Archives pour juillet 2009

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Arctic Monkeys – Humbug (2009)

31 juillet 2009

Je suis ici, chers lecteurs, pour vous présenter le tant attendu Humbug, troisième album des très très très prometteurs Arctic Monkeys.  Et oui, il est enfin là (date de sortie 24 aout) à l’orée de nos oreilles, et nous sommes fin prêts à nous en prendre plein la tronche. Les petits de Sheffield auraient, en plus de James Ford (Simian Mobile Disco), pris Josh Homme(QOTSA) – ou l’inverse – pour créer ce troisième opus d’une épopée déjà bien entamé ede succès. C’est ainsi que nous avons vu, sous nos yeux, des petits devenir grands, plus mûrs, presque plus virils en à peine 3 albums. Humbug se présente sombre et grave ; voyons ce qu’il en est.

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La première écoute n’aiguille pas vraiment mon avis définitif. Je peux toutefois admirer encore une fois la beauté de My Propeller que j’avais si mal jugée aux premières écoutes. Les titres passent, on ne sait pas vraiment où se mettre, ce n’est ni habituel, ni sortant de l’ordre établi. Je reste dans l’attente d’une réponse à tout ceci.

L’album est introduit par My Propeller. J’avais au début très mal jugé ce titre ; tout d’abord, le chant si lisse (Alex Turner chante vraiment) puis, je ne sais pas, ce n’était pas ce à quoi on était habitué. Avec du recul, je trouve ce morceau incroyable ; sa batterie et son sublime riff sont justes parfaits. A la fois poétique et cruel, ce premier titre est incroyable. On enchaine avec l’excellent Crying Lightning qui avec – lui aussi – du recul est encore plus parfait que son prédécesseur. La diction est étonnante, l’instru est diaboliquement bonne. Finalement, ce single ressemble assez à ce qu’ils faisaient auparavant. Certes, l’ambiance est moins légère mais on reconnait de loin nos petits gars. Humbug cède au coté obscure avec Dangerous Animals. Un titre quelque peu répétitif, parfois trop bruyant…pas top. Secret Door nous sauve. Le titre est ordonné, propre et mélodieux. Certes, ce n’est pas le titre du siècle mais on passe un agréable moment. Potion Approaching a quelques bons cotés mais reste étouffant, presque malsain…Fire And The Thud ne nous rassure pas vraiment, Alex chante encore…je dis non. Cornerstone dispose d’une mélodie pop pas désagréable, pas très Arctic Monkeys dans l’énergie mais on ne va pas cracher sur une chanson aussi bien rodée. Dance Little Liar prolonge la noirceur d’Humbug à un point que je ne peux plus suivre. Chaque accord est de plus en plus désespéré malgré un punch assuré par cette (je le redis) sublime batterie et cette ligne de basse remarquable. Tiens…Moi aussi je commence à désespérer. Pretty Vistors nous donne un bon coup de poing de quoi ne pas trop sommeiller! Là encore on reconnait la patte des AM…Et Merci! Turner ne chante presque pas! Les chœurs sont les bienvenu et donnent à la chanson un air d’hymne d’empire du mal.Pas mal du tout ce coup de poing…on appréciera le geste. On finit avec The Jeweller’s Hands qui repart un peu comme il est arrivé… sans fracas, sans excitation et sans enthousiasme. Bien entendu, le morceau est plutôt pas mal, c’est mélodieux, bien fait blablabla….mais aucune fortes émotions me tourmentent mise à part cette envie grandissante de plonger dans une dépression post-traumatique arctic monkeysienne.

En conclusion, vous l’aurez bien compris, je suis extrêmement déçue. Je ne remets pas du tout en question la technique et la sublime production de cet album, juste de la tournure que prenne les Arctic Monkeys. Certes, ils ont muris, grandis mais ont presque perdu leur fougue d’antan qui faisait sourire, sautiller, “kiffer sa race“(faut le dire). Bien entendu, “Favourite Worst Nightmare” avait des parts d’ombre mais restait frais et juste. Humbug est une chose sombre, très bien fait mais ne procurant qu’une vague sensation de terreur et de frustration. Je m’arrêterais là sous peine de me répéter indéfiniment. Il ne manque plus que  le live pour infirmer mes craintes…..Nous verrons bien…

En Note ca donnerait un timide : 11/20 que je donne objectivement et non en tant que fan.

EDIT :

Finalement, je crois commencer à aimer Humbug. Il n’est ni simple, ni agréable de rester fachés avec un groupe que j’aimais tant, donc j’ai fais un effort. Au bout de quelques écoutes de plus, je dois bien vous avouez qu’on s’y attache. Les mélodies deviennent plus évidentes, la voix “lissée” n’est pas si fade. Je commence à comprendre où les Arctic Monkeys voulaient en venir. Ce n’est pas forcément la voie que je préférais mais qu’il en soit ainsi ; les Arctic Monkeys sont toujours d’actualité.

La note est à la hausse : 13/20

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Wanted, Choisis ton Destin (2009)

7 juillet 2009

Synopsis :

Wesley Gibson a toutes les raisons du monde d’être malheureux. Tyrannisé par son patron, malmené par ses collègues de bureau, trompé et humilié par sa petite amie, ce jeune loser victime d’angoisses récurrentes, ne survit qu’à coup de tranquillisants et de plateaux repas macrobiotiques. Dur à vingt-cinq ans…

C’est alors qu’une fille de rêve fait irruption dans sa triste vie. Fox est une tueuse d’élite, affiliée à une secte ultrasecrète : la Fraternité, dont les membres se sont érigés en instruments du Destin. Leur devise séculaire : “Un homme de tué, mille hommes de sauvés”… L’heure est venue pour Wes de prendre la suite de son père et de découvrir en lui-même des ressources, une soif de violence, des réflexes et des aptitudes insoupçonnés. Sous la tutelle du mystérieux et charismatique Sloan et de Fox, Wes commence un entraînement rigoureux qui va faire de lui le meilleur assassin de la Fraternité.

Devenu le favori de la secte, Wes a aussi la tardive satisfaction se venger de ses anciens tourmenteurs. Mais l’ivresse du pouvoir n’a qu’un temps ; bientôt, il devra apprendre ce que nul ne peut lui enseigner : tracer sa propre voie et contrôler sa destinée…

Mon Avis [SPOILER A LA FIN] :

Je ne suis allé voir ce film que pour la performance d’Angelina Jolie. J’en ressors assez satisfait, c’était sympa. Je m’explique. Le film développe les éternels clichés du Destin : on ne sait pas ce qui va arriver après un acte, alors autant agir parce que l’inaction pourrait entrainer des conséquences désastreuses, le Destin est maître, on ne fait que lui obéir, et tout le baratin habituel. Je note quand même la jolie métaphore de l’usine de textile qui sert de couverture à la Fraternité : on tisse le Destin, on joue avec les fils du Destin. Bref. Voilà pour ce qui est de la trame de base.

Le jeu des acteur maintenant. Monsieur Freeman est sympa, il ne casse pas des briques, en même temps, on ne le voit pas des masses. Mais il incarne bien son personnage de leader de la Fraternité, calculateur, manipulateur et charismatique. Angelina. Je m’attendais à tellement mieux. Elle joue bien, très bien, mais tellement en deçà de ses possibilités ! Pour un film dans le même genre, Tomb Raider I, elle jouait bien mieux, d’une manière bien plus convaincante. Son reste tout de même très honorable, elle incarne bien son personnage de tueuse blessée au plus profond d’elle même. Enfin, le personnage principal, joué par James McAvoy. Lui nous offre un superbe jeu. Il sait faire passer la gêne et le stress du personnage par sa simple vue, pour ensuite passer à la force vantarde, ensuite l’incertitude et enfin la force brute. Une véritable performance.

La scénario en lui même est correct, la fin est par contre très surprenante en ce sens que, sachant que Fox a embrassé Wesley, on pourrait penser qu’elle tuerait tous les membres de la Fraternité, puisqu’ils sont tous marqués comme cibles dans les fils du Destin, elle y compris. Mais non, elle sauve Wesley, et par un superbe geste fluide du bras, arrive à tirer une balle qui va suivre une trajectoire circulaire parfaite et décimer les assassins un à un avant qu’elle replace sa tête à sa place et que la balle la traverse elle aussi. Et finalement, Wesley est sauf et peut tuer Sloan, le véritable méchant de l’histoire, de la même façon que son père, que Sloan a fait tuer par Wesley, avait tué un des comparses de Sloan.

Le scénario est un peu alambiqué à le voir comme ça, mais il se déroule de façon assez longiligne, il n’y a pas de réelle surprise sauf quelques unes mais qui ne sont pas fabuleuses.

Pour étayer tout ça, on trouve une avalanche d’effets spéciaux et de cascades très bien réalisés mais pas toujours très réalistes, comme le coup des balles à trajectoire non rectiligne. C’est bien beau, ça marche dans le film, mais dans la réalité, que dalle. On marche dans le film de super-héros qui reste quand même très ancré dans la réalité.

Note globale : 14/20. Bon moment, mais ce n’est certes pas un bijou.

  • Sortie : 16 Juillet 2009
  • Réalisateur : Timur Bekmambetov
  • Casting : Angelina Jolie, James McAvoy, Morgan Freeman…
  • Fiche Allociné
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Whatever Works

2 juillet 2009

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Résumé :

Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu’au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l’asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s’installe. Les commentaires cyniques de Boris n’entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu’à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l’autre.
Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l’arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta. Celle-ci a fui son mari, qui l’a trompée avec sa meilleure amie. Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu’elle, Marietta s’évanouit. Pour détendre l’atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman…

Avis :

Ayant vu les derniers Woody Allen, je ne pouvais espérer de ce film qu’un agréable moment d’humour caustique à souhait avec quelques soupçons de romance par ci par là, tout ca servi avec un casting de choix. Je vous mentirais, cher lecteur, si je disais qu’il n’est rien de tout cela. En effet, c’est la même recette -ça l’est toujours- mais je dirais remis à la saveur “Annie Hall”. Certes, je n’ai jamais aimé ce film. Ce vague goût de prétention intello à deux sous cinquante tout ça desservi par un Woody plus snobinard que jamais. Certes. Mais ce film révèle le véritable univers de Woody Allen, cet humour presque insoupçonné par son propriétaire, son intelligence certifiée, sa culture allègrement déballée aux yeux du petit peuple que nous sommes, sa vie tout simplement. Dans ce sens, le film sonne magnifiquement Woody. Rajoutez y everybody say I love you, pour le coté théâtral. Les acteurs rentrent en scène, s’exposent et en accueillent de nouveaux comme si un projecteur invisible mettait en valeur un casting  certes un peu bancal mais efficace. Le scénario est gâté par toute sortes de rebondissement plus ou moins prévisibles mais tous aussi appréciables par leur fraicheur et leur intelligence. Le personnage principale est magnifiquement écrit et interprété bien qu’il soit clair que la personne en question EST Woody Allen. Bref, je m’attarde mais ne dis pas grand chose. Ce film est plutôt bon, agréable et spontané. Un film d’été de très bonne qualité si vous voulez mon avis, qui mérite un coup d’œil ou deux…

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Note Approximative : 13/20

# Un bon film frais et agréable. On est heureux de retrouver Woody et ses fresques cinématographiques caractérielles mais néanmoins efficaces.