Le prodige français revient enfin après de nombreuses années d’absence et trois scènes au Trabendo. Trois scènes pleines à craquer. Pour quelle raison ? La simple virtuosité de Saez ? Nan. Les nombreuses rumeurs concernant son prochain album l’ont bien servi. On entendait parler d’un double ou triple album. En français et en anglais. Qu’en est-il finalement ? Il s’agit finalement d’un triple album, complètement acoustique, en français. Paris, Varsovie, L’Alhambra. Il sort en Avril 2008, en deux éditions distinctes : Paris tout seul, ou le triple album. Pour ma part, j’ai fait l’acquisition de Paris uniquement, donc cet article va traiter exclusivement de l’album simple.

Lorsqu’on achète l’album, on se trouve face à la tête de Saez, coiffé d’un chapeau. Pochette simple, s’il en est. La tête de Saez, le nom de l’album en haut à droite et c’est fait. Mais cette simplicité est le reflet fidèle de celle de l’album. Un album simple dans les instruments. On trouve dix chansons, pour une durée totale d’un peu moins de quarante minutes. Les chansons sont les suivantes :
Première chanson, premier single. Une fois n’est pas coutume. On ouvre donc l’album sur Jeunesse, Lève-toi, le premier single, qui a été mis en téléchargement libre ET légal sur un site créé uniquement dans ce but. Une ligne de guitare simple mais répétitive qui vous reste dans la tête, la voix de Saez par-dessus, des paroles engagées (Au clair de lune indien, toujours surfer la vague / A l’âme au creux des reins faut aiguiser la lame / Puisqu’ici, il n’y a qu’au combat qu’on est libre / De ton triste coma, je t’en prie libère toi / Jeunesse, Lève toi), la chanson semble être une suite à la Planète France de Jours Etranges. L’ouverture de cet album est donc très réussie.
Deuxième chanson, mais pas deuxième single. Il faut surprendre un peu. S’En Aller raconte l’histoire d’un couple qui veut, comme le dit le titre, s’en aller. Où ? Ile ne savent pas. Mais ils veulent partir. Saez met son talent de parolier au service de cette histoire et écrit des paroles sublimes, toujours teintées de mélancolie (L’Amour sera notre ciel, mon Amour, tu seras ma tombe […] puisque moi j’y crois encore / Quand tu dis que tu m’aimes / Que tu m’aimes à l’amour, que tu m’aimes à la mort). Une envie de pleurer doit saisir toute personne normalement constituée du point de vue émotionnel. On peut tout de même sentir un message dans cette chanson. Ce message peut être que l’amour ne doit pas être gaspillé, qu’on doit le vivre tant qu’on l peut. Il s’agit ici d’une extrapolation de ma part, mais c’est ce que je comprends de cette chanson.
Troisième chanson, deuxième single. Je vous avais bien dit qu’il fallait surprendre ! On A Pas La Thune devient le deuxième single, et inaugure un nouvel instrument sur l’album, un instrument à vent. Je ne saurais pas vous dire lequel, mais il sert parfaitement la chanson. Je n’ai pas grand-chose à dire sur cette chanson là, je la trouve peut-être un peu plus faible que le reste de l’album, mais elle reste d’un niveau indiscutablement élevé.
Chanson n°4. Alice. Intro semblable au reste de l’album, calme, sans ride, lisse. Mais la suite change. On assiste au passage des arpèges aux accords de puissance qui sont, hé bah justement, puissants. La chanson s’assombrit brusquement, si je peux parler comme ça, et les textes s’en ressentent (Hôpital en cavale, insecte dans la nuit / Viens toucher la lumière, c’est mort mais c’est tant pis / Alice au bout des rêves / Qu’on fait suinter l’aiguille, pour un tour aux merveilles et Dieu entre tes bras). Première chanson sombre, qui raconte une histoire, sans être véritablement engagée. Très belle chanson.
Chanson suivante, c’est-à-dire Le Cavalier Sans Tête. Longue au démarrage, il lui faut bien dix secondes pour qu’on entende le premier son de guitare. On écoute là la plainte d’un homme qui se retrouve dans un corps sans tête, condamné à vivre comme ça pour l’éternité. Il doit trouver une femme qui acceptera de l’aimer sans retenue ni condition. Il entend aussi toutes les peines de cœur de l’humanité, chose à laquelle il ne peut goûter, car il est sans cœur. La femme qui l’aimerait partagerait son cœur (Parfois je rêve de croiser sur ma route une femme de cœur / Qui juste par amour partagerait son être / Mettre un peu de mortel à ma triste éternelle). Cette chanson est elle aussi d’une tristesse incroyable que Saez sait distiller dans ses paroles et dans sa musique, avec un talent unique.
Autre chanson triste, j’ai nommé Putains, vous m’aurez plus. Les peines de cœur sont à nouveau de circonstance dans cette chanson. Musicalement parlant, très belle chanson. Du rythme, une guitare, une voix. Un trio gagnant. La chanson n’est pas joyeuse pour autant. Les paroles sont assez… particulières dirais-je. On entend un dégoût de la gente féminine, qui semble avoir piégé très souvent Saez. La vie a du être assez dure à ce moment là (Des vagues de sanglots et du sel dans la gorge / Et du sel sur la plaie de ce cœur tatoué / A ce nom que l’on crie au fond des verres de vin / A se dire que la vie, oui, n’était qu’une putain) et l’écriture ainsi que la musique semblent avoir été des exutoires. A mon avis, il s’agit de la chanson la plus noire de l’album, elle est pleine de métaphores glauques, pleine d’images tristes, pleine d’amertume en fait. Chanson fabuleuse pour déprimer en fait.
Chanson n°7, Des Marées D’Ecume. Chanson calme, belle ligne de guitare, belle ligne de chant. Chanson assez attendue, au vue de l’album. Elle ne casse pas des briques mais elle n’est pas mauvaise non plus. Elle se fond dans le paysage sans être de trop, elle a sa place dans cet album. Niveau paroles, elle est pleine de questions. Fin de ce que j’ai à dire.
Huitième chanson, Intro. Comme son nom l’indique, ce morceau est une intro au morceau suivant (Quoi ? Vous l’auriez compris tous seuls ? Mais nan, mais nan !). Guitare simple, qui pose les bases d’une chanson assez triste. En une cinquantaine de secondes, Saez pose un décor amer, d’une profondeur inouïe qui vous entraine dans la chanson suivante.
Suite logique de l’intro, la chanson ! Toi, Tu Dis Que T’Es Bien Sans Moi. Titre qui prolonge bien l’atmosphère mise en place par le morceau précédent. On sent une douleur profonde, un mal qui sort petit à petit, qui se répand. La ligne de guitare de l’intro est reprise tout au long de cette chanson, rejointe assez vite par une deuxième guitare et un instrument inconnu au bataillon. Le mélange des trois est limite déchirant à écouter. Il fait ressortir toute la tristesse de la chanson, que rendent aussi très bien les paroles : Toi, tu dis que t’es bien sans moi / Et qu’au fond de mes bras, il y fait trop froid / Toi tu dis que t’es bien, que t’es bien, que t’es bien sans moi / Et moi ya quelque chose qui fait que j’entends pas. Encore une chanson où toute personne normalement constituée d’un point de vue émotionnel devrait ressentir au minimum un pincement au cœur.
Dernière chanson de cet album, Kasia. Dès le début, Saez pose une ambiance chaude, intimiste. On est dans le salon de la dénommé Kasia (inconnue au bataillon, on ne sait rien d’elle, si ce n’est que Saez lui a fait… une chanson. Non, non, pas d’enfant au programme.) Guitare en couplet, duo piano/guitare en refrain. Une chanson difficile à apprécier au premier abord, les refrains « accrocheurs » sont longs à venir. A mon avis, il s’agit de la chanson la plus complexe de l’album, la plus difficile à apprécier, mais quand on la comprend, on la trouve rassurante, enveloppante. On se laisse emporter. Côté paroles, Kasia semble être une source d’inspiration assez grande pour notre cher Saez : Kasia dans les étoiles c’est l’étoile du Nord / Le chemin infini qui relie l’âme au corps / C’est la beauté de tout ce qu’on ne peut tenir / L’oxygène à mes nuits la force des sourires / Qui file entre les mains c’est tout ce qu’on ne peut / Pas expliquer enfin c’est la grâce /Oui c’es Dieu / Et j’y crois.
Il s’agit d’un album superbe, qui distille une mélancolie assez forte. On trouve plusieurs lignes de guitare imparables, qui ne s’oublient pas. La voix de Saez a changé. Elle est devenue un souffle, un souffle qui se module en fonction de ce qu’il y a à dire. Elle n’est plus une voix bête et méchante comme la mienne ou la vôtre. Elle est devenue un instrument à part entière, qui s’intègre parfaitement dans ses mélodies. De plus, cet album est un bloc, il n’est pas possible de concevoir une des chansons sans les autres, elles font toutes parties du même album, cela ne fait aucun doute.
Notation :
Instruments : 17/20
Voix : 18/20
Paroles : 19/20
Note Globale : 18/20 (Un petit bémol cependant : l’absence d’un livret avec paroles etc. dans le CD est un peu regrettable. On le trouve tout de même en ligne.)
Toi, Tu Dis Que T’Es Bien Sans Moi
Loïc



lement les aventures de Claudine tout au long de l’année scolaire . Les différentes relations évoquées dans le livre sont très bien construite ; les portraits autant psychologique que physique abondent permettant une accaparation des personnages . Claudine est une jeune fille indépendante , libre , rêveuse et qui pourtant ne manque pas de sens critique autant à l’égard des adultes que pour ses camarades . La nature tient une place très importante dans ce livre , Claudine étant la plus part du temps en vadrouille dans les bois ; le lecteur peut ainsi “admirer” les alentours du village où évidemment l’action ne manque pas 













