Archives pour août 2009

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Le Voyage d’Hiver – Amélie Nothomb (2009)

25 août 2009

Encore une fois, pour la 18ème fois précisément, la romancière nous fait le coup de nous servir un nouveau roman pour la rentrée. Après Le Fait du Prince, on voit apparaitre dans les bacs Le Voyage d’Hiver, en hommage au morceau musical du même nom, composé par Schubert.

Le livre se présente comme souvent avec une couverture mettant en scène la dame Nothomb. Ici, il s’agit d’une photo en noir et blanc, tout ce qu’il y a de plus banal, mais il faut quand même reconnaitre que la photo est belle, a du charme. Merci Albin Michel pour les belles couvertures comme ça.

Le sujet du livre est un sujet de base chez Amélie Nothomb, on parle encore de l’amour. Le sujet pourrait paraître déjà éculé, mais la romancière a ce don de traiter de sujets déjà traités sans pour autant tomber dans les clichés. On se retrouve dans la peau d’un personnage qui explique la raison d’un acte qu’il va commettre, à savoir, détourner un avion.

Les actes, l’écriture, le sujet, tout est poussé à l’extrême. On sent une inspiration autobiographique, une forte inspiration, ce qui donne au livre une saveur assez particulière. Non pas amère comme on pourrait le penser, mais plutôt douceâtre, comme quelque chose qui nous laisse un goût d’achevé ou presque. On retrouve aussi le thème de la prédestination par le prénom, qui n’a pas vraiment une importance cruciale, mais qui se pose là. Et bien évidemment, on retrouve le style unique de la Belge, qui pique, qui égratigne tout ce qu’elle touche. Ou qui sublime la moindre chose.

En 160 pages, Amélie Nothomb nous livre un roman très intime, très personnel. Il est quand même difficile de chroniquer un Nothomb sans dévoiler l’intrigue et les méandres du livre, alors je vous livre juste la phrase d’accroche qui se trouve au dos de tout Nothomb. Cette fois, il s’agit de : “Il n’y a pas d’échec amoureux.” Vaste programme.

Le livre permet aussi de comprendre une autre vision de l’amour. On change de point de vue, et on apprend à voir ce qui est acquis au lieu de ce qui reste à acquérir. Le roman est un superbe anti-déprime post-largage.

Note Globale : 16.5/20 #Roman intéressant, fidèle à Amélie qui renoue avec elle même après Ni d’Eve ni d’Adam. C’est dans la continuité du Fait du Prince.

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Là Haut (2009)

13 août 2009

Synopsis :

Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s’envoler vers l’Amérique du Sud, il ne s’attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant… Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l’imagination.

Avis :

Le premier mot qui me vient à l’esprit en voyant ce film est émouvant. Plus qu’émouvant même. J’ai pleuré assez facilement tellement tout est juste.

Le film commence déjà par 10 minutes difficiles. En 10 minutes, le jeune Carl Fredriksen rencontre se future femme, se marie avec elle. Ils se rendent comptent ensuite qu’ils ne pourront jamais avoir d’enfants et enterrent leurs rêves de parenté. Et enfin, Elly, la femme de Carl, décède. Le tout sur fond musical très touchant. Les larmes coulent très facilement tellement tout est touchant, tellement on peut sentir la détresse du couple lorsque le médecin leur apprend qu’ils ne seront jamais parents et lorsqu’Elly décède. C’est très, très triste. Et pourtant, c’est là-dessus qu’un très beau film commence.

Le film en lui-même est bon, il ne casse pas des briques, on ne trouve pas de nouvelle vision du cinéma, on n’a pas de plans superbes, c’est un film familial. L’intérêt du film, une fois de plus, réside dans l’émotion qu’il dégage et dans les images de synthèses, toutes plus belles les unes que les autres. Et aussi, bien évidemment, Disney oblige, dans l’happy end qu’on trouvera.

Ce film est extrêmement dur à chroniquer à cause du fait qu’il ne s’agit presque que d’émotions. Comment faire ressortir toutes les émotions, toutes les larmes et tous les pincements de cœur que les personnages m’ont fait ressentir ? Carl, avec ses dehors grognons et qui cache pourtant un cœur d’or, Russel, avec ses dehors joyeux, un peu simplet, mais qui souffre de l’absence chronique de son père. Les deux personnages se complètent à merveille et nous font voyager parmi toutes les sphères de la joie et de la tristesse.

Un seul défaut peut être. Que certaines scènes soient aussi déchirantes alors qu’il s’agit d’un film destiné à de jeunes enfants. Mais pour moi, cela ne comptait pas tant tout était beau.

Je ne sais vraiment pas comment continuer cette review, mais il est certain que ce film est un des meilleurs films que j’ai vu jusqu’à présent. Il n’est pas fabuleux, mais il est plus que touchant et nous touche en plein cœur, qui que l’on soit.

Note générale : 18/20. #Cette émotion ressentie vaut tous les scénarios du monde, tous les acteurs, tous les effets spéciaux. C’était fabuleux.

Date de Sortie : 29 Juillet 2009

Réalisateurs : Pete Docter, Bob Peterson

Fiche Allociné : ici.

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Amanda Blank – I Love You (2009)

13 août 2009

La jeune Amanda Blank a explosé avec son duo avec Yuksek sur Extraball et fait partie de cette génération musicale qui sait tout faire. Composer, écrire, chanter, et j’en passe. C’est pourtant assez rare, et qui plus est quand la demoiselle en question est une jeune américaine blanche d’une vingtaine d’années. Après ses quelques collaborations et un EP, miss Blank se lance enfin et sort son premier album intitulé I Love You le 4 août 2009, pour nos amis américains. (Encore une fois, la France est à la masse, avec une sortie programmée pour le 14 septembre… Merci Mr FNAC pour les infos.)

L’album tranche un peu avec ce qu’on a pu en entendre. Tout le monde s’attendait à quelque chose dans le style d’Extraball, ce qui avait été plus ou moins confirmé avec le premier single, A Love Song, qui était très écoutable, qui samplait Santigold et qui restait très léger, très girly. Et pourtant. I Love You se compose de 11 titres, qui sont, globalement, au contraire de A Love Song, relativement lourds. On retiendra principalement Make Up, qui est à mon sens le morceau le plus lourd et le plus agressif pour les oreilles de cet album. Morceau qui reste quand même très girly sur les paroles ; je cite : « Blush, eye liner, crush, see what you made me do ![…] mascara, erase, I wanna look good for you ! ».

Le reste des morceaux est plutôt lourd mais se laisse quand même bien écouter, à un volume plutôt bas, si l’on tient à ses oreilles et à sa tête. Sinon, gare à la migraine ! Je retiens surtout Make It Take It, le premier morceau de l’album où le rap de la jeune américaine est très poussé, très performant. J’adore, c’est sans concession, c’est un peu produit, pas surproduit, mais assez pour que ça ne soit plus du brut de décoffrage. Et c’est comme ça que c’est bon. Je retiens aussi Might Like You Better pour le simple fait que son intro parlée et retouchée me fait penser à ce que pourrait faire Uffie dans son album annoncé (et repoussé pour la énième fois…) pour 2009.

On trouve pourtant 4 morceaux qui sont plus légers, plus musicaux. Parce que oui, le hip hop peut l’être, comme il peut être assez bourrin (c’est prouvé dans le reste de l’album, à des degrés divers !). A Love Song, Shame On Me, Big Heavy et Leaving You Behind sont beaucoup plus posées, peut être un peu plus matures, je ne sais pas vraiment. Toujours est-il qu’ils tranchent sur le reste de l’album et apportent la touche tranquille dont l’album avait besoin pour être réellement un bon album, travaillé et complet.

Je crois qu’avec cet album, Amanda Blank se lance enfin véritablement sur la scène musicale internationale. Un album complet qui est fait sans réelle concession, on sent une identité et une seule, malgré les trois collaborations réalisées.

Note générale : 15/20. #Bon début, à approfondir pour le prochain !

A écouter :

  • Make It, Take It
  • Make Up
  • Shame On Me
  • Might You Like Better
  • Leaving You Behind