Archives pour février 2009

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Susanna & The Magical Orchestra

28 février 2009

Il est temps de vous présenter ma dernière découverte en date, un duo norvégien. Ce duo, Susanna & The Magical Orchestra, est mené par Susanna Karolina Wallumrød (née en 1979) à la voix et par Morten Qvenild(né en 1978) aux claviers. Ces deux là sont signés chez Rune Grammofon, un label norvégien.

Susanna & The Magical Orchestra est donc le résultat de la sensibilité des deux, et produit un son qui peut se décrire comme la pop lente, mixée avec des éléments de jazz ou d’électro. Ce groupe est mené par la grande voix de Susanna qui peut vous envoûter en une seule note extrêmement fragile, mais toujours d’une sensualité incroyable. On prend alors le temps de faire connaissance avec la moindre de ses intonations le long de lentes chansons mélancoliques. Susanna montre une vulnérabilité rarement atteinte. On frissonne, on jubile à l’ouïe de cette rencontre lumineuse entre un folk minimaliste et une electronica délicate.

Les deux sont aussi passés maitres dans l’art de la reprise et dans l’art du silence. Le groupe reprend de nombreux classiques comme Jolene de Dolly Parton ou encore Love Will Tear Us Apart par Joy Division en laissant planer de nombreux silences, tous plus sombres les uns que les autres, mais tout aussi jouissifs que la voix de Susanna puisque le moindre silence va devenir synonyme de reprise du son, mais d’un son toujours plus délicat que le son d’avant.

La musique de Susanna & The Magical Orchestra ne sera jamais quelque chose de dansable, loin de là. Mais c’est une bulle de douceur, de paix et de lumière qui vous laissera tranquille et détendu comme jamais. A découvrir donc, malgré le fait que cela ne soit pas vendu en France, ou presque.

Site du groupe : www.susannamagical.com/

Discographie :

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The Whitest Boy Alive – Rules (2009)

26 février 2009

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Remettons nous dans le contexte, si vous le voulez-bien. The Whitest Boy live est un groupe allemand avec un chanteur Novegien. Ce chanteur, Erlend Øye, est déjà connu pour deux prodigieux albums avec son collègue et ami Eirik Glambek Bøe pour le projet Kings Of Convenience, qui prépare actuellement un troisième album. TWBA, sont alors à leur deuxième album. Le premier sortit en 2006 “Dreams” est un bijou pop/folk voire même electro. Ses mélodies délicates desservie par la sublime voix de Erlend Oye remporte immédiatement un vive succès. Ou si il n’en a pas rapporter ce serait une lourde erreur. Mais passons. Nous sommes en 2009, “Rules” sort enfin et nous régale.

Le départ s’annonce avec Keep A Secret. Nous retrouvons avec une joie immense cette fine basse, cette guitare délicate et cette voix…Bizarrement, on comment à apercevoir un changement par rapport a Dreams. Un petit coté plus “Funky Hair”. La tête mouvante et les épaules basculent on apprécie l’instrumentale tel un bouddha devant son bol de riz. TWBA ont pris du chien(pas dans le riz hein…), et redémarre en “force” avec Keep A Secret. Je le dis bien haut et fort. Erlend Oye et ses amis sont  dans le bon coté de la force. On passe à « Intuition », titre infiniment jazzy qui vous donne envie de boire un martini en dansant la carioca avec Gerard Darmon. Le « …something’s wrong.. » vous donne des frissons. Comme je le disais précédemment TWBA, c’est un peu la force tranquille du rock. On pourrait, alors, comparer « Intuition » à une sorte de rendez-vous galant avec un gentleman ou une charmante demoiselle, l’ambiance y est, l’alcool monte à la tête..une bonne soirée se profile. Dans ce sens, nous passons à « Courage ». La voix de Erlend Oye se fait plus fragile, plus désespéré dans un sens. On frôle parfois les 80’s avec ses synthés à outrance tout en gardant une classe absolue grâce à cette sublime guitare. Toujours ce petit truc funky qui vous balance les épaules. « Timebomb » est le commencement d’une extraordinaire suite de bonne musique. Le rythme se fait plus oppressant, la voix s’essaye à un semblant d’électro et la basse dévoile sa ligne tel El riff(o). « Timebomb » brise toutes les idées reçues que l’on pourrait avoir sur cet album, faisait étalage d’une noirceur insoupçonnable tout en restant dans la parfaite continuité de « Rules ». Et voilà, LE morceau qui m’a décidé à écrire cet article, à acheter l’album et à aller les voir en concert à la Maroquinerie : « Rollcoaster Ride ». Comment vous la décrire, essayons l’hyperbole car c’est bien cela qui convient. Cette guitarrrrreeeeeeeeeee vous sert le cœur comme de la viande haché dans la gueule du loup-garou. La basse vous caresse le poil dans le bon sens jusqu’à ce que l’on frissonne de plaisir. La voix vous guide à travers la nuit noire, vous tâtonnez, la main en avant, Erlend vous la prend et vous montre le chemin. 1.36min et la machine à dopamine est en suractivité.La guitare vous laisse un moment de répit et s’éloigne tout doucement…2.38min c’est un supplice de faire une chanson si courte. « High On The Heels » vous remonte les bretelles de votre mièvrerie. TWBA accélère le rythme rajoute ce fameux synthé, on assiste alors à un jolie show Electro/pop comme on les aime tant. Encore un de ces riff inférnals sur lesquels vous vous dites un énorme et admiratif « Ohhhhhh ». Dans la même lignée, nous avons le très « Dreams » « 1517 », qui vous balance un son d’une pureté musical presque insolente! Tous les arrangements sont de très bon goût, on s’étonne même de se dire qu’en réalité c’est eux qui font l’unique bonne musique. Cette pensée limitative et stupide vous quitte et laisse place à une simple et humble admiration profonde. « Gravity » se révèle un peu moins efficace mais n’oublie pas de nous donner notre dose de petits plaisirs tels que ces inattendus et sublimes chœurs, ou encore ses jolies couplets. « Promise Less Or Do More » débute. Le solo de guitare bien que assez simple à première vue est une efficacité sans faille. On le voit bien sur ce morceau c’est la voix qui dépend de l’instrument et non pas le contraire. Une chanson qui sans la fin à plein nez. Toutefois, « Rules » poursuit son chemin avec le terrassant « Dead End ». La même recette vous est servis mais cela ne dérange pas vraiment. Ce que l’on a aimé, on l’aime toujours et « Dead End » c’est un peu comme une tarte tatin après du canard à l’orange. Pourquoi dire non? « Island » ou leur premier single. Un riff a vous faire attrapé un torticolis.6.58min de plaisir. Le temps passe mais on l’aperçoit à peine.5.10min et c’est la joie de la fin, tout est au bord du gouffre, il ne nous reste plus qu’a sauter pour en finir, on a du mal à accepter de quitter cette mélodie qui nous a accompagné pendant si longtemps….et voilà…paf. Finis.

Rules m’a révélé The Whitest Boy Alive. Alors que Dreams s’affichait comme un prolongement des Kings Of Convenience, Rules se dressent contre tout préjugé et offre un panel de chanson d’une beauté inqualifiable. Ce n’est que après avoir écouté Rules que j’ai pu re-découvrir le premier album avec sérénité. Ce deuxième opus est donc un gros bijoux, un diamant magnifiquement taillée de très bon goût. Du bel art, c’est certain.

Tracklist :

  1. Keep a Secret
  2. Intentions
  3. Courage
  4. Timebomb
  5. Rollercoaster Ride
  6. High on the Heels
  7. 1517
  8. Gravity
  9. Promise Less or Do More
  10. Dead End
  11. Island


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The Crying Light – Anthony and The Johnsons

19 février 2009

Anthony And The Johnsons c’est une grande aventure .

Je vais vous parler du troisième album de ce groupe magnifique  : The Crying Light.  Pour l’aspect biographique et tutti quanti, je vous met le lien Wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Antony_and_the_Johnsons.

Je trouve que ce troisième album est dans la continuité du second ( I am a Bird now ), en fait, c’est comme si dans celui-ci Antony avait passé une étape; il sort d’une crise existentielle, d’une thérapie, et nous offre un album merveilleux .

La première chanson, Her eyes are underneath The Ground est  un adieu, une dernière parole adressée à “elle”. Cette chanson, c’est celle qu’on entend lors d’un enterrement, c’est les dernières paroles qu’on adresse aux proches du mort, le violon est bien sombre, annonçant toute la tragédie qui se joue à nos oreilles. Mais cet album n’est pas fait pour torturer  l’âme. On le comprend aisément en entendant Epilepsy is dancing, c’est une petite balade entre joie et mélancolie , de celle qu’on écoute pour se faire transporter l’âme, avec, comme petit ange, Anthony qui danserait doucement sur un nuage en chantant et vous suivez, intrigué par sa voix, jusqu’où va-t-elle vous mener? Elle monte, elle monte encore, et vous suivez toujours, estomaqué devant l’ascension que vous avez faite avec elle; puis, doucement, tout redescend, et vous avec. D’ailleurs, la suite nous le fait bien comprendre, pas trop de joie d’un coup se serait trop et ça ne ressemblerait plus à du Anthony, on redescend et là, One Dove vous fait comprendre ce qu’est la mélancolie, la tristesse. On appelle comme lui cette  colombe pour qu’elle nous apporte un peu de paix et surtout un peu de soleil . Mais la colombe apporte beaucoup plus que  tout cela.

La joie et l’euphorie sont de mise avec la suivante Kiss my name (une de mes préférées). On part dans un tourbillon avec kiss my name; le début est fort. L’ordre d’embrasser le nom d’Anthony retentit a nos oreilles et on dit ” oui! “, il commence tout doucement , vous devenez accro parce que la joie est là mais par en dessous, avec le refrain, il vous accroche avec son  ” kiss my name  kiss my name”! et il en use! Il accentue sa voix, la rendant plus forte, plus impétueuse et vous êtes drogués, vous obéissez, vous embrassez! (pendant plusieurs jours je ne pouvais pas m’empêcher de l’écouter) Le “ouhhh ouhhh ” en fond sonore est délirant, le violon qui part  vous fait tourner la tête et ce “kiss my name” si puissant. Une chanson exceptionnelle, mystique.

On passe à une chanson pleine d’amour avec The crying light, Anthony monte dans les aigus et cela lui va parfaitement bien, il s’épanouit sous cette lumière, on a l’impression d’être dans l’espace et que d’un instant à l’autre Dieu va vous parler pour vous donner cet “Amour”  et vous, vous savez que vous êtes fait pour cet amour, pour cette lumière, que cette lumière c’est TOUT. Doucement, la mélodie disparait pour faire place a Another World, une chanson douce, triste où Anthony fait ces adieux à ce monde, et il nous dit tout ce qui lui manquera. A la fin, il y a ce bruit de fond, comme un appel qui nous fait sentir qu’il est temps de partir…

 La 7ème chanson Daylight and The Sun,  est sublime. Un mélange entre douceur et inquiétude, une prière, une apologie du mot  ”daylight”, écoutez comment il le dit! On dirait le nom de Dieu! Le feu de cette chanson part juste à temps pour faire place à  Aeon . Alors, celle là, on dirait vraiment une prière, quand il dit “Aeon” …brrr frisson!!!. J’aime. 

Pour nous remettre en douceur, Dust and Water arrive a point nommé, une petite ballade, une petite complainte murmurée, susurrée à l’oreille sous l’œil attentif de la Lune. Cette chanson nous amène à la dernière de l’album : Everglade. Une chanson. Belle. On dirait un bonbon à certains moments puis une boule de tristesse qu’on ravale à d’autres. La musique ressemble à celle d’un opéra, la musique qui annonce la fin. Montante mais emprisonnée dans ce manteau sombre et brillant. Là encore, le mélange des genres est de mise: la clarté et l’obscurité se rencontrent un instant pour accoucher d’ UNE chanson. Le mot Everglade on ne l’entend plus de la même façon après qu’Antony l’ait chanté.

 

Et c’est la fin. 

 

Voila, je suis restée pantoise après avoir écouté cet album. Anthony and the Johnsons ont réussi encore une fois à nous assommer de musique et de sentiments. Plus qu’un bijou, cet album est une couronne dont chaque chanson est une perle. ♥

Je tiens à saluer la performance des musiciens car je parle beaucoup de la voix d’Antony mais sans la musique rien ne serait pareil.

Cet album c’est un album à avoir, à écouter, à vivre .

Les liens :

Pour écouter l’album :  http://www.deezer.com/#music/album/262035

Pour lire les paroles :    http://www.parolesmania.com/paroles_antony_and_the_johnsons_5456.html

Shrulke

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On Sort Ce Soir?

13 février 2009

Dans les soirées hautement recommander par la maison ce mois-ci, nous avons certaines perles à ne pas loupé si un concert représente pour vous un bon fix comme chacun à besoin.

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Vendredi 14 : Quant à la Fleche d’or, nous aurons un live des Amazing Babyle 14, pour tout ceux qui ne seront pas à d’autre occupation extra-concert. Pour 6euro(+conso…ouais, on est à la flèche d’or comme même) et de minuit jusqu’à 6h

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Mercredi 18 : Sinon, il y aura la soirée des groupes en vogue dans la hype machine c’est-à-dire Revolver, Ra Ra Riot et Koko Von Napoo . Le 27 et 28 février, ne seront pas mal non plus.

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Dimanche 22 :Sinon, niveau concert pur et simple. Il y aura les très tendances Chairlift accompagnés de Women à La Maroquinerie le Dimanche 22, avec tarif réduit pour la plupart d’entre vous je pense.

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Vendredi 26 : Au Social Club, les soirées intéressantes selon les groupes qui vous font vibrer. Je retiendrais pour ma part la soirée du Vendredi 26 : Anoraak, College et Jupiter, une programmation bien frenchi donc à partir de 23h..gratuitement.

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Vendredi 27 : Tout d’abord nous avons l’inimitable Club NME #6 . Soirée proposée donc par le célèbre magazine britannique proposant cette fois-ci une line-up bon enfant et bien sur promettant de belle découverte musicale. La soirée commencera avec les portugais Buraka Som Sistema qui projetterons leur gros son à travers l’Elysée-Montmartre dès 22h30. On enchainera avec les tant attendu The Teenagers qui se font si rare en France puis pour conclure les live un prestation des We Are Enfant Terrible, déchainant certainement les foules de jeunes gens insouciants. Les Djs prendront la releve jusqu’à 6h, comprenant : Midfield General,Vicarious Bliss(toujours!), ER2, Brock Hunter, Radio Vic…Une programmation donc très alléchant. Seul bémol, le prix! En effet, 15€ est un prix juste pour ce qui est proposé mais pas à porter de toutes les bourses. Et quand l’on pense que les britanniques ont une réduction étudiantes sur les 10£ de la soirée…On en est encore bien loin.

A La Boule Noire, nous aurons la très délicate Rachel Yamagata à seulement, 19,80.€.

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Samedi 28 : Au Point Ephémère, on retiendra The Spinto Band le 28..je me laisserais moi-même tenté…pour 18euro…why not?!

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Lova Lova – Superbus (2009)

10 février 2009

C’est en 2009 que les français décident de revenir sur le devant de la scène avec un nouvel album Lova Lova qui succède à Wow. Hé bien, c’est un retour réussi. Jenn’ est ses amis nous livrent un bon petit disque qui tient bien ses promesses.

Lova Lova, comme chacun de ses prédécesseurs, marque le début d’une époque de Superbus. Cette fois-ci, il va s’agir d’une période cabaret, années 80, néons et compagnie. Tout ça se retrouve sur le pochette du CD, haute en couleurs, et dans le titres, bien entendu. Le synthé se fait la part belle dans tous les titres, et sur certains titres, la guitare est même totalement absente, ce qui ne choque pas du tout, assez étonnament. L’album est assez hétérogène, puisque on passe de chansons en français à des chansons en anglais, en passant par des chansons multi-langues.

On ouvre sur Nelly, qui officie assez bien. Des paroles qui jouent sur les sons, un rythme qui se pose sans façons, et bam, c’est parti. Le synthé est là, bien sûr, mais on a quand même des bonnes guitares aux refrains. On continue le voyage avec Addictions qui a été le premier single de l’album. Assez déroutante au premier abord puisque elle commence par des « Ha. Ha. Ha. » de Jenn’, elle est en fait très bien ! Des paroles entêtantes, simples, une mélodie qui t’accroche l’oreille, un pont fabuleux, c’est parti, t’as la pèche pour la journée. Synthé un jour, synthé toujours, il est bien présent. La suite arrive avec I Wanna Be U qui commence sur une bonne batterie + synthé. Un petit « riff » de synthé, et hop, roule ma poule ! Paroles made in Jenn, ça se sent, un rythme un peu à contre temps quelque fois, la chanson est très intéressante. The next one is Hello Hello. C’est la première chanson un peu plus calme et joyeuse. Assez aérienne, Jenn se balade dedans, elle te survole ça avec un art « que wesh tu peux pas test » (si on te le dit !). Première chanson en plusieurs langues, les deux collent parfaitement. Arrive enfin la vraie balade de l’album en la personne de A La Verticale. Adepte de la grosse guitare, passe ton chemin. Cette dernière est absente, on a que le synthé. Jenn chante presque sur une base de batterie. Des sonorités de paroles qui s’accordent très bien avec des sons ronds etc., un fond musical parfait, c’est la balade qui tue. On repart juste après sur un bon truc qui bouge bien, j’ai nommé Just Like The Old Days. Là, t’as l’ambiance qui se lève direct. Toi, tu te lèves aussi, tu danses etc. C’est impossible de rester sans bouger tellement le rythme est bon et les effets sont réussis. Premier bémol de l’album, Gogo Dance Show. Un fond un peu dérangeant à cause du synthé, une structure avec des chœurs assez spéciale, le synthé qui revient… C’est bien beau, mais pfff… J’accroche pas. Mais après ça, on ré-embraye sur du lourd avec London Town. Deuxième balade de l’album à la sauce anglaise. Des paroles écrites de main de maître, une mélodie sympa comme tout, tout est chou là dedans. On adore direct. Suite du bémol, deuxième chanson sur le même thème ou presque : Call Girl. Ce n’est pas assez mélodique, le fond musical n’est pas mis en valeur, ce n’est pas vide, mais c’est loin d’être plein aussi. Retour du lourd, et jusque la fin cette fois. On embraye avec Apprends Moi qui renoue avec le Superbus des débuts, assaisonné tout de même de synthé. Des couplets calmes, tranquilles, qui contrastent avec les refrains bien guitarés qui envoient du pâté. Ça gère, tu danses ta race, tu kiffe quoi. Avant dernier morceau, may I introduce you Keyhole. Une intro pompée sur Eurythmics mais il semble qu’on appelle ça l’inspiration (si vous avez le temps, comparez donc ! Sweet Dreams par Eurythmics, regardez donc sur Youtube.), qui enchaine ensuite avec un très bon morceau. Y a pas à dire, ça gère sa mère. Tu danses aussi trop à mort, Jenn’ te survole ça avec une aisance incroyable et te fout un refrain du tonnerre dans la tête. Il en sort pas de la journée et tu danses comme un con tout seul. Mais c’est Jenn’ & co., donc on pardonne ! Et enfin, on passe sur Lova Lova. Crazy Horse, welcome ! C’est incroyable ce que l’ambiance cabaret se ressent dans cette chanson. On commence par le petit craquement des vinyls, on continue sur un truc calme mais avec un grand sourire. L’ambiance est aussi posée par les voix, surtout celle de Jenn qui vous sussure « Dress code : red. Dress code : red » ou encore « Mesdames & Messieurs, Ladies & Gentlemen, million dollars in L.A., bonsoir ! This is the new Cabaret ! ». C’est d’une efficacité totale.

On trouve quelques titres bien entraînants comme Just Like The Old Days ou encore Key Hole qui vous restent très facilement dans la tête sans en partir, quelques balades tranquilles, tristounes, ou sucrées et sympathiques dans les titres A La Verticale ou London Town. On a quand même une majorité de titres bien “guitarés” qui vous entrainent bien et qui vont sans doute faire péter l’ambiance en live, je pense surtout à Just Like The Old Days ou à I Wanna Be U qui sont du pur Superbus, on reconnait parfaitement la patte des 5.

En résumé, on a une belle ambiance cabaret avec tout ce qui en jette, qui brille etc. Mais même si tout ce qui brille n’est pas or, cet album est un vrai petit bijou qui recèle pas mal de belles surprises. C’est un album assez mûr, la sonorité des paroles est extrèmement réussie, Jenn’ est fidèle à elle-même avec des paroles assez simples en apparence, mais qui restent à creuser.

Note Globale : 16/20

# De très bonnes pistes, notament sur le début de l’album, puis Gogo Dance Show qui casse un peu le truc à mon avis, mais ça repart après. C’est un album qui en jette d’une qualité assez incroyable.

Tracklisting :

  1. Nelly
  2. Addictions
  3. I Wanna Be U
  4. Hello Hello
  5. A La Verticale
  6. Just Like The Old Days
  7. Gogo Dance Show
  8. London Town
  9. Call Girl
  10. Apprends Moi
  11. Keyhole
  12. Lova Lova
  13. Rise

Bonus (bande de chanceux !) :

Superbus – Key Hole

Superbus – Just Like The Old Days

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Alela Diane – To Be Still (2009)

5 février 2009

La jeune californienne d’un peu plus de 25 ans revient cette année avec son nouvel album, To Be Still. Après le succès de son dernier album The Pirate’s Gospel (2007) qui a été encensé par la critique (classé parmi les 10 meilleurs albums de 2007 par les Inrock’), Alela Diane revient donc sur le devant de la scène en février 2009, le 17 février pour être précis.

Au hasard des tribulations webiennes de mon amie Axeley, j’ai pu entendre quelques bijoux de cet album. La californienne revient dans son style, mais dans un disque bien plus étoffé. Alors que le Pirate’s Gospel était très sombre, très intimiste, et très simple du point de vue des accompagnements, To Be Still s’annonce comme un disque plus complet, plus ouvert et plus long surtout. The Pirate’s Gospel comptait une demie heure au compteur alors que To Be Still comptera près de 50 minutes. Ce qui n’est pas négligeable quand on voit l’étendue du talent de la demoiselle.

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On a donc là un disque bien plus épais, avec des titres assez variés, plusieurs duos, et surtout des accompagnements comme quelques violons ou encore des percussions. On ouvre sur le single de l’album, Dry Grass & Shadows qui nous remets dans l’univers d’Alela, sans être trop ambitieux. La chanson suivante, White As Diamonds place tout de suite la barre bien plus haut, avec des violons et percussions. Un accompagnement qui ne nuit ni à la voix d’Alela, qui se révèle beaucoup, ni à la guitare qui reste néanmoins discrète. On enchaine ensuite sur Age Old Blue en duo avec Mickael Hurley. La barre est toujours assez haute, les deux voix se complètent à merveille sur cette petite balade tranquille. Next. To Be Still est plus joyeuse, elle bouge un peu plus, même si tout est relatif avec Miss Diane. La guitare est plus fournie, mais la voix est toujours aussi lente. On se sent transporté à la campagne, où tout est tranquille, mais joyeux. On arrive sur Take Us Back, sur laquelle le violon reprend du service. On retrouve l’univers habituel de Alela, avec quelques “vocalises”. On repart sur quelque chose de plus joyeux avec The Alder Trees avec des percussions et une guitare bien présentes ! Limite, ça swinguerait. Limite hein. On reste sur Alela Diane, donc ça remue un peu, mais ça nous bouge quand même. Grosse rupture, on repasse sur du lent. My Brambles s’annonce avec les violons mais ne suscite pas grand chose. On passe. The Ocean, même si elle reste d’une lenteur incroyable, nous tient en haleine. Une intro aux percus, la voix, la guitare discrète. Une mélodie imparable avec quelques sonorités arabisantes sur le refrain, une chanson imparable. On continue avec Every Path qui suit légèrement le chemin de The Ocean, tout en étant plus rapide et moins arabisée. Une bonne chanson aussi. Avant dernière chanson de l’album, Tatted Lace. Assez classique, pas de grande surprise, on a la voix d’Alela, désormais bien connue, sa guitare. On a ici une chanson calme, qui ne dépare pas trop. Et on arrive finalement à la dernière chanson de l’album, Lady Divine. Une guitare présente, la voix qui ne monte pas trop, qui reste accessible. Un refrain assez entêtant, qui vous reste dans la tête. Une des meilleures chansons de cet album.

Et tout s’éteint, vous revenez à la dure réalité, après 50 minutes d’évasion avec Alela. L’album est complet, avec quelques faiblesses (My Brambles notamment) mais il tient la route.

Note Globale : 16/20

Alela Diane – White As Diamonds

Alela Diane – The Ocean

Alela Diane – Lady Divine

Jal’