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The Fountain

9 janvier 2009

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Darren Aronofsky est, selon moi, l’un des réalisateurs les plus prometteurs de cette décennie. Il crée dans chacun de ses films une bulle sensorielle et est si proche des spectateurs que ceux-ci se retrouvent en total immersion, en phase, avec l’histoire et le thème évoqué. La réalisation, toujours très juste, est faite avec une classe digne des grands noms du cinéma. Vous connaissez sans doute Darren Aronofsky par son chef-d’œuvre Requiem For A Dream et sa célèbre musique composée par Clint Mansell qui l’accompagne à chacune de ses réalisations, s’inspirant réciproquement. Plusieurs court-métrages sont introuvables, il vous reste donc PI, encore un chef-d’œuvre sans nom. The Wrestler prochain film en date a d’ors et déjà reçu  un prix.

Les gens prient pour être jeunes et ils occultent le fait que la mort est une part essentielle de la vie. Les hôpitaux dépensent des sommes folles pour garder les gens en vie. Mais nous sommes tellement préoccupés par notre obsession du corps que nous en négligeons l’esprit. C’est l’un des thèmes centraux que je voulais aborder dans ce film : la mort nous rend-elle humains ? Si l’on pouvait vivre éternellement, perdrions-nous notre humanité ?” Darren Aronofsky.

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Résumé : The Fountain raconte le combat à travers les âges d’un homme pour sauver la femme qu’il aime.
Espagne, XVIe siècle. Le conquistador Tomas part en quête de la légendaire Fontaine de jouvence, censée offrir l’immortalité.
Aujourd’hui. Un scientifique nommé Tommy Creo cherche désespérément le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi.
Au XXVIe siècle, Tom, un astronaute, voyage à travers l’espace et prend peu à peu conscience des mystères qui le hantent depuis un millénaire.
Les trois histoires convergent vers une seule et même vérité, quand les Thomas des trois époques – le guerrier, le scientifique et l’explorateur – parviennent enfin à trouver la paix face à la vie, l’amour, la mort et la renaissance.

Interprétation : Aronofsky met en place ses pions : Hugh Jackman(qui devait à la base être Brad Pitt, mais ce dernier, a préféré joué dans Troie….Abruti oui.) et Rachel Weisz(à la base Cate Blanchett) qui n’est autre que la femme de Aronofsky. Le duo Brad Pitt/Cate Blanchett aurait été accueilli avec plaisir, toutefois, il est vrai que  le duo Hugh Jackman/Rachel Weisz donne une certaine couleur au film, une trace plus humaine que la beauté froide de Cate Blanchett et Brad Pitt. Enfin, parlons plutôt du film! Les trois histoires mis en place se suivent en parallèle ,se coupent et se complètent. Bien que liées, elles proviennent d’univers assez différents. Cependant, le départ, le mouvement et l’arrivée sont similaires. Ce qui va suivre est mon interprétation et je ne vous l’impose en rien. (Attention spoiler). Le film est en fait articulé sur l’histoire de Tom et Izzy, le scientifique voulant à tout prix sauver sa femme du cancer, entreprend des recherches trés poussé alors que sa femme est sur le lit d’hopital. Même après la mort de cette derniere, il continue à chercher un remède contre la mort (”La mort est une maladie comme les autres“).Puis nous savons que sa femme, avant de mourir, a écrit un roman mettant en scène  un conquistador partit en quête de la fontaine de jouvence pour sa reine. La partie final écrit par Tom, met en scène l’arrivée e du conquistador devant l’arbre de la vie où il boit sa sève et meurt par celle-ci. Tom aurait donc compris que l’arbre de la vie le mènerai à la fin, ce qui est contradiction avec la dernière image de Tom partant de l’enterrement de s femme avec la volonté de vaincre la mort. C’est là que le tom spirituel (l’astronaute du résumé d’allociné est un peu n’importe quoi, selon moi) rentre en scène. Pour moi, ce tom là, est le future du Tom scientifique. Il aurait trouvé l’arbre de la vie au bord de la mort à Xibalaba, l’étoile (équivalent du Paradis pour les Mayas) qui va elle-même bientôt s’éteindre. Il est donc logique de penser que de son “vivant” Tom n’a jamais finis The Fountain(le livre) et ce n’est que bien après sa mort qu’il a réussi  à finir ce livre, alors qu’il a enfin compris la véritable nature de l’immortalité. La preuve en est que le chef maya reconnait le tom spirituel et se soumet à lui. A la fin, le Tom Spirituel, comprend qu’il doit se sacrifier et mourir pour que l’arbre de la vie renaisse. Il accepte alors sa mort et celle de sa femme.C’est loin d’etre bien expliqué, mais je pense que je suis sur la bonne voix…Ou pas, apres tout…

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Avis : Malgré ses apparences, ce film n’est pas si compliqué qu’il n’y parait.  Je pense qu’il faut avant tout comprendre que tout y est sublimé; à partir de là, on peut comprendre les sujets universels abordés par Aronofsky. L’amour, l’immortalité, la mort, tout ces sujets sont brillamment traités grâce une réalisation stylisée et sophistiquée. Concernant le jeu d’acteur, il est clairement prenant. Malgré son apparence de “Wolverine”, musclé et l’air un peu trop viril, Hugh Jackman dévoile son talent d’acteur avec la plus grande finesse. Quant à Rachel Weisz, malgré ce visage niais et enfantin, dégage une force incroyable, et dessert ses personnages avec efficacité et grâce. Ce film est un hymne, une sorte de chant, pas vraiment moralisateur, cérébral surement, voire psychédélique pour certains. Personnellement, ça m’a chamboulé, on en ressort presque serein. Les images sont si belles qu’on peut dire avoir vu une œuvre d’art. Je ne sais pas, je ne sais plus. Ce film est une oeuvre sensible, qu’il faut voir et ressentir. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus, il faut le voir pour le croire.

Note Approximative : 16,5/20

# Ce film peut paraitre un peu prétentieux par sa forme et son sujet, et c’est là son seul défaut. Malgré une durée assez courte (1h30 digne d’un Jumper), il développe et cuit à point tous ce qu’il y avait à dire. Un film tortueux, éprouvant mais avant tout sublime et transcendant.

Death Is The Road To Awe+BA amateur(attention spoiler)

9 commentaires

  1. je n’ai qu’une envie c’est le voir , ce film a l’air ( et pas seulement , nn? ^^ ) très bien. Rien que le Spoiler sa mets l’eau à la bouche .


  2. Xibalba, chez les Mayas, c’est plus l’enfer…
    Xibalba = le monde de la peur


  3. Pas ici…


  4. C’est un faux Xibalba.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Xibalba


  5. J’aurais mis 17/18 moi plutôt.
    J’ai beaucoup aimé après l’avoir revu, c’est très bien traité.


  6. Oui mais je suis vava edmont, donc j’aime être méchante dans les notations. car même si il est tout simplement sublime..il n’est pas parfait


  7. En effet. Voilà le pourquoi du 17 et pas du 20.


  8. …16,5 équivaut presque a 17…



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