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Alela Diane – To Be Still (2009)

5 février 2009

La jeune californienne d’un peu plus de 25 ans revient cette année avec son nouvel album, To Be Still. Après le succès de son dernier album The Pirate’s Gospel (2007) qui a été encensé par la critique (classé parmi les 10 meilleurs albums de 2007 par les Inrock’), Alela Diane revient donc sur le devant de la scène en février 2009, le 17 février pour être précis.

Au hasard des tribulations webiennes de mon amie Axeley, j’ai pu entendre quelques bijoux de cet album. La californienne revient dans son style, mais dans un disque bien plus étoffé. Alors que le Pirate’s Gospel était très sombre, très intimiste, et très simple du point de vue des accompagnements, To Be Still s’annonce comme un disque plus complet, plus ouvert et plus long surtout. The Pirate’s Gospel comptait une demie heure au compteur alors que To Be Still comptera près de 50 minutes. Ce qui n’est pas négligeable quand on voit l’étendue du talent de la demoiselle.

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On a donc là un disque bien plus épais, avec des titres assez variés, plusieurs duos, et surtout des accompagnements comme quelques violons ou encore des percussions. On ouvre sur le single de l’album, Dry Grass & Shadows qui nous remets dans l’univers d’Alela, sans être trop ambitieux. La chanson suivante, White As Diamonds place tout de suite la barre bien plus haut, avec des violons et percussions. Un accompagnement qui ne nuit ni à la voix d’Alela, qui se révèle beaucoup, ni à la guitare qui reste néanmoins discrète. On enchaine ensuite sur Age Old Blue en duo avec Mickael Hurley. La barre est toujours assez haute, les deux voix se complètent à merveille sur cette petite balade tranquille. Next. To Be Still est plus joyeuse, elle bouge un peu plus, même si tout est relatif avec Miss Diane. La guitare est plus fournie, mais la voix est toujours aussi lente. On se sent transporté à la campagne, où tout est tranquille, mais joyeux. On arrive sur Take Us Back, sur laquelle le violon reprend du service. On retrouve l’univers habituel de Alela, avec quelques “vocalises”. On repart sur quelque chose de plus joyeux avec The Alder Trees avec des percussions et une guitare bien présentes ! Limite, ça swinguerait. Limite hein. On reste sur Alela Diane, donc ça remue un peu, mais ça nous bouge quand même. Grosse rupture, on repasse sur du lent. My Brambles s’annonce avec les violons mais ne suscite pas grand chose. On passe. The Ocean, même si elle reste d’une lenteur incroyable, nous tient en haleine. Une intro aux percus, la voix, la guitare discrète. Une mélodie imparable avec quelques sonorités arabisantes sur le refrain, une chanson imparable. On continue avec Every Path qui suit légèrement le chemin de The Ocean, tout en étant plus rapide et moins arabisée. Une bonne chanson aussi. Avant dernière chanson de l’album, Tatted Lace. Assez classique, pas de grande surprise, on a la voix d’Alela, désormais bien connue, sa guitare. On a ici une chanson calme, qui ne dépare pas trop. Et on arrive finalement à la dernière chanson de l’album, Lady Divine. Une guitare présente, la voix qui ne monte pas trop, qui reste accessible. Un refrain assez entêtant, qui vous reste dans la tête. Une des meilleures chansons de cet album.

Et tout s’éteint, vous revenez à la dure réalité, après 50 minutes d’évasion avec Alela. L’album est complet, avec quelques faiblesses (My Brambles notamment) mais il tient la route.

Note Globale : 16/20

Alela Diane – White As Diamonds

Alela Diane – The Ocean

Alela Diane – Lady Divine

Jal’

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