h1

Immortel Ad Vitam

18 août 2008

Ce blog n’est pas élitiste… Alors je ne vois pas pourquoi je ne donnerais pas d’avis défavorable. C’est maintenant chose faite…

Synopsis :
New York 2095.
Une pyramide flottante au-dessus de Manhattan…
Une population de mutants, d’extraterrestres, d’humains, réels ou synthétiques…
Une campagne électorale.
Un serial killer boulimique qui cherche un corps sain et un dieu à tête de faucon qui n’a que sept jours pour préserver son immortalité.

Un pénitencier géostationnaire qui perd un dissident subversif congelé depuis trente ans et une jeune femme sans origine connue, aux cheveux et aux larmes bleus…
Trois noms : Horus, Nikopol, Jill…

Trois êtres aux destins convergeants où tout est truqué: les voix, les corps, les souvenirs.
Tout, sauf l’amour qui surgit comme une délivrance.

Avis :
Ce film est sorti il y a maintenant quelques années. Je le trouve extraordinairement mauvais. Un scénario trop confus, des acteurs inconvaincants au possible, un manque de précisions et de détails pire que gênant etc.
Tout d’abord le scénario. On se trouve balancé dans l’histoire, ce qui n’a rien de mauvais, au contraire, mais on ne la comprend pas non plus au fur et à mesure du film. On ne sait ni qui est Nicopole, ni pourquoi il a été condamné, ni pourquoi lui seul est compatible avec Horus. On ne sait pas plus qui est véritablement Jill. On ignore tout autant les raisons qu’elle a de devoir devenir à tout prix complètement humaine, ainsi que l’endroit d’où elle vient et les raisons de sa présence sur Terre en 2095.

A mon avis, la mort du dieu Horus était un très bon, si ce n’est excellent, début (la mort d’un immortel, on ne voit pas ça tous les jours !) mais elle a été très mal exploitée, je trouve. Le fait qu’Horus tienne absolument à s’assurer une descendance me semble quelque peu improbable, sachant qu’il ne lui reste que 7 jours humains à vivre, soit l’équivalent d’un battement de cœur divin. A mon humble ais, il aurait peut être eu d’autres préoccupations comme contempler tout ce qu’il avait fait ou encore essayer d’améliorer ce monde qu’il avait contribué à créer. Après, pour ce qui est de la mort en elle-même, le dieu ne meurt pas du tout. Il semble simplement placé en stase… Alors pour la mort de l’immortel, repassez dans quelques temps, si vous le voulez bien !

En bref, l’histoire est confuse et incomplète. Il aurait sans doute fallu un une heure de plus de film pour la développer correctement et nous permettre d’apprécier en comprenant.

Maintenant, je passe au jeu des acteurs. Je les ai trouvés nuls au possible, sauf le Docteur qui soigne la jeune Jill. Les colères de Nicopole et les crises de larmes de Jill sont sous-jouées, ce qui donne une impression d’artificiel lors de ces scènes là. On a l’impression de se trouver devant une troupe de théâtre amateur… Pour un long film, ça me gène pas mal. On s’attend à bien mieux concernant les deux acteurs principaux. Le docteur est très bien jouée, pour le peu qu’on la voit. Elle a deux facettes, celle de la femme humaine au possible, et celle du docteur qui reste scientifique dans tous les moments. Elle mêle les deux, ce qui est très fort concernant son interprétation. Si je devais décerner le prix de la meilleure interprétation dans ce film, ma récompense irait sans hésiter à l’actrice jouant le Docteur.

J’ai pourtant trouvé un point très positif à ce film : son atmosphère. L’atmosphère dégagée par la ville de NY en 2095 est extrêmement réussie. Un mélange entre futur avec les voitures volantes et passé avec les voitures complètement détruites. On retrouve les mauvais souvenirs des ghettos aux Etats Unis avec les zones interdites aux non humains etc. On ressent un mélange d’attrait pour toutes ces nouvelles technologies (nano chirurgie, absence de gravité etc.) et de répulsion dû à tout ce qui y est associé (les erreurs médicales, les vieilles voitures rouillées, les discriminations, les expériences humaines, les rafles…). Le film est donc sauvé, à mon avis le plus simple, par la réflexion qu’il propose vis-à-vis de ce que le futur nous réserve. Un avenir plus sain avec une lutte contre la pollution plus active, des politiciens moins corrompus et plus intéressés dans le bien être des populations, des crédits pour la recherche médicale plus élevés pour permettre de découvrir, par exemple, un vaccin au SIDA ? Ou un avenir noir et transpirant le dégoût comme le décrivait le film avec des recherches médicales faites sur cobayes humains attrapés dans la rue, des politiciens plus que corrompus et désintéressés de leur travails et une discrimination allant croissante ?

Note générale : 10/20 (et c’est bien payé.)

- Sortie : 24 Mars 2oo4
- Réalisateur : Enki Bilal
- Scénariste : Enki Bilal, Serge Lehman
- Casting : Linda Hardy, Thomas Kretschmann, Thomas M. Pollard…
- Fiche AlloCiné : on clique ici.

Loïc

2 commentaires

  1. Alors pour tout te dire, j’ai vu ce film mais je n’ai pratiquement aucun souvenir mais comme toi l’univers m’a marqué..mais sinon nul à chier, si je puis me permettre..à ta place je n’aurais même pas osé mettre la moyenne.
    Enfin ravi que tu sois de retour parmi nous et d’ailleurs on ne te vois plus sur msn…mais que deviens tu???


  2. BSR. Je pense que vous ¨êtes trop dans le prêt à penser si je peux me permettre.
    Ce film est halucinant et je pense avoir quelque réponses aux intérogations de loïc.
    Tout d’abord nicopole est un révolutionnaire qui s’est battu contre le systeme et pour la liberté du peuple,contre la culture de consommation à n’importe quel prix ;”polution, consomation de chirurgie “grâale”, indifference des êtres les un envers les autres, plus droit de faire l’amour… bref une humanité perdu.Il prônait la révolte,
    c’est donc pour celà qu’il a été mis en prisons.
    Ensuite lui seul est compatible avec Horrus puisqu’il est en marge du systeme et qu’il incarne le changement fondamentale de l’être humain pour préparer l’arrivée d’une nouvelle humanité.
    Pour ce qui est de jill, nous savons qu’elle incarne le peu de femme pouvant être fécondé par un dieu dans l’univers entier. Le passeur ( homme tout en noir ) est donc là pour l’accompagner vers le monde humain et enfanté l’enfant de horrus qui ne sera pas horrus lui même mais le premier humain d’une nouvelle génération qui va accomplir sa destinée” le changement et être réelement humain”.
    PS il est important de comprendre également pour le sens du film, que horrus ne meurt pas ( le nouveau soupir d’horrus dans son sarcophage à la fin du film en témoigne ). La seule mort ici est celle de l’ancienne espèce humaine qui va laisser place a l’être humain nouveau, à l’esprit supérieur. ( spirit of nicopole). Et pour ceux qui voudrait se prendre la tête, on voit des réferences clés pour dégager l’essence du film: les larmes de jill sont “INDIGOS”, Référence également à la civilisation “SUMERRIENNE”, “RFID”, “CFR ET NOUVELLE ORDRE MONDIALE”……



Laisser un commentaire