivant (Quoi ? Vous l’auriez compris tous seuls ? Mais nan, mais nan !). Guitare simple, qui pose les bases d’une chanson assez triste. En une cinquantaine de secondes, Saez pose un décor amer, d’une profondeur inouïe qui vous entraine dans la chanson suivante.

Suite logique de l’intro, la chanson ! Toi, Tu Dis Que T’Es Bien Sans Moi. Titre qui prolonge bien l’atmosphère mise en place par le morceau précédent. On sent une douleur profonde, un mal qui sort petit à petit, qui se répand. La ligne de guitare de l’intro est reprise tout au long de cette chanson, rejointe assez vite par une deuxième guitare et un instrument inconnu au bataillon. Le mélange des trois est limite déchirant à écouter. Il fait ressortir toute la tristesse de la chanson, que rendent aussi très bien les paroles : Toi, tu dis que t’es bien sans moi / Et qu’au fond de mes bras, il y fait trop froid / Toi tu dis que t’es bien, que t’es bien, que t’es bien sans moi / Et moi ya quelque chose qui fait que j’entends pas. Encore une chanson où toute personne normalement constituée d’un point de vue émotionnel devrait ressentir au minimum un pincement au cœur.

Dernière chanson de cet album, Kasia. Dès le début, Saez pose une ambiance chaude, intimiste. On est dans le salon de la dénommé Kasia (inconnue au bataillon, on ne sait rien d’elle, si ce n’est que Saez lui a fait… une chanson. Non, non, pas d’enfant au programme.) Guitare en couplet, duo piano/guitare en refrain. Une chanson difficile à apprécier au premier abord, les refrains « accrocheurs » sont longs à venir. A mon avis, il s’agit de la chanson la plus complexe de l’album, la plus difficile à apprécier, mais quand on la comprend, on la trouve rassurante, enveloppante. On se laisse emporter. Côté paroles, Kasia semble être une source d’inspiration assez grande pour notre cher Saez : Kasia dans les étoiles c’est l’étoile du Nord / Le chemin infini qui relie l’âme au corps / C’est la beauté de tout ce qu’on ne peut tenir / L’oxygène à mes nuits la force des sourires / Qui file entre les mains c’est tout ce qu’on ne peut / Pas expliquer enfin c’est la grâce /Oui c’es Dieu / Et j’y crois.

Il s’agit d’un album superbe, qui distille une mélancolie assez forte. On trouve plusieurs lignes de guitare imparables, qui ne s’oublient pas. La voix de Saez a changé. Elle est devenue un souffle, un souffle qui se module en fonction de ce qu’il y a à dire. Elle n’est plus une voix bête et méchante comme la mienne ou la vôtre. Elle est devenue un instrument à part entière, qui s’intègre parfaitement dans ses mélodies. De plus, cet album est un bloc, il n’est pas possible de concevoir une des chansons sans les autres, elles font toutes parties du même album, cela ne fait aucun doute.

Notation :

Instruments : 17/20

Voix : 18/20

Paroles : 19/20

Note Globale : 18/20 (Un petit bémol cependant : l’absence d’un livret avec paroles etc. dans le CD est un peu regrettable. On le trouve tout de même en ligne.)

Alice

Toi, Tu Dis Que T’Es Bien Sans Moi

Kasia

Loïc

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“L’heure de la fin des découvertes ne sonne jamais “. Colette

19 août 2008

Colette … vous en avez surement entendus parler ?

Et bien que se soit le cas ou non je vais vous raconter avec autant de justesse que faire se peut son histoire , sa vie , ses livres et un particulier un ; “Claudine à l’école” , mais ne nous avançons pas trop vite et commençons par le commencement . Colette est née en 1873 , elle passa une enfance heureuse dans la campagne Bourgonnoise, entourée d’affection et de tendresse . Malheureusement pour elle , elle rencontra Henry Gauthier-Villards qu’elle épousa . Il abusa de son amour et de son don pour l’écriture pour publié sous son mon les premiers roman de Colette . Elle se sépara de lui après qu’il l’ait trompé. Elle eut plusieurs histoires d’amours par la suite et une fille mais je vous laisse en charge d’aller explorer Wikipédia pour trouver la suite de sa vie . ;)

Résumé :

Claudine, la narratrice qui tient un journal qu’elle nous présente, est un personnage singulier. Elle vit avec son père, un passionné de malacologie (il étudie des mollusques et plus particulièrement les limaces) qui ne s’occupe guère d’elle. Ce qui lui laisse tout à loisir de s’amuser à l’école communale où elle va passer son brevet élémentaire en compagnie de ses amies Marie, Anaïs et plus tard, Luce petite soeur d’Aimée. Les amours de Claudine pour la jeune Aimée Lanthenay sont vite contrariés par Mlle Sergent, elle aussi, amoureuse de son adjointe . Les portraits des amies de Claudine sont délectables; la grande Anaïs, mauvaise et obsédée, Marie Belhomme bête et timide ainsi que Claire, sa soeur de lait qui collectionne les amoureux. Les scènes salaces abondent , Mlle Sergent et mlle Lanthenay vivant leur amour saphique aux yeux de tous , Claudine et le docteur etc…vif et passionnant ce récit ne laisse pas indifférent .

Avis :

Ce livre est très important pour moi ( désolé je commence à vous raconter ma vie ) , c’est un des premiers livres que j’ai lus quand j’ai commencé à devenir une “dévoreuse de livres ” , il tient donc une place toute particulière dans mon coeur . J’apprécie le fait que le livre soit écrit comme un journal car il permets de suivre assez facilement les aventures de Claudine tout au long de l’année scolaire . Les différentes relations évoquées dans le livre sont très bien construite ; les portraits autant psychologique que physique abondent permettant une accaparation des personnages . Claudine est une jeune fille indépendante , libre , rêveuse et qui pourtant ne manque pas de sens critique autant à l’égard des adultes que pour ses camarades . La nature tient une place très importante dans ce livre , Claudine étant la plus part du temps en vadrouille dans les bois ; le lecteur peut ainsi “admirer” les alentours du village où évidemment l’action ne manque pas ;) . Le style adopté est à l’image de Claudine. Un style proche de la parole, semé de phrases exclamatives décrivant les émotions à brûle-pourpoint et de mots de patois . Claudine est une héroïne qui ne manque pas d’humour et de piquant.

Certes, on peut dire que ce livre n’est qu’un journal pour midinettes en manque d’histoire ou encore une peinture burlesque d’un village français du XXème siècle et pourtant…Je qualifierai ce livre de chef d’oeuvre autant pour la profondeur des personnages que pour le décor ou bien le style inimitable de Colette . Si vous lisez ce livre ( et je vous conseille vivement de le faire ) ; lisez les autres …ils sont tous fantastiques

Je crois bien que j’en suis tombé amoureuse…^^

Shrulke

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Television Rules The World…ou pas…?

19 août 2008

Godard disait : “Quand on va au cinéma on lève la tête, quand on regarde la télévision, on la baisse”. Bien qu’il serait excessif de faire de la télé la cause de tous les maux de notre société, je dois bien dire que Godard, que l’on aime ou déteste n’a pas non plus vraiment tort, comme toujours la vérité est bien dans l’insondable gris qui réside au centre de chaque problématique. Depuis les années 70 la télévision est devenue le média le plus consulté dans le monde occidental, aujourd’hui la télévision est dans tous les foyers du monde, une introduction pour présenter deux coups de cœur ciné qui traite avec beaucoup de maitrise les tenants et aboutissants de la télé d’hier et d’aujourd’hui.


Le premier date de 77 et est signé du grand Lumet avec peter Finch, le deuxième récent réalisé par un inconnu Tom Kuntz.

Network traite de l’influence grandissante des conglomérats sur les médias et en fin de compte de la compromission du Journalisme avec le pouvoir de l’argent. Sobre, mais diablement percutant, ce film vous apportera un regard nouveau sur le petit écran mais plus encore il montre le passage de la société occidentale d’après guerre: marqué par une certaine volonté de changer le monde, aux années 80: “les années fric” et la toute puissance des fonds d’investissement de Wall Street qui prennent d’assaut les grand médias via de spectaculaires OPA . Autre thème abordé la Foi, en quoi croyons nous aujourd’hui qui sont les prophètes de “nos temps modernes”, Lumet esquisse une réponse que je vous laisse découvrir.


Onion Movie, dans un registre comique n’en n’est pas moins un film aussi acide que Network. Onion, une satire sur les puissantes “News Channel” anglo saxonne (premières visées: Fox News, CNN, CBS news ou encore SKY news...et d’autres… ). Tout y passe le terrorisme, “amour de la nation”, apriori de tous genre et autres thème qui font des USA un pays de tous les possibles que l’on aime détester !


Bref deux excellents films qu’il faut voir et partager (et qui collent avec la thématique du blog) !

Climazard

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Norah Combat Tous Les Méchants..

18 août 2008

El Madmo – “El Madmo” (2008, chez Team Love)

Cela me semble étrange que personne en est parlé plutôt, en bien ou en mal d’ailleurs. Toujours étant, que je me lance dans l’écoute du premier album de El Madmo, groupe rock/blues de Norah Jones, Andrew Borger et Daru Oda (anciens membres de Handsome Hand).

Nous commençons par “Carlo!“, juste de quoi nous préciser que ça ne sera pas le 4eme(ou 5eme au choix) album de Norah Jones mais bel et bien une œuvre indépendante, prenant ses sources dans un pop/rock bien pechue. On enchaine avec “Head In A Vise” au premier accord frollant les Raconteurs (hyperbole bien entendu). Un petit coté Blues te fais balancer les épaules, empoignant le stylo qui te sers de micro, chantant les yeux fermés…un petit sourire s’esquisse sur tes lèvres quand tu arrives au bout du morceau. Vampire Guy” mélange les voix de nos trois compères pour une mélodie venant d’un autre temps, une guitare pour graver l’emprunte rock sur cet album, une dynamique presque burlesque anime les chœurs…Terrible morceau. On passe à la piste 4, GGW (Girl Gone Wild)”, nous revenons à une country/pop, de quoi se détendre un peu mais pas tant que ça puisque l’on entend la voix de Norah Jones comme jamais…Toutefois, on sait dès lors, qu’il ne faut pas trop prendre les El Madmo trop au sérieux. Le résultat est assez épatant je dois dire. On suit avec  “Sweet Adrenaline“, un petit mouvement de tête nous prend au dépourvu, un morceau bien ficelé, bien fait, je ne sais pas vraiment qui sont les deux autres personnes du groupes mais ils sont vraiment très bon. Je suis loin d’etre bilingue donc je ne comprend que par fraction les paroles de Attack Of The Rock People“, ce qui est assez embêtant dans ce genre de morceau. The Best Part” démarre, on se sent tout de suit mieux, légèrement mélancolique, décidé tout de même. Elle est l’une de mes préférées, peut être à cause de cette voix, toujours cette voix…A partir de Fantasy Guy“, la tension se dissout quelque peu, laissant place à une pop légèrement molle du genoux voire vertigineuse, El Madmo qui se revendique comme un groupe comique, y arrive parfaitement. Mais ce qui est formidable c’est qu’ils y arrivent tout en restant sur des sons disons “sérieux”, un contraste fait avec une grâce et un tact saisissant. I Like It Low nous offre des accords nonchalants, on s’imaginerait presque sirotant un cocktail dans un bar perdu dans la périphérie de New York…sublime…Scary Lady” assouvit tout de même notre libido de Rock. On s’amuse sur Nonny Goat Mon” et ses chœurs folkloriques enchantées. Et nous terminons notre voyage avec Rock Yer Balls Off, nous rappelant qu’il ne s’agit pas là d’un groupe parmi d’autres, n’utlisant aucun schéma classique mais tout en reprenant la bonne vieille méthode. El Madmo finit par des rires anodins mais qui en dis long sur la nature du groupe

En effet, El Madmo, ne veut en rien se prendre au sérieux, les paroles le prouvent bien (oui, car j’ai pu en lire quelques unes tout de même). Les mélodies sont vraiment bonnes. Je ne sais pas pourquoi mais au fil de cet album on sent que ces musiciens sont des pros. Le deuxième degré est fait d’une telle façon qu’il en est presque déroutant. Je reste vraiment en admiration; à écouter au moins une fois…

The Best Part
Head In A Vise
Vampire Guy

Axeley

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Les Montagnes Russes Version Electro.

18 août 2008

Metronomy – “Night Out” (2008, chez Because)

Quand on te dis : Aimes-tu Metronomy? Tu dois répondre : OUI. Chaque bonne mère de famille se devrait d’enseigner cela à ses enfants. Élémentaire mon cher Watson! Metronomy et ses remix endiablé! Metronomy et ses fresques burlesques….Pour écouter Night Out, je pense qu’il faut d’abord comprendre leur univers ou si vous nous n’avez toujours pas compris écouté cet album et ca ira tout seul. C’est leur second album, le premier se résumant à des “puit puit” formant un univers terrifiant mais irrésistible. Cet opus peut être considéré comme plus pop, déjà par les chants, puis par la rythmique légèrement plus linéaire mais tout en gardant cette étrange de manière de faire vague partout. Avec Night Out, tu montes, redescends,plonges, ressorts, respires, étouffes, lâches, rattrapes….tu fais les montagne russes version electro. Les moments forts restant bien évidemment, Radio Ladio, My Heart Rate Rapid, Heartbreaker…mais soyons claire cet album est tubesque. Un très bon point pour Metronomy qui passe avec brio (meilleurs de leur promotion je dois dire!)le cap du second album, ce qui n’a pas été le cas pour beaucoup de groupe considéré comme “bon” à l’heure d’aujourd’hui…

Note : 16/20

Radio Ladio

My Heart Rate Rapid

Heartbreaker

Myspace

Axeley

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Epica – The Divine Conspiracy (2oo7)

18 août 2008

L’album The Divine Conspiracy (La Conspiration Divine) sort en 2oo7. Il est énormément attendu par les fans d’Epica, car il faisait la suite du précédent album, Consign to Oblivion, pour sa part, sorti en 2oo5. Le track-listing est sans surprise, avec treize titres normaux et deux titres bonus que l’on retrouve dans les éditions limitées :

1. Indigo (Prologue)
2. The Obsessive Devotion
3. Menace Of Vanity
4. Chasing The Dragon
5. Never Enough
6. La’petach Chatat Rovetz (The Final Embrace)
7. Death of a Dream (The Embrace That Smothers, Part VII)
8. Living a Lie (The Embrace That Smothers, Part VIII)
9. Fools of Damnation (The Embrace That Smothers, Part IX)
10. Beyond Belief
11. Safeguard To Paradise
12. Sancta Terra
13. The Divine Conspiracy
14. Higher High (Bonus)
15. Replica (Bonus)

The Divine Conspiracy est massif. Il en impose dès la première écoute, mais ne livre pas toutes ses subtilités dès le début. Il faut une bonne vingtaine d’écoute pour le saisir globalement. Le reste vient avec le temps. Musicalement parlant, il ressemble à Consign To Oblivion. Une partie orchestrale omniprésente, énervée, qui s’allie très bien à la guitare, à la batterie, aux claviers et à la basse du groupe. On retrouve avec un plaisir inégalé la voix de Simone, en pleine forme, qui nous offre toutes les facettes de sa voix, depuis le chant dans les hauts aigus (Beyond Belief) ou un chant plus reposé sur la reposante Higher High. On trouve aussi de grandes envolées parfaitement orchestrées. On sent qu’elle maitrise sa voix dans le maximum de ses possibilités, ce qui nous donne un album qui, vocalement parlant, est, à mon avis, parfait de son point de vue, ou plutôt de son point d’écoute si je puis dire. Un des musiciens lui donne la « réplique » sur certaines chansons ; on sent que lui aussi maitrise bien sa voix, même si il ne s’agit pas du même type de chant. Autant Simone chante clair, autant lui chante death. Les deux voix se marient à merveille, même si j’ai une nette préférence pour Simone. Je dois dire tout de même que si cette voix death n’était pas là, l’album n’aurait pas du tout la même saveur.

Consign to Oblivion était centré autour de la civilisation et de la mythologie Inca, ce qui se retrouvait dans les paroles ou dans la musique. On verra par exemple le titre de l’ouverture de l’album : Hunab K’u (A New Age Dawns).
The Divine Conspiracy aborde le thème de la religion. Il est omniprésent dans cet album, depuis le titre, jusque dans les paroles (The Obsessive Devotion : « All I wish is to get rid of this Obsessive Devotion ! ») en passant par les titres des chansons (Sancta Terra ou encore Fools Of Damnation (The Embrace That Smothers, Part IX)). De nombreux morceaux se sont vus attribuer des sous titres comme le sixième de l’album : Death of a Dream (The Embrace That Smothers, Part VII). Ces morceaux renvoient à l’album d’Epica sorti en 2003, The Phantom Agony, qui contenait, pour sa part, les parties numéros 1, 4, 5 et 6 de The Embrace That Smothers. Dans ce dernier album, on retrouve les parties 7, 8, 9 et 10. Que faut-il y voir ? Je penche pour une continuité dans les albums : du point de vue musical, cela se suit avec le superbe Consign To Oblivion tandis que du point de vue écrit, on retrouve les influences du grand The Phantom Agony.

En résumé, il s’agit d’un album excellent, d’une homogénéité géniale (je veux dire par là qu’aucun des morceaux ne ressort vraiment par sa différence de l’album. Il n’y a pas de chanson de « meublage », elles ont toutes leur place dans l’album.), ce qui est assez rare. Son seul défaut, qui n’en est pas un à mon avis, pourrait être sa complexité. Il est simple à apprécier, mais difficile à comprendre dans toute son ampleur, puisqu’il semble se rapporter aux deux albums précédents du groupe.

Note Générale : 19.5 / 20 (le seul album auquel je mets 20 est tellement puissant, qu’aucun ne peut rivaliser… Je vous en ferais une petite critique un jour =] )

Site officiel du groupe : http://www.epica.nl/


Loïc

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Immortel Ad Vitam

18 août 2008

Ce blog n’est pas élitiste… Alors je ne vois pas pourquoi je ne donnerais pas d’avis défavorable. C’est maintenant chose faite…

Synopsis :
New York 2095.
Une pyramide flottante au-dessus de Manhattan…
Une population de mutants, d’extraterrestres, d’humains, réels ou synthétiques…
Une campagne électorale.
Un serial killer boulimique qui cherche un corps sain et un dieu à tête de faucon qui n’a que sept jours pour préserver son immortalité.

Un pénitencier géostationnaire qui perd un dissident subversif congelé depuis trente ans et une jeune femme sans origine connue, aux cheveux et aux larmes bleus…
Trois noms : Horus, Nikopol, Jill…

Trois êtres aux destins convergeants où tout est truqué: les voix, les corps, les souvenirs.
Tout, sauf l’amour qui surgit comme une délivrance.

Avis :
Ce film est sorti il y a maintenant quelques années. Je le trouve extraordinairement mauvais. Un scénario trop confus, des acteurs inconvaincants au possible, un manque de précisions et de détails pire que gênant etc.
Tout d’abord le scénario. On se trouve balancé dans l’histoire, ce qui n’a rien de mauvais, au contraire, mais on ne la comprend pas non plus au fur et à mesure du film. On ne sait ni qui est Nicopole, ni pourquoi il a été condamné, ni pourquoi lui seul est compatible avec Horus. On ne sait pas plus qui est véritablement Jill. On ignore tout autant les raisons qu’elle a de devoir devenir à tout prix complètement humaine, ainsi que l’endroit d’où elle vient et les raisons de sa présence sur Terre en 2095.

A mon avis, la mort du dieu Horus était un très bon, si ce n’est excellent, début (la mort d’un immortel, on ne voit pas ça tous les jours !) mais elle a été très mal exploitée, je trouve. Le fait qu’Horus tienne absolument à s’assurer une descendance me semble quelque peu improbable, sachant qu’il ne lui reste que 7 jours humains à vivre, soit l’équivalent d’un battement de cœur divin. A mon humble ais, il aurait peut être eu d’autres préoccupations comme contempler tout ce qu’il avait fait ou encore essayer d’améliorer ce monde qu’il avait contribué à créer. Après, pour ce qui est de la mort en elle-même, le dieu ne meurt pas du tout. Il semble simplement placé en stase… Alors pour la mort de l’immortel, repassez dans quelques temps, si vous le voulez bien !

En bref, l’histoire est confuse et incomplète. Il aurait sans doute fallu un une heure de plus de film pour la développer correctement et nous permettre d’apprécier en comprenant.

Maintenant, je passe au jeu des acteurs. Je les ai trouvés nuls au possible, sauf le Docteur qui soigne la jeune Jill. Les colères de Nicopole et les crises de larmes de Jill sont sous-jouées, ce qui donne une impression d’artificiel lors de ces scènes là. On a l’impression de se trouver devant une troupe de théâtre amateur… Pour un long film, ça me gène pas mal. On s’attend à bien mieux concernant les deux acteurs principaux. Le docteur est très bien jouée, pour le peu qu’on la voit. Elle a deux facettes, celle de la femme humaine au possible, et celle du docteur qui reste scientifique dans tous les moments. Elle mêle les deux, ce qui est très fort concernant son interprétation. Si je devais décerner le prix de la meilleure interprétation dans ce film, ma récompense irait sans hésiter à l’actrice jouant le Docteur.

J’ai pourtant trouvé un point très positif à ce film : son atmosphère. L’atmosphère dégagée par la ville de NY en 2095 est extrêmement réussie. Un mélange entre futur avec les voitures volantes et passé avec les voitures complètement détruites. On retrouve les mauvais souvenirs des ghettos aux Etats Unis avec les zones interdites aux non humains etc. On ressent un mélange d’attrait pour toutes ces nouvelles technologies (nano chirurgie, absence de gravité etc.) et de répulsion dû à tout ce qui y est associé (les erreurs médicales, les vieilles voitures rouillées, les discriminations, les expériences humaines, les rafles…). Le film est donc sauvé, à mon avis le plus simple, par la réflexion qu’il propose vis-à-vis de ce que le futur nous réserve. Un avenir plus sain avec une lutte contre la pollution plus active, des politiciens moins corrompus et plus intéressés dans le bien être des populations, des crédits pour la recherche médicale plus élevés pour permettre de découvrir, par exemple, un vaccin au SIDA ? Ou un avenir noir et transpirant le dégoût comme le décrivait le film avec des recherches médicales faites sur cobayes humains attrapés dans la rue, des politiciens plus que corrompus et désintéressés de leur travails et une discrimination allant croissante ?

Note générale : 10/20 (et c’est bien payé.)

- Sortie : 24 Mars 2oo4
- Réalisateur : Enki Bilal
- Scénariste : Enki Bilal, Serge Lehman
- Casting : Linda Hardy, Thomas Kretschmann, Thomas M. Pollard…
- Fiche AlloCiné : on clique ici.

Loïc

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Vous avez dit Baccalauréat ?

18 août 2008
Le Baccalauréat est l’examen qui marque le passage du lycée à l’université. Il s’agit d’un examen, donc il n’y a pas de nombre de places limité. Cette année, en 2008, environ 75% des candidats ont décroché leur diplôme du premier coup. 75%…
Cela ne fait-il pas un peu beaucoup ? Le Bac a-t-il vraiment une utilité en tant que tel ?

Faisons un petit retour en arrière.
Dans sa version première, le Bac a été mis en place à l’Université de Paris au XIIIème siècle. Il est alors conféré pour 4 matières : les arts, la médecine, le droit et la théologie. Dans sa version moderne, celle que nous connaissons aujourd’hui, a été imposée par Napoléon Ier, en 1808. Aux 4 disciplines précitées s’ajoutent les Sciences et les Lettres. Cependant, le Bac de Lettres ne se trouve pas mis sur un pied d’égalité avec les autres Bacs : en effet, le Bac ès Lettres est nécessaire pour pouvoir présenter les autres Bacs. Après cette réforme, en 1840, on introduit les mentions qui sont Assez Bien, Bien et Très Bien. Pour ce qui est des résultats, on est bien loin des résultats d’aujourd’hui… En 1808, on a compté uniquement 21 Bacheliers, et en 1885, on en a compté 876. Pour la comparaison, en 2007, on a compté plus 518000 diplômés. Cette différence de chiffres est tout d’abord due au nombre de candidats présentant l’examen. Le nombre de candidats en 1808 et 1885 est inconnu, mais il est certain qu’il est nettement inférieur à celui de 2007 qui est de 621 532.

Que faut-il alors déduire de ces chiffres ? Le niveau du Bac a-t-il baissé ? Cela semble évident. En 2006, par exemple, les sujets étaient scandaleusement faciles. Les élèves eux-mêmes ont été choqués par cette simplicité. On se rappellera d’un sujet d’espagnol de section Scientifique faisable par des élèves de Troisième… Cela laisse à réfléchir. Toutefois, le niveau du bac semble être resté stable dans les matières “socialement” intéressantes comme les langues ou les mathématiques. On peut aussi expliquer cette réussite par les changements réguliers des programmes scolaires. En 1980, ce qui se faisait en Terminale se fait maintenant en Fac ou en Prépa.

Cette réussite a aussi un revers. Les élèves ayant leur bac de justesse, c’est-à-dire avec une moyenne de 10 environ, auront de gros problèmes dans les années suivantes. Ils auront sans doute besoin de cours de remise à niveau ou de cours de soutien pour suivre convenablement et réussir leurs années post-bac.

Passons maintenant à l’utilité du Baccalauréat.
Comme le disent plusieurs élèves, « sans le Bac, on a rien, mais avec uniquement le Bac, on a rien non plus ». On se trouve alors dans une impasse avec l’obligation de poursuivre ses études. A quoi sert donc ce Bac ?
D‘après ce que on en voit, il peut être considéré comme un rite de passage comme dans les sociétés dites « primitives ». (Je n’aime pas ce mot mais il est le seul que je vois qui soit adapté). Dans ces sociétés là, l’individu, pour prouver qu’il est apte à vivre sa vie seul est confronté à plusieurs tests qui ont pour objectif de le forcer à vivre seul (survivre une dizaine de jours dans une forêt sans vivre, combattre des fauves etc.) Dans notre société, le Bac peut être considéré comme l’équivalent de ce rite : avant, l’élève est au lycée, encadré par ses professeurs et par ses parents. Après l’obtention du diplôme, il ira en Faculté où il ne sera plus encadré, devra se gérer seul et peut-être, quittera le cocon familial. Il sera jugé apte à se débrouiller seul ou presque dans la vie.
Si ce diplôme marque donc un cap, il est compréhensible qu’autant de gens puissent l’avoir. Cependant, si il marque ce cap, c’es qu’il montre que le diplômé peut se débrouiller seul plus tard, ce qui est en contradiction avec l’échec scolaire en Faculté… Il devrait donc être donné aux meilleurs. Je ne prêche pas ici une théorie élitiste malgré ce que l’on pourrait croire. Je m’interroge plutôt sur le fait que le bac soit aussi simple à avoir. Je ne nie pas que ce soit une bonne chose mais comme je l’ai mentionné précédemment, cela a aussi ses mauvais côtés…

Le Bac est donc un diplôme de rite de passage des sociétés modernes. Il marque le passage d’un cap, du passage dans la vie adulte. Il est indispensable aux études supérieures, mais pourtant, il ne permet pas d’avoir quelque chose à lui seul (« sans le Bac, on a rien, mais avec uniquement le Bac, on a rien non plus. »). Il a donc une utilité en tant que tel, mais on peut le comparer à un épisode de série qui ne ferait pas avancer l’intrigue mais qui serait nécessaire à l’épisode suivant… Le Bac permet la suite des études, mais ne donne rien.
Dans ce cas, que faut-il faire ? Le réformer ? De nombreux ministres ont essayé. Beaucoup de manifestations lycéennes sont alors arrivées…

Sur ce, mes chers lecteurs…

Amicalement vôtre,
Loïc
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Zeitgeist

18 août 2008

Ce reportage est un peu long, je vous l’accorde, mais sa portée est immense. J’aime le coté polémique façon Radio Ici et Maintenant : la vague d’ovnis débarque sur ce blog. C’est un film pour le moins révolutionnaire qui présente une vision absolutiste et manichéenne des Etats-Unis et du monde, en empruntant de nombreux raccourcis. Je le recommande cependant, ne serait-ce que pour interrompre un instant la frénésie de nos vies, prendre du recul et s’interroger sur les questions pertinentes qu’il soulève. A chacun de se construire une réponse, dites nous ce que vous en pensez![mots empruntés]

Axeley

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Phénomènes

17 août 2008

Phénomènes

Aaah…Phénomènes(Attention ne pas confondre avec Phénomène avec John Travolta). Je dois vous avouer que je ne comprends pas les réactions du public envers ce film. Selon Allociné, seulement 2étoiles Presse/Spectateurs, alors que d’après moi c’est LE film de l’année à ne pas manquer!
En effet, beaucoup lui reprochait des intrigues trop identiques, assez previsible donc, Phénomenes marque un tournant dans le style de Shyalaman ou un simple détour(seul les prochains films nous le diront). Désormais, nous sauront qu’il n’a pas besoin de “la surprise de la fin” pour marquer ses films par son style unique. M. N. Shyalaman est un réalisateur expérimenté et talentueux et il nous le prouve dans ce film.

Je rentrais à New York, c’était une journée magnifique et les arbres bordaient la route. Je me suis brusquement demandé ce qui se passerait si la nature se retournait contre nous. En un instant, j’avais toute la structure de l’histoire, les personnages s’imposaient d’eux-mêmes. J’en étais ravi parce que les films sont toujours meilleurs et plus accessibles quand c’est la structure qui prédomine. Avant même d’avoir écrit un mot du scénario, je savais que je voulais un style particulier pour ce film. J’avais envie de faire quelque chose d’électrique, d’acéré et de dynamique” – M. Night Shyamalan

Résumé : Surgi de nulle part, le phénomène frappe sans discernement. Il n’y a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des centaines de gens meurent dans des circonstances étranges, terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu’est-ce qui provoque ce bouleversement radical et soudain du comportement humain ? Est-ce une nouvelle forme d’attaque terroriste, une expérience qui a mal tourné, une arme toxique diabolique, un virus qui a échappé à tout contrôle ? Et comment cette menace se propage-t-elle ? Par l’air, par l’eau, ou autrement ?

Pour Elliot Moore, professeur de sciences dans un lycée de Philadelphie, ce qui compte est d’abord d’échapper à ce phénomène aussi mystérieux que mortel. Avec sa femme, Alma, ils fuient en compagnie d’un ami, professeur de mathématiques, et de sa fille de huit ans.
Très vite, il devient évident que personne n’est plus en sécurité nulle part. Il n’y a aucun moyen d’échapper à ce tueur invisible et implacable.
Pour avoir une mince chance de survivre, Elliot et les siens doivent à tout prix comprendre la véritable nature du phénomène, et découvrir ce qui a déchaîné cette force qui menace l’avenir même de l’espèce humaine…

Avis : Pas besoin d’être fan des films de Shyalaman , ni d’aimer le genre, le contexte ou même les acteurs pour aimer ce film. Il vous suffit de vous assoir et d’ouvrir vos yeux.Le réalisateur met toujours en scène les petits moments où l’on sursaute (pour rien, le plus souvent) mais pousse, en plus, à l’extrême la Peur en elle-même. Elle se présente sous l’implacable référence aux Oiseaux de Hitchcock, en laissant court au pire scène tantôt trash à l’extrême (la tondeuse tout de même!) tantôt plus symbolique (tel que sur le chantier). Le grand génie de Monsieur est de jouer avec la chose dont l’Homme à le plus peur; c’est à dire la mort. De plus, il ne se contente pas d’une menace extérieure que l’on pourrait éviter avec le fameux “mais merde, pourquoi tu va voir dans la cave alors que l’ampoule est cassée“(oui, je ne sais pas si vous avez remarqués mais les ampoule américaines ne sont pas très solides), car il s’agit bel et bien là du suicide, c’est à dire la mise à mort volontaire d’une personne. Le spectateur n’a donc pas d’autre choix que de subir, aucune échappatoire mise à part la main de son voisin(et encore…..). Shyalaman en rajoute une couche avec la raison de ces étranges phénomènes qui n’est d’autre que la nature, celle que l’on croise tous les jours, que nous traitons comme un simple objet de décoration dans une pot en terre; le film joue alors sur notre indéniable culpabilité envers le non respect de l’environnement et le désire naturel des Homme à dominer. On se sent torturé entre le fait de savoir que dans un sens nous méritons ce cruel sort et la volonté de tout être humain à survivre…volonté qui est dans ce film en danger imminent. Et c’est à partir de là que Shyalaman met c’est pion en route; une jolie petite famille pris dans le tournante de la nature. Pour ma part, je n’ai pas été vraiment impressionné par la performance des acteurs, sans être déçu malgré tout. L’impitoyable duo Shyalaman/James Newton Howard nous plonge dans un univers pesant et au réalisme glacial. Si vous êtes quelque peu sensible au grand discours écologique et friant des films d’angoisse, je pense sincèrement que ce long-métrage peut vous marquer et plaire à tous, d’autant par sa qualité que par son message universel

Note Approximative : 17/20

Axeley