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A la Croisée des Mondes – Philip Pullman

29 octobre 2008

Sujet d’aujourd’hui, un livre, ou plutôt trois livres. La trilogie de Philip Pullman, A la Croisée des Mondes, sortie aux éditions Folio. Les trois tomes sont les suivants : Les Royaumes du Nord (sortie en 2000, titre original Northern Lights), La Tour des Anges (sortie en 2001, titre original The Subtle Knife) et Le Miroir d’Ambre (sortie en 2002, titre original The Amber Spyglass).

On est ici face à plusieurs livres destinés à la jeunesse, mais ces livres possèdent, à mon avis, deux niveaux de sens. On a le niveau un, le niveau que l’on appréhende tout de suite, ce que les mots racontent, l’histoire en elle-même. Et il y a aussi le niveau deux, ce que cachent les mots, ce qu’ils signifient en profondeur. Ce deuxième niveau, ce niveau caché est extrêmement intéressant à mon sens.

Résumé des différents tomes de la trilogie :

Les Royaumes du Nord

Pourquoi la jeune Lyra, élevée dans l’atmosphère confinée d’une prestigieuse université anglaise, est-elle l’objet de tant d’attentions ? De quelle mystérieuse mission est-elle investie ? Lorsque son meilleur ami Roger disparaît, victime des ravisseurs d’enfants qui opèrent dans tout le pays, elle n’hésite pas à se lancer sur ses traces. Un voyage vers le Grand Nord, périlleux et exaltant, qui lui apportera la révélation de ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d’un autre monde.

La Tour des Anges

Le jeune Will, à la recherche de son père disparu depuis de nombreuses années, est persuadé d’avoir tué un homme. Dans sa fuite, il franchit une brèche presque invisible qui lui permet de passer dans un monde parallèle. Là, à Cittàgazze, la ville au-delà de l’Aurore, il rencontre Lyra. Ensemble, les deux enfants devront lutter contre les forces obscures du Mal et, pour accomplir leur quête, pénétrer dans la mystérieuse Tour des Anges.

Le Miroir d’Ambre

Lyra, l’héroine des Royaumes du Nord et de La tour des Anges, est retenue prisonnière par sa mère, Mme Coulter, qui, pour mieux s’assurer de sa docilité, l’a plongée dans un sommeil artificiel. Will, le compagnon de Lyra, armé du poignard subtil, s’est lancé à sa recherche, escorté par deux anges, Balthamos et Baruch. Avec leur aide, il parviendra à délivrer son amie. Mais, à son réveil, Lyra lui annonce qu’une mission encore plus périlleuse, presque désespérée, les attend : ils doivent descendre dans le monde des morts…

Nota : Dans la suite, j’utiliserais différentes abréviations pour simplifier la frappe. Ainsi, LRDN correspondra aux Royaumes du Nord, LTDA à La Tour des Anges et LMDA au Miroir d’Ambre.

Je pense que je vais articuler cette chronique sous deux axes principaux (oui, je sais, ça fait très classe de dire ça, mais je savais pas comment faire autrement !) : je vais d’abord vous donner un avis global, qui sera assez court puisque le gros de la chronique se trouvera sous le deuxième axe, celui du sens implicite.

Donc, d’abord, un avis global. Je pense qu’il s’agit ici de plusieurs livres aux abords très enfantins. Les résumés sont assez trompeurs à ce sujet. On s’attend à se plonger dans un livre enfantin, avec des choses assez « je me plante là » du style machin peut faire ça parce que BIEN SÛR il sait le faire. Mais non, au contraire, ces livres sont recherchés, à un point extraordinaire. Philip Pullman a poussé l’art de l’écriture à son maximum. Tout est d’un style parfait, d’une fluidité sans accroc. Tout coule, va de soi, tout en conservant de nombreux rebondissements. Voilà pour ce qui est de l’écriture en elle-même. Maintenant, le monde dans lequel nous plonge l’auteur est d’une complexité à toute épreuve. On se retrouve à une date non précisée, mais postérieure à 1900. Tout est régi par l’Eglise, le Magisterium. Les créatures inventées sont infinies, je cite par exemple les ours en armure, les monstres des falaises, les sorcières réinventées, etc. Les mondes sont innombrables, tous différents même si plusieurs se ressemblent. Je pense aux mondes de Lyra et de Will. Les deux enfants viennent d’Oxford, chacun dans un monde différent, à un niveau d’avancement technologique différent, et engagé sur une voie différente. En bref, il s’agit de livres écrits extraordinairement bien, qu’on sent mûrement réfléchis.

Passons maintenant à ce sens implicite, à toute cette critique contenue. Il s’agit ici d’une œuvre à grande échelle. Tout est distillé dans les trois tomes de la trilogie, chacune à son importance dedans. Pour bien plus de clarté, je vais diviser l’analyse en deux parties bien distinctes.

Mais avant toute chose, je vais expliquer ce qu’est le daemon (à prononcer démon) puisqu’il en est beaucoup question. le daemon d’une personne est un animal qui représente la conscience de la personne. il est le réceptacle des sentiments et des émotions. Il est impossible de s’en séparer de plus de quelques mètres.

1 .  Les Sciences & la Religion

Dans cette trilogie, les sciences et la religion ont une très grande place, elles sont étroitement liées, tout en étant totalement opposées. L’une cherche et trouve, l’autre contrôle et restreint.

a .  Le Multivers

Il s’agit ici d’une théorie véridique, existante et qui se vérifie grâce à la physique quantique. Je vais prendre l’exemple basique de la pièce. Je tire une pièce à pile ou face. Si elle est face pour moi, cela signifie que notre monde se sera cloné et que dans le clone, la pièce aura donné pile. Toutes les issues possibles donnent naissance à un nouveau monde. Cette théorie est ici traitée sous le sens spirituel mais aussi physique. Par exemple : « La Sainte Eglise nous enseigne qu’il existe deux mondes : celui des choses que nous pouvons entendre et toucher, et un autre monde, le monde spirituel du ciel et de l’enfer. Barnard et Stokes étaient deux – comment dire ? – théologiens renégats qui posèrent comme hypothèse l’existence de nombreux autres mondes semblables à celui-ci, ni ciel ni enfer, mais des mondes matériels, souillés par le Péché. Tout proches de nous mais invisibles et inaccessibles. » (LRDN, p 44). Le multivers est ici traité sous le biais de la religion, mais aussi sous le sens physique car cette théorie est prouvée au niveau des particules élémentaires dans la trilogie.

Cette considération des sciences traitées par la religion nous amène donc au point suivant, la Poussière, elle aussi condamnée par l’Eglise.

b .  La Poussière

La Poussière est définie comme une particule élémentaire, au même titre que les électrons ou les neutrinos, mais elle est aussi, selon l’Eglise, la manifestation du Péché Originel. Cette Poussière est donc maléfique. Cependant, au cours de la trilogie, on découvre que la Poussière est absolument nécessaire à la survie de plusieurs espèces : « En fait, les arbres filtrent la sraf (= la Poussière) quand elle traverse le feuillage, et une partie est attirée vers les fleurs. Je l’ai vu de mes yeux : les fleurs sont tournées vers le ciel, et si la sraf tombait directement vers le sol, elle pénétrerait dans les pétales et les fertiliserait comme le pollen venu des étoiles. » (LMDA, p 315). On découvre aussi qu’elle n’est absolument pas présente dans le corps des enfants, qu’elle arrive à la puberté. Manifestation du Péché Originel, elle est donc la cause des sentiments et des pensées nouvelles. Je cite : « Ton dæmon est un merveilleux ami et compagnon quand tu es jeune, mais à la puberté, que tu vas bientôt atteindre, ma chérie, les dæmons sont la cause de pensées et sentiments gênants, et c’est ça qui laisse entrer la Poussière. » (LRDN, p 346 & 347).

L’Eglise, par le biais de Mme Coulter, personne pilier du récit,  a créé le Conseil d’Oblation qui a pour but de comprendre les effets de la Poussière et de trouver comment éviter tous ces effets sur les personnes, ce qui a donné lieu à des expériences morbides dans la Station Expérimentale de Bolvangar dans laquelle on séparait les enfants de leur dæmons, ce qui revient à couper un lien vital. On a ici un léger rappel à tous les supposés projets secrets de l’Eglise, qui s’occupe de toutes ses recherches théologiques, qui censure et qui fait taire la plupart des savants lorsque les découvertes vont à l’encontre du dogme (Galilée…).

Le point commun dans tout cela ? L’Eglise, soit la « personnification » de la Religion dans le monde de Lyra.

c .  L’Eglise

L’Eglise est ici toute puissante, on a un retour à une théocratie, de même que chez les Incas ou les Mayas. Je cite : « Depuis que le Pape Jean Calvin avait transféré le siège de la Papauté à Genève et instauré la Cour de Discipline Consistoriale, l’Eglise exerçait un pouvoir absolu sur tous les aspects de la vie quotidienne. » (LRDN, p 43 & 44). On a ici un des plus beaux exemples d’obscurantisme donné. Un pouvoir absolu de l’Eglise, aucune possibilité de s’y dérober sous peine d’excommunication ou pire, de condamnation à mort.

Pour s’assurer cette domination, l’Eglise a tout de même besoin de bras pouvant agir dans les terres éloignées. Qui prend-elle donc ? Elle va, à ce moment là, recruter ses prêtres, en faire des fanatiques.

d .  Le Fanatisme Religieux

Dans cette trilogie, on trouve une énorme critique de l’obscurantisme et cette critique passe par la critique de plusieurs comportements, tous apparentés au fanatisme religieux. On trouve ces deux comportements dans le troisième tome de La Croisée des Mondes. Le premier fanatique est le Père Gomez. Il est délégué par la Cour de Discipline Consistoriale pour tuer la future Eve, c’est-à-dire Lyra. Il se jette sur sa mission, souhaite de tout cœur pouvoir en être chargé, tout ça dans le but de compléter ce qui manque à sa foi. Voyez par vous-mêmes :

« - Et pour finir, ajouta le Père McPhail, il y a la fillette. C’est encore une enfant, je suppose. Cette Eve, qui va connaître la tentation et qui, si elle suit l’exemple donné, succombera à son tour et nous entraînera tous dans sa chute. Messieurs,  parmi tous les moyens possibles pour affronter le problème que nous pose cette fillette, je vais vous suggérer le plus radical, et je suis sûr que vous serez d’accord avec moi… Je propose d’envoyer quelqu’un à sa recherche, pour la tuer avant même qu’elle puisse être tentée.

- Père Président, s’exclama aussitôt le Père Gomez, j’ai fait pénitence préventive chaque jour de ma vie d’adulte. J’ai étudié, je me suis préparé… » (LMDA, p 85). Comme on peut le voir, on a un bel exemple de fanatisme. Mais le second est bien pire encore… Avant cela je vous fais une petite explication nécessaire. Pour séparer un individu de son dæmon, il faut placer chaque entité dans une cage en métal. Le lien invisible sera alors coupé par un couteau métallique. Cette coupure dégage une quantité phénoménale d’énergie. A un moment du livre, l’Eglise a besoin d’une telle quantité d’énergie. Le Père McPhail va alors se sacrifier pour satisfaire sa foi. Il va donner ce lien intime qui fait qu’il est conscient à sa religion. Un fanatisme religieux poussé à son paroxysme.

Toute cette action de l’Eglise sur les sciences, sur les mentalités et sur les hommes a bien sûr des conséquences sur les politiques. Certains suivent, d’autres non, d’autres restent neutres.

2 .  La Politique

Comme je l’ai dit, ces actions de l’Eglises ne sont pas sans répercussions sur les politiques mises en œuvre par les hommes et les autres personnes atteintes par l’Eglise.

a .  Les Sorcières

Les sorcières sont, je dirais, réinventées. On reste tout de même à la femme vêtue de noir pouvant voler, et jeter des sortilèges. Cependant, tout cela est légèrement modifié. Les sorcières, traditionnellement vieilles et laides, nécessairement maléfiques, sont ici « jeunes », belles et ni bénéfiques, ni maléfiques. Elles peuvent vivre environ un millier d’années, et sont, comme les hommes, capables du meilleur comme du pire. Elles ont conservé leur libre arbitre. Elles ne sont ni bonnes, ni mauvaises, elles déterminent leurs actions, bonnes ou mauvaises cette fois ci, par elles mêmes. De plus, étant très nombreuses, elles représentent une forte puissance politique et une puissante force armée.

Si je souhaitais pousser toute cette réflexion à son maximum, on pourrait les comparer aux ONG d’aujourd’hui, en ce sens qu’elles sont puissantes politiquement, mais qu’elles ne sont, par définition, ni bonnes, ni mauvaises. Seules leurs actions déterminent ce qu’elles sont.

Les Sorcières neutres peuvent, à tout moment, pencher d’un côté ou de l’autre de la balance politique. Cette balance résulte de la moindre décision, ce qui met en place une complexité politique immense.

b .  La Complexité Politique

Cette trilogie tourne aussi beaucoup de la position des différents groupes de personnes vis-à-vis de l’Eglise ou de Lyra. Tout est question de politique, de manipulation, de poids dans les négociations… Les personnages sont tous sur une position ou sur une autre. Certains sont avec l’Eglise, d’autres sont contres. Les sorcières elles-mêmes y sont mêlées :

« - Nous allons libérer les enfants qu’on nous a volé. Et j’espère que les sorcières nous apporteront leur aide.

- Pas toutes, assurément. Certains clans travaillent avec les Chasseurs de Poussière. » (LRDN, p 230).

Cette complexité politique est présente dans tout e livre puisque chaque action faite aura une répercussion sur les comportements des autres personnages, sur leurs actions futures.

c .  Le Parcours Initiatique

Toute cette histoire est aussi un parcours initiatique pour Lyra et Will. Les deux enfants vont devoir surmonter de nombreux obstacles, tous ayant une double signification physique et spirituelle. Les deux enfants vont devoir en fait sauvegarder la Poussière, la cause de la puberté et de tous les changements qu’elle implique. Ils luttent en fait contre l’Eglise qui met en place une société sans vague, qui instaure une dictature en coupant les liens entre les dæmons et leurs personnes. Ils vont être ensuite touchés par la Poussière et découvriront l’amour, mais devront achever ce parcours avec le plus difficile des épreuves, la séparation définitive… Ce parcours leur aura ouvert les yeux et leur aura tellement appris mais qui est extrêmement symbolique. Il représente l’adolescence elle-même, le cœur de cette trilogie. Durant cette période, on se rebelle contre l’autorité, on se met en marge, on recherche de nouvelles valeurs, on tente de se trouver, ce qui se fait à la fin avec la fin du pouvoir de métamorphose du daemon, pour bien montrer que la personne sait maintenant qui elle est.

Enfin, je voudrais aborder un dernier point que j’ai décidé de mettre à part, pour marquer son importance à mes yeux.

3 .  La Bible

La Bible se voit presque réécrite. On assiste à une réincarnation du mythe d’Ève, qui sera tentée et qui entraînera le monde dans sa Chute. Dans la Bible telle que nous la connaissons, Eve mange le fruit défendu, acquiert la connaissance et le Péché fait son entrée dans le monde. Dans cette Bible là, le Péché est déjà là. Cependant, l’Eglise projette de le détruire via la destruction de la Poussière. Cette Poussière nécessaire à la survie de plusieurs espèces vivantes, les mulefas par exemple, est donc en voie de disparition. La tentation de Lyra la poussera à faire ce qu’elle peut pour sauvegarder cette Poussière, allant donc à l’encontre de la volonté de l’Eglise, ce qui poussera cette dernière à envoyer un tueur sur les pas de Lyra. Cette tentation est aussi supposer entraîner les mondes multiples dans la nouvelle Chute puisque le Péché aura été sauvé. Mais au fur et à mesure, on se rend compte qu’il est pourtant nécessaire au maintien de tous les mondes et aux émotions. On a ici toute une réflexion que je ne peux pas développer dans son intégralité, mais qui est d’un intérêt fabuleux.

Pour conclure tout ça, je pense que cette œuvre résulte d’une grande démarche de réflexion vis-à-vis de la religion. Je pense qu’il est possible de la mettre en parallèle avec l’œuvre d’Epica qui réfléchit aussi énormément sur la religion (cf The Divine Conspiracy, Consign To Oblivion & The Phantom Agony).

Quand à noter… C’est extrêmement dur. Je ne sais pas quelle note mettre. Je n’en mets donc pas et je vous souhaite une bonne lecture.

Loïc

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Hype Machine

18 octobre 2008

Et voilà la rubrique très controversée(par personne mais qu’il l’est comme même) de la hype. La hype étant un phénomène assez récent(ou pas) qui s’apparentait au terme “à la mode” version indépendant,paradoxale, n’est-ce pas? Car il faut savoir qu’un hype aime les groupes très indépendants et dénigre Tryo, il a une frange de préférence et vénère le slim tel son dieu. Toutefois, il faut bien avouer qu’ils ont des bons gout question musique alors Let’s Dance, mes amis…(oui, le hype aime incruster des mots en anglais dans des phrase bien franchouillarde…)

Britney SpearsWomanizer (The Teenagers remix)

  • Déjà, vous devez savoir que le hype aime se dire ouvert d’esprit mais dans un espace tres restreint. Du coup, il aime Britney Spears, tout comme les Teengers, d’ailleurs.

CSSMove (Metronomy Remix)

  • Les CSS, c’est un peu comme les reines(et roi) de la hype : C’est jeune, ça s’éclate, ça fait des chansons drôles et en plus (et là attention détail à retenir si vous voulez vous être une Cory Kennedy II-si vous la connaissez pas, vous n’êtes pas vraiment au point-) vous sortez avec un Klaxons et vous êtes amis avec tout les remixeurs du moment dont les Metronomy aussi potes avec Messieurs les Teenagers (le monde est petit dans la hype.)

Vampire WeekendOttoman

  • On aurait tendance à croire que le hype n’écoute que de l’électro! C’est faux ,bien sur! Le Hype, adore les Kills et idolâtre les Velevet Underground. mais bizarre il aiment aussi Vampire Weekend, allez savoir pourquoi…

Minitel RoseBuisness Woman

  • Le Hype français est quelque peu complexé par son concurrent anglais qui le bat à tous les niveaux. C’est pour cela qu’il soutient n’importe quels groupes venant de France, même quand ils s’appellent Minitel Rose et que, PIRE, ils sont nantais!

The White StripesStop Breaking Down (Live)

  • Le hype est comme même attaché à des classiques, mise à part les Velvet Underground qui font parties du patrimoine, il aime les White Stripes,il peut alors se vanter de connaitre autre chose que Seven Nation Army et citer l’auteur original de Stop Breaking Down(quoi que…). Bizarrement, le hype ne parle et n’écoute jamais Mr Page &cie…allez savoir pourquoi..

TV On The RadioDLZ

  • Mais, outre son coté un peu clownesque, le hype aime les choses complexes que le public à parfois du mal à comprendre, c’est ce qui fait du hype, un mec trop “cool et ouvert”. Les  TV On The Radio, c’est pas aussi cool que d’aimer les Brian Jonestown Massacre mais ça le fait comme même.

Pix : Le Cobrasnake (parce qu’il le vaut bien…)

Axeley

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I Know A Place Where No Cars Go…

6 octobre 2008

Ce week-end, avec mes camarades de blog Laure et Loïc, nous avons abordés la fameuse question dont personne ne peux juger sa réponse parfaite : Quels est ton album préféré? Personnellement, j’ai un peu bugé. Puis ça ma torturé l’esprit jusqu’à ce matin en me réveillant avec un CD soigneusement choisis la veille. A moitié dans la brume d’un rêve poisseux, je fixa mon mur où c’était logé un assez grand dessin au crayon représentant un soleil au style plutôt..baroque je dirais. Et d’un coup tout met revenu à la surface, toutes ces émotions éprouvées auparavant déferlèrent dans ma boite crânienne. Voilà que je regarde la pochette de l’album ; dans un noir profond, je perçois une bible…une bible en néon rouge. C’est “Neon Bible“(2007) des Arcade Fire. Ce groupe est l’échec et la réussite de ma vie musicale. Tout d’abord, un échec car ils étaient en programmation à Rock en Seine et que j’ai préféré aller voir The Fratellis, puis aussi car ils étaient à l’Olympia(places vendus en une vingtaine de minutes) avec Electrelane, un groupe que j’adore mais actuellement séparés.Loupés des lives réputés divins me répugnent ou/et me dégoutent. Un énorme échec. La Réussite est tout simplement de les aimer. J’ai mis plus de quelques mois à aimer pour la première fois No Cars Go, qui passait en boucle à la radio mais qui ne m’avait jamais interpellé.Puis, j’ai pris l’album et là ce fut le déclic, la révélation de ma vie. Donc, ça peut semblé bête mais je suis fière d’aimer ce groupe. Pour  le présenter, rien de plus simple que de ce rendre sur Wikipédia ou directement sur leur site. J’entame maintenant l’épopée de Neon Bible

Si vous avez en votre possession cet album (dans le cas contraire, allez l’acheter de suite), je vous conseille vivement d’augmenter le son au maximum pour une écoute optimal de ce chef d’œuvre.Attention les casques ne sont pas autorisés, je veux entendre vos hauts-parleurs cracher leurs poumons. Résumé l’album est impossible ; c’est une composition de sons multiples classiques et inhabituels qui vous viennent aux oreilles, des chœurs empreigne une chaleur maternelle au tout. Une batterie légère mais incisive et décisive. La voix de Win Butler vous transperce de tout part, vous laissant nu devant une telle immensité. Que l’on écoute cet album, triste, joyeux, nostalgique, dépressif, hargneux, capricieux….on oublie tout, tout ce qui n’est pas nécessaire, tout nous parait futile comparer à la beauté de cette chose que l’on écoute. On tiens entre ces mains cet objet noir que l’on considère maintenant comme une relique d’une civilisation perdue. Keep the Car Runnig et son rythme implacable vous donne obligatoirement le sourire, vous fait sentir presque meilleur. Black Waves-Bad Vibration et Black Mirrors font place au  délectable français de Regine Chassagne donnant un coté universel à ses chants bibliques. Neon Bible révèle les noirceurs les plus inavouable de la musique, faisant battre à plein régime les instruments à vent jusqu’aux cordes du violoncelle. Il déterre ce qu’on aurait voulu oublier, ce qu’on aurait voulu ne pas avoir à oublier. Néanmoins, cette noirceur laisse paraitre quelques rayons de soleil, on prend un grand bol de courage avec ou (Antichrist Television Blues) et Keep The Car Running. Mais la réelle force de Neon Bible est son lien avec une réalité mondiale. Arcade Fire signe alors la démentielle Windowsill, la meilleure chanson de l’album avec la divine No Cars Go et une des plus belle chanson de tous les temps (oui, je sais j’exagère mais sur ce coup là j’assume). Un rythme lent, des mots cinglants et poignants ; Win Butler tranche à vif, le crescendo est impossible, les phrases semblent presque inconcevables, mais c’est bel et bien là. Ça vous prend d’un coup et ne vous lâche plus, on en ressort en larme, nu, vidé, fini. Cet état second aurait pu laisser un arrière-gout  amere mais voilà que l’on attaque LA chose de la chose, La chanson des chanson : No Cars Go. L’intro est reconnaissable entre milles, la batterie prend place, on entend l’accordéon, les chants s’elevent. Ce morceau est à lui seul une œuvre unique de toute l’histoire de la musique. C’est surement le coté orchestre du groupe qui donne cette impression de grandeur mais l’important n’est pas là, l’important est que c’est grand, immense, énorme, inimaginable! L’album conclut avec le religieux My Body Is A Cage qui en dis plus que ce qu’elle veut bien nous montrer. Cette musique nous attrape et nous remplace petit à petit, nous ne sommes plus, on vit à travers cette forme noir taché d’une bible en néon, on est elle, pendant ces 46:43 passé dans cet autre monde. Décrire ce qu’est l’album reste complexe mais faisable pour un mélomane avertis mais dire ce que l’on ressent est impossible pour tous. Neon Bible est, c’est tout.

Tracklist :

1. Black Mirror
2. Keep The Car Running
3. Neon Bible
4. Intervention
5. Black Wave Bad Vibrations
6. Ocean of Noise
7. The Well & The Lighthouse
8. (Antichrist Television Blues)
9. Windowsill
10. No Cars Go
11. My Body is a Cage

Vidéo :

Rebellion(lies)

Neon Bible (Concert à Emporter)

Axeley

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Jason Mraz

2 octobre 2008

Jason MRAZ...Artiste connu depuis peu en France mais qui a déjà fait un bon petit bout de chemin…

Jason Mraz est né en Virginie en 1977. C’est à 18 ans qu’il commença à jouer de la guitare. Il partira plus tard en Californie à San Diego, une ville tremplin pour la musique. Il joua dans les cafés/concerts de la ville dont le fameux Java Joe’s qui lui donnera une réputation de plus en plus grande (il auto-produira d’ailleurs un album “Live at Java Joe’s“).
Accompagné depuis ses débuts part Toca Rivera (djembe/voix) ainsi que de Ian Sheridan (bassiste/contrebassiste), il joua de 2001 à 2002 non-stop afin de créer son 1er album “Waiting For My Rocket To Come” qui le rendra célèbre aux USA et au Japon grâce à sa chanson “The Remedy“. Il sortira par la suite en 2006 son album “MR. A-Z” avec en premier single “Wordplay“.
Il est devenu en 6 ans un artiste, chanteur et guitariste reconnu, avec une réelle personnalité, qui arrive à mélanger humour et sensibilité dans ses chansons, avec toujours une grande qualité musicale…

A partir de 2005, il se mit en quête de conquérir l’Europe en commençant par faire, notamment, les premières parties des concerts de James Blunt en Angleterre.
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En 2008, Jason Mraz atteint des sommets grâce à son nouvel album ”We Sing We Dance We Steal Things” et son premier single ”I’m yours“.
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I’m Yours
Well you done done me and you bet I felt it
I tried to
be chill but you’re so hot that I melted
I fell right through the cracks
and now I’m trying to get back
Before the cool done run out
I’ll be giving it my bestest
Nothing’s going to stop me but divine intervention
I reckon it’s again my turn to win some or learn some

But I won’t hesitate no more, no more
It cannot wait, I’m yours

Well open up your mind and see like me
Open up your plans and damn you’re free
Look into your heart and you’ll find love love love love
Listen to the music of the moment people dance and sing
We’re just
one big family
And It’s our God-forsaken right to be loved love loved love loved

So I won’t hesitate no more, no more
It cannot wait I’m sure
There’s no need to complicate
Our time
is short
This is our fate, I’m yours

Scooch closer dear
and i will nibble your ear

I’ve been spending way too long checking my tongue in the mirror
And bending over backwards just to try to see it clearer
My breath fogged up the glass
And so I drew a new face and laughed
I guess what i be saying is there ain’t no better reason
To rid yourself of vanity and just
go with the seasons
It’s what we aim to
do
Our name is our virtue

But I won’t hesitate no more, no more
It cannot wait I’m yours

Well open up your mind and see like me
Open up your plans and damn you’re free
Look into your heart and you’ll find the sky is yours

No please, don’t complicate
Our time is short
This is our fate, I’m yours

POUR RESUMER:
Ses chansons sont mignones, il est mignon, il chante bien, bref tout est bien et mignon chez lui… Petit coup de coeur du moment.
May