Mechanical Bride, c’est un groupe anglais originaire de Brighton signé chez Transgressive Records qui, d’après leur myspace, s’oriente plus vers l’alternative/folk/expérimental. En 2008, ils sortent un petit EP intitulé EPs Part II. Une tracklist de sept pistes de longueur variable qui nous offre tout de même un bon moment de détente et de plaisir.
Commençons par le commencement. L’EP s’ouvre avec Chapel, titre très court (1.23) qui commence assez étrangement puisque on entend que des “ouuuuu” de plusieurs voix différentes, le tout étant peu harmonieux, mais on s’y fait vite, on finit par trouver un charme à ces sons. Le reste de la piste sera dans le même style avec uniquement des voix et quelques percussions discrètes. On continue le voyage en toute légèreté avec Poor Boy. Une intro au piano des plus classique qui contraste avec un chant très aéré qui charme immédiatement. Il s’agit là d’un piano accompagnant plusieurs voix en décalé. L’effet produit est assez fabuleux, je trouve. La chanson dure suffisamment longtemps pour nous faire apprécier ce piano/voix particulier. Les Mechanical Bride nous entraînent ensuite dans un autre univers, celui de Love is Losst. La guitare sèche fait son apparition avec une voix pleine et sensuelle. Les deux se marient très bien, le morceau joue la carte de la simplicité avec la guitare, quelques chœurs et la voix principale. Arrive ensuite une batterie très discrète qui impose un petit rythme rapide qui accélère la chanson. Et le final arrive enfin, tout se révèle. Tout ce qui était sous-jacent se montre avant de retomber et de clore la chanson de manière parfaite. C’est lent sans être gluant, c’est simple sans être pauvre. C’est beau tout simplement. La suite s’annonce avec une reprise de Umbrella par Rihanna. Pour être honnête, c’est la meilleure reprise de Umbrella que je connaisse. Le piano est plutôt sombre et triste tandis que la voix claire est pleine, gaie. La chanson se pose là, légère et contrastée entre ce piano mineur et cette voix assez étonnante. La lenteur est de mise, la perfection aussi. La ligne de chant est un peu modulée pour s’adapter fabuleusement bien à cette reprise. On a un vrai travail de reprise avec des instruments en plus, des transpositions… See Worlds annonce la suite de cet EP. Un petit xylophone se pointe, la voix le rejoint. La chanson se traine un peu, s’englue un peu. Puis elle se réveille avec quelques instruments en plus. Et continue dans la lenteur, mais sans s’engluer. Elle nous tient en équilibre sur le fil fin qui sépare le gluant du lent. Le tout saupoudré d’un soupçon de gaîté, de légèreté. C’est une chanson très estivale. L’avant dernière chanson se lance. Shuffle est aussi très lente, plus assourdie, plus feutrée. Le silence est plus présent, l’ambiance se fait oppressante. La chanson est intéressante, mais sans plus. Et pour clore l’EP, on trouve The Final. La plus longue chanson de l’EP clôt un bel EP en commençant en piano/voix. Et elle se révèle peu à peu en s’enrichissant avec des grelots, un fond musical plus étoffé, une voix plus pleine. Et ça retombe tranquillement ensuite pour remonter après avec deux voix ou plus, le tout étant très bien arrangé, ce qui fait que les montées et les descentes sont vraiment superbes.
L’album est assez homogène dans la qualité des chansons, la seule qui peut se démarquer est la reprise de Umbrella. Je trouve qu’elle détonne par rapport aux autres, mais elle a tout de même sa place dans l’EP, elle contribue à nous montrer une des facettes de Mechanical Bride.
A l’occasion d’un évènement tel que celui-ci, je me dois d’être précise et méticuleuse à commencer par commenter la pochette et le nom de cet album. Il faut bien avouer que l’annonce de ce titre n’est pas anodin ; on sent de loin une légère odeur d’aristocratie de la renaissance, talons aux pieds et froufrous aux manches. Une ambiance qui leur va particulièrement bien (puis faut dire que ça fait vendre à l’étranger le coté frenchy). Ça se complique un peu en ce qui concerne la pochette. Ce coté pop art me donne légèrement la nausée et donne plus l’impression d’un Lily Allen que d’un Phoenix qui ne nous avait, décidément, pas habitués à ce genre d’ambiance guimauve à l’extrême (le rose est très mal passé chez moi [NdC : Traumatisme d'enfance...?]). Malgré tout ça, l’excitation y est. Voilà 3 ans que l’on attendait ce 4eme album des Phoenix. Et, comme je le dis souvent (oui, vous ne rêvez pas, je me cite et mes chevilles se portent à merveille), “le 4eme album confirme le bien fondé d’un groupe”. Sur ce coup là, Phoenix garde le cap. Comme le suggérait la pochette, l’album a une tendance plus sucré et plus pop que ses prédécesseurs et comme son nom l’indique, cette 4eme œuvre est majestueuse et élégante à souhait. Mais tout n’est pas rose dans Wolfgang Amadeus Phoenix (Tu la vois la subtile référence?), mais regardons de plus près.
L’album est court, seulement 10 titres en tout et pour tout. Nous savons d’ores et déjà que nous serons frustrés. D’habitude, vous pourriez attendre 5/6 pistes pour trouver la chanson qui vous décidera à acheter l’album, mais Phoenix n’est pas tout le monde et “Lisztomania” vous est envoyée en pleine figure sans prévenir. Le titre est immense. Pourtant, on sait que chaque album de Phoenix nous balance quelques titres incontournables.. Mais à chaque fois, on est choqué par leur beauté. 3.13, j’ai le cœur serré… C’est tellement beau. J’aime les Phoenix, fichtre alors! “1901“, le premier single offert par le groupe, était de nature bien plus électronique de tout ce qu’on avait pu entendre et je vous avouerais que malgré la qualité du morceau, j’ai cru que les Phoenix céderaient à la pression de la vague electro mais il n’en est rien. En y regardant de plus près, 1901est même assez rock. Le morceau est assurément un tube comme on les aime. Jusque là, on ressent très clairement le coté “Wolfgang Amadeus Phoenix“. “Fences” a tout pour plaire, même si l’on ressent dès les premières notes le coté “rose bonbon” dont je vous parlais précédemment. Fences aurait pu être un magnifique morceau si Mars n’avait pas pompé l’accent miteux de Luke Pritchard (oui, ma haine contre son groupe est pitoyablement infinie [NdC : je confirme...]). Mais ne soyons pas mauvais joueur [NdC : C'est raté !], le morceau reste bon et incroyablement funky. “Love Like a Sunset I. et II.” sont les titres les plus surprenants de Phoenix jusqu’alors. Un morceau presque entièrement en instrumentale [NdC : JE KIFFE !]! Tout de suite, je pense que c’est juste un effet de style… Mais nom d’une cacahuète ! Même ça, ils le font prodigieusement bien ! On se laisse alors embarquer dans ce voyage tortueux, pleine d’ondulations sonores en tout genre… La deuxième partie prend le relais et révèle une oasis aux couleurs flamboyantes. (Si vous avez déjà vu Contact, je pense que vous pouvez voir ce que je vois sur Love Like A Sunset). Phoenix reprennent les rênes avec le très pop “Lasso” qui passe à la première écoute, un peu inaperçu mais qui au fil des écoutes se révèle être un très grand atout pour WAP. Ensuite, il y a “Rome“. Cette chanson est un peu en dessous des autres ; elle passe, fait plaisir mais ne marquera pas mon esprit. “Countdown (Sick For The Big Sun)” a également quelques difficultés à s’imposer mais possède un refrain rappelant l’ambiance de Love Like A Sunset… A partir de là, je pardonne tout. Puis , arrive “Girlfriend” qui n’a rien à se faire pardonner. La force “rose bonbon” atteint sa apogée mais, ma foi, on se prend au jeu, et Girlfriend est comme un chaleureux abri dans ce monde trop mauvais pour nous. Voilà, “Armistice” fait sonner ses premières notes. On sait alors que ce sera les dernières minutes de cette épopée. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle signe une fin digne de WAP. Le refrain est pire qu’addictif et les couplets vous émoustillent plus que de convenu. La chanson est courte et ce finit aussi proprement qu’elle n’avait commencé. Sans prévenir, Wolfgang Amadeus Phoenix a cessé d’émettre. Je ne saurais vous dire dans quel état vous allez finir cet album, tout ce que je peux vous dire c’est que vous l’écouterez du début jusqu’à la dernière minute sans même vous en rendre compte.
Collaborant encore une fois avec Zdar, on aurait pu attendre de Phoenix un album similaire à United, ce qui n’est en fin de compte pas vraiment le cas. L’album est résolument plus pop mais s’éloigne très nettement de l’ambiance funky et urbain du premier opus. WAP est ce que l’on pourrait dire un excellent album qui s’écoute bien plus d’une fois. On y découvre des choses insoupçonnées, impressionnantes, magnifiques et majestueuses. Phoenix montrent qu’ils ne sont pas un groupe comme les autres…Le titre, Wolfgang Amadeus Phoenix, aurait du nous mettre sur la piste : cet album n’a rien de commun.
Plus la peine de présenter Indochine, et si vous connaissez pas, bah allez donc voir sur Wikipedia (C’est là) ! Retour médiatique initié avec Paradize, continué avec Alice & June, confirmé avec La République des Meteors, dans les bacs le 9 mars 2009.
Enregistré à Bruxelle en 2008, cet album est décrit par le groupe comme un album plus brut : les prises de son ont été faites et le son n’a pas été sur-produit par la suite, de même que la voix de Nicola Sirkis, ce qui mène à un album plus authentique. Les textes sont centrés sur le thème de l’absence, de quelque nature que ce soit. Mort, absence de courte durée, éloignement…
On ouvre cette République avec Republika Meteor Ouverture. C’est un son assez fouilli, avec des voix, des cris, de la batterie, des fusillades. Tout ça monte crescendo pour finir sur une sorte de cacophonie qui n’a plus aucun sens et qui s’arrêtre brusquement avant de nous catapulter sur la suite, Go Rimbaud Go !. Un départ au quart de tour, la voix, pas d’intro, on y va ! Des guitares bien lourdes nous posent l’ambiance, la batterie appuie tout ça avec un rythme binaire (à la Meg White, si je puis me permettre), assez répétitif, mais la voix bien mise en avant, sans effets pourtant, attire bien l’attention. Après l’ouverture assez intéressante, je ne suis pas déçu, mais… Je retombe un peu sur mes pieds, je dirais. Comme quoi, Indochine n’est pas un groupe infaillible. La chanson est bonne, attention, j’y adhère moins, simplement. La suite me fait repartir, Junior Song, une petite intro à la guitare acoustique, la voix qui arrive, bien claire, la guitare et la voix restent seules pendant un petit bout de temps, c’est charmant, on sourit, malgré les paroles, assez négatives. On retrouve les claviers vers le milieu de la chansons, avec des sons assez piano électronique. Indochine nous a aussi dégotté un accordéon. Tout ça donne à la chanson une identité particulière qui devrait plaire. On enchaîne ensuite avec le single de l’album, Little Dolls, qui commence par une intro version solo de guitare. Et ça part avec les tambours façon marche militaire, et la voix s’ajoute, la mélodie est imparable, celle du refrain est tellement accrocheuse qu’elle reste dans la tête dès la première écoute. Les paroles, toujours tristes et mélancoliques, sont assez difficiles à appréhender, Nicola reste flou, on ne sait pas vraiment de qui parle la chanson, ni comment : “Même si tu mens, tu seras, tu m’attendras… / Alors, à demain, encore…“. Le voyage Indochinois continue avec Le Grand Soir qui s’annonce très acoustique, sans effets tels que la distorsion. Une mélodie encore une fois très accrocheuse, qui reste dans la tête facilement. Un Ange A Ma Table prolonge cet extase avec le premier duo de cet album. Duo avec Suzanne Combo de Pravda. Le style est très Indochinois à mon avis, c’est convenu, sans être attendu. On reste agréablement surpris. La suivante est une des meilleures de cet album, La Lettre de Métal. Un texte inspiré sans doute par les lettres des Poilus de la Première Guerre Mondiale, un pré refrain qui vous scotche, un refrain qui vous fait pleurer, la chanson est parfaite. La mélodie est LA mélodie, les 6 notes du pré-refrain vous attrapent et ne vous lâchent plus. C’est une balade typique d’Indochine, un clavier présent tout le temps, la guitare saturée sur les refrains, la voix en avant… Le final est bien saturé, les tambours sont très présent, le clavier reste aussi, les choeurs sont là, un final majestueux. C’est un délice à l’état pur. On continue sur le clavier avec Le Lac. L’intro déçoit un peu en ce sens qu’elle ressemble un peu à celle de Justine. Mais la chanson prolonge bien La Lettre de Métal, puisque le clavier est toujours là, même si le ton est un peu plus joyeux. La guitare est présente plus que sur la chanson précédente, et nous emmène pour un petit voyage. La chanson suivante me laisse assez perplexe. Republika est une bonne chanson, elle a un bon rythme, une bonne guitare, plus aggressive que dans le reste de l’album, mais elle ne me touche pas plus que ça. Je ne sais pas expliquer pourquoi, mais je reste sceptique tout de même. Avec Play Boy, on a un retour à un des thèmes favoris de Nicola, l’androginie, l’adolescence et ses problèmes (“Moi quand j’étais un adolescent / J’ai essayé les vêtements de ma mère“). La chanson nous interpelle, on écoute et on apprécie. L Worldreprend le thème de l’absence, du point de vue d’un couple cette fois. Couple lesbien ? Possible, le titre de la chanson est évocateur. La mélodie est elle aussi très accrocheuse, avec une intro posée, calme au piano voix avec un fond de distorsion. Et là, paf, ça part, et Nicola nous embarque avec une mélodie géniale et une batterie bien appuyée qui nous impose son rythme. Le bon rythme se poursuit sur Je T’Aime Tant, un trio superbe avec Gwen B. et Suzanne de Pravda. La chanson s’annonce très pop avec des cloches et une bonne guitare, on se remue un peu, c’est très plaisant. On embraye avec Bye Bye Valentine, qui nous emmene calmement dans une histoire d’absence toujours. C’est émouvant. Les Aubes Sont Mortesa été écrite par Nathalie Dalain, écrivain de son état. Le texte est très intéressant, la chanson tranche un peu, puisque les guitares sont plus tranchantes, plus aggressives, plus brutes, un peu comme dans Republika. Une superbe chanson, une belle ritournelle pointe son nez. Union War, avec ses petites notes légères, se pose là, s’impose, avec une gaîté musicale en paradoxe avec les paroles qui concernent des jeunes qui partent à la guerre. On notera le très mauvais accent anglais de Nicola tout de même. On arrive à la fin du tracklisting normal avec Le Dernier Jour. La guerre est toujours dans les paroles, mais là, il s’agit de la Deuxième Guerre Mondiale. La fuite est aussi très présente dans la chanson, qu’il s’agisse de la fuite physique(de Berlin Est vers Berlin Ouest) ou de la fuite morale (parce que deux copines). La chanson est entrainante, le refrain aussi. Et c’est la fin de l’album normal.
LaRépublique des Meteors est un diamant avec de nombreuses facettes, dont quelques unes sont ébréchées, mais il reste un diamant d’une qualité incontestable. C’est un album taillé pour la scène, à mon avis, avec des titres comme L World ou La Lettre de Métal. On se rend aussi compte que la plupart des textes parlent des deux Guerres Mondiales (La Lettre de Métal, Le Dernier Jour, Union War) et ont sans doute été inspirés par les écrits qui nous ont parvenus. La voix de Nicola est une pure merveille, elle se révèle vraiment sans tous les traitements de la production. Le choix d’Indochine d’inclure de nouveaux instruments tels que l’accordéon ou d’autres comme les tambours (La Lettre de Métal) se révèle très judicieux et donne à l’album une nouvelle dimension, plus étendue, plus large.
Ce onzième album du groupe tient ses promesses, et a dû ravir les grands fans, et satisfaire les amateurs du style. je le recommande sans aucune retenue, il vous plaira sans doute beaucoup, et vous laissera vous remuer les fesses de façon assez magistrale.
“March of the Zapotek”: Beirut et de retour avec une fanfare mexicaine
Une fanfare dans la rue, ambiance mexicaine, un jeune américain, Zach Condon alias Beirut – vous connaissez surement, ce jeune homme qui nous a fait voyagé dans les Balkans avec son premier album Gulag Orkestar, puis dans l’Ouest Européen avec un bel hommage à la musique française dans son second album The Flying Club Cup – joue et chante dans le rue « March of Zapotec .
Un son d’annonce, et c’est parti pour « La Llorlona » – traduire la pleureuse – une marche funèbre mexicaine, la fanfare est mise en avant, la mélodie est superbe, la voix est en retrait par rapport à la mélodie de l’orchestre, une flûte arrive, nous indique le chemin, un chemin musical plus qu’agréable. Appel de trompette, la mélodie s’impose doucement pendant que Zach reste discret, « The Wife » une sorte de transition, une chanson pour attirer l’oreille. La transition passer le roulement de tambour annonce une nouvelle chanson –The Akara, un début triste, le Ukulélé arrive redonne un rythme à la chanson, on imagine ce jeune américain marchant dans les rues avec son mini instrument à la main et derrière lui cette grande fanfare, l’art du paradoxe, mais l’homme à la petite guitare prend de l’importance quand il commence à poser sa voie tout en nous laissant apprécier l’orchestre, quelque apparitions timides, un peu trop timides peut être, face à la beauté sonore et mélodique produite. On recommence encore un début triste « On a Bayonet », transition musicale triste, quelque chose de grave se produit. « The Shrew » – la musaraigne – arrive, après une intro, la voie de Beirut s’impose enfin réellement sur cet EP, quelle joie de la retrouver dans toute sa splendeur, on en avait oublié à quel point elle était agréable, la fanfare est un peu en arrière, puis au bout de deux minutes, l’animal s’enfuit le rythme s’accélère, on part à sa recherche une minute, le rythme se calme, et descend.
Le premier EP se finit. Au niveau des mélodies et de l’orchestre, rien à dire toujours aussi impeccable, cependant on regrette que la voix, qui est une des forces du groupe, soit mise en retrait.
Holland EP/ deuxiéme CD, un côté electro plus présent.
« Eject » and « play », nous voilà passés au deuxième CD. Un synthé nous accueille, première fois chez Beirut un peu d’electro, la voix arrive, le rythme se met en place, le chant donne la mélodie. « My night with a prostitute from Marseille », premier son qui met la voix de Condon en valeur, mais qui laisse de côté l’orchestre que l’on adore aussi chez Beirut. Cet album s’annonce comme celui des compromis. Le second « My wife, lost in the wild », même impression celle d’un Beirut à l’electro, un peu raté ce son, on a l’impression d’écouter un jeune qui bidouille son PC et qui a une belle voix mais qui a du mal à aligner les deux sur une même piste. Next. « Venice » un début triste comme le premier EP, mais cette touche de synthé un peu agaçante, on perd ce qui a fait la valeur de Beirut, ce côté festif naturel, la voix fait son apparition mais rien d’extraordinaire. La déception de ce deuxième CD monte un peu, puis quand un son sans synthé, on se dit que ça peut valoir le coup de rester, les envolées lyrique de Beirut arrivent enfin, l’instrumental et la voix collent enfin un peu, mais bon, on a connu beaucoup mieux de la part du garçon. Dernière chanson, une instrumentale dance fin des 90, « No dice » j’aime beaucoup, j’aime cette originalité, la chanson qui sauve le second CD. Après, ce type de chanson, on aime ou pas. Sur ce coup j’aime. Donc je suis chanceux.
Un deuxième CD, qui ne représente pas du tout le Beirut que l’on connait, la voix est là, mais la les instruments derrière manquent d’intérêt, un CD de B-Side.
En résumé un album agréable à écouter, mais fait un peu vite, on aurait préféré attendre d’avoir un CD entier et pas deux CDs de basse qualité. « La Llorona » et « The Shrew » me donne de plus envie en plus envie d’être le 15 mai pour voir le bonhomme en concert.
Quelques liens, pour ne pas oublier que Zach Condon c’est surtout ça:
Ce qui fait la magie de Londres est que la ville regorge de bons artistes que l’on peut rencontrer n’importe où. Ce fameux Jay Jay, j’aurais plus le voir dans un bar à Camden, Old Street avec des amis et une pinte de Guiness à la main, où encore un après midi à la National Potrait Gallery, ou dans un des nombreux disquaires indépendants comme PureGroove, finalement je l’ai rencontré en première partie de Noah and the Whale, moins charmant certes, mais cela prouve une certaine qualité quand on sait que c’est Charlie Fink qui l’a choisit en première partie de son Club Silencio Tour 09. -et qu’il a aussi fait les premières partie de Laura Marling et Katie Melua.
Cette tournée est basée sur les belles années –comprendre avant seconde guerre mondial et 30 glorieuses-, le style s’annonce donc années 60 avec une touche de modernité. En live, le bonhomme arrive seul avec sa guitare, ses vinyles et son mégaphone. Il s’excuse de pas avoir de « big band » mais son mégaphone et surtout sa voix nous suffisent amplement pour profiter de son talent.Tout le monde se tait et s’empresse d’aller chercher son CD à la fin du concert. Chapeau monsieur !
“Happy birthday you” produit par le chanteur de Noah and the Whale sonnera sixties quand on connait son amour pour toute cette bande. Autre raison de cette sonorité sixties les influences de Jay Jay, Neil Young, the Stones, les Beatles, Beach House ou encore France Gall. Le CD sonne folk sixties avec des histoires et de sonorités. La fluidité d’ « Happy Birthday you” fait qu’on ne peut pas arrêter le son, l’arrivée des trompettes nous donne une part de surprise. « Bags of Gold » commence avec une guitare tout simple, J.J il pose sa voix et puis les instruments arrivent et enfin ce refrain addictif avec ses cœurs « Bag of goooold » que l’on se met à chanter, on écoute la suite de l’histoire et chante avec lui le refrain, pendant ce temps les sonorités s’ajoutent puis voila le moment pour danser qui arrive, une envie de faire la fête s’installe, l’histoire reprend, et on écoute respectueusement les « bag of gold » quasi chantés à capella. « Hooked Up On Us »arrive nouvelle mélodie à la guitare, une voix toujours aussi agréable, les sonorités toujours aussi bien trouvées s’ajoute à ce son à la guitare, une sensation de jeunesse avec cette histoire d’amour finie nous envahit et nous rend à la fois nostalgique. I’m « always on my way bag home » nouvelle histoire toujours aussi agréable à écouter avec ces mélodies, les trompettes nous donnent envie d’aller danser une dernière fois, les always on my way back home, se finissent et nous disent au revoir.
Silence de la fin de l’album, l’impression d’avoir entendu quelque chose de réussi, avec des influences clairement affichées, cependant les quelques sonorités ajoutées font de cette EP quelque chose de nouveau. A 21 ans Jay Jay Pistolet n’a pas trouvé de groupe comme il le pensait en arrivant à Londres, mais il a réussi à s’entourer de Charlie Fink qui a parfaitement produit son EP et qui lui accorde toute sa confiance en le mettant en première partie de sa tournée.
Sans doute un ds plus beaux livres que j’ai jamais lu. On a une histoire d’amour qui commence et qui se termine mal. Colin et Chloé semblent promis à une vie tranquille et paisible lorsque on se rend compte que Chloé a un nénuphar dans la poitrine, ce qui la tuera et mettra fin à cette belle histoire. On est dans un monde très particulier où tout se prend au pied de la lettre (on exécute réellement une ordonnance en la guillotinant), où les ingénieurs sont plus pauvres que les ouvriers… Cette œuvre a, comme beaucoup d’autres, deux niveaux de lecture : le premier où il s’agit d’une fiction triste, très belle, extrêmement bien écrite, qui fera pleurer beaucoup de monde et qui perturbera ; et le deuxième où on se rend compte qu’on lit une masse de remises en questions de la religion, du temps, du ’star-système’… C’est à lire, que ce soit pour soi ou pour la culture.
[*****]Matthieu Gaborit – Les Chroniques des Crépusculaires
Matthieu Gaborit, grand auteur français. Auteur du grand Les Chroniques des Crépusculaires qui est, à mon avis, un des ouvrages de fantasy les plus aboutis malgré son peu de pages. On se retrouve catapultés dans un univers de Baronnies où se mêlent luttes pour le pouvoir et magie, ainsi que les Éminences Grises. On suit Agone, jeune Baron qui refuse le trône et se voit obligé de suivre les enseignements du collège du Souffre Jour, collège qui forme les Éminences Grises. Ce faisant, il va se retrouver au cœur des luttes pour la maîtrise du pouvoir, de la magie et des Baronnies entières. Ce livre est un vrai bijou, il est écrit d’une manière unique qui ne néglige pas les sentiments et la psychologie. Ce livre est, à mon goût, plus basé sur la psychologie de Agone que sur autre chose. On a là un des livres les plus beaux que je connaisse, il est rempli d’images qui font rêver, de sentiments, de fantastique. Je recommande vivement.
[*****] Lauren Weisberger – Le Diable s’habille en Prada
Ce livre est une pure jouissance. On se retrouve aux côtés d’Andréa qui est engagée à la sortie de la fac comme assistante personnelle de l’une des femmes les plus influentes de la mode, Miranda Priestly, rédactrice en chef de Runway. On se rend compte directement et sans problèmes que Miranda est une vraie peste, un vrai dragon qui esclavagise Andréa. Et justement, là est tout l’intérêt du livre : Andréa nous livre tous ses états d’âmes, toutes ses rancoeurs. C’est un pur délice de lire tout ça, écrit avec une plume légère et acérée. On réalise que malgré toutes les apparences, Miranda n’est pas non plus dénuée d’humanité. Mais je n’en dit pas plus, je vous laisse découvrir…
Je ne pouvais pas faire cette sélection sans oublier mon auteur favorite ! Voici donc Mercure. Fidèle à elle même, Amélie nous livre quelques pages sur un de ses thèmes favoris, l’Amour. Françoise, infirmière de son état, est engagée par un vieux capitaine de marine pour soigner une jeune fille. Cependant, la demeure se trouve au large, sur une île, ce qui va jouer un rôle plus tard. Elle découvrira dans le grand manoir qu’habitent le Capitaine et Hazel, la jeune fille, pourquoi Hazel suporte le Capitaine. Ce roman repose sur le secret final, et permet à la grande romancière Belge de développer de nombreux dialogues, qui distillent tous une peur de la différence et un culte du secret dans les rapports humains importants. C’est un livre à double fin, un happy end et une fin alternative, qui permet de se plonger avec délices dans l’univers d’Amélie Nothomb.