Archive de la catégorie «Films»

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Non ma fille, tu n’iras pas danser. (2009)

21 septembre 2009

Christophe Honoré présente son dernier film, Non ma fille, tu n’iras pas danser. J’ai eu envie d’aller le voir en revenant d’Angers cet été, lorsque j’ai lu dans TGV Magazine une interview de Chiara Mastroianni, l’actrice principale. Le résultat est déroutant.

Synopsis :

Depuis qu’elle s’est séparée de Nigel, Léna traverse la vie comme elle peut avec ses deux enfants. Elle triomphe avec vaillance des obstacles semés sur leur route. Mais il lui reste à affronter le pire : l’implacable bonté de sa famille qui a décidé de faire son bonheur.

Mon avis :

C’est un film déroutant, comme je l’ai dit. il est d’un réalisme criant, tout vous hurle à la tête : “ça pourrait être toi !!” Et c’est sans doute ça qui vous prend à la gorge et qui vous colle à votre siège. D’assister comme cela à la déchéance d’une famille et plus particulièrement d’une femme, on se sent mal. Très voyeurs, très hypocrites. On regarde ça comme ça, sans vraiment se sentir concernés, même si on est collé au siège. Du haut de mes 18 ans, et en pleine pseudo crise, j’ai eu l’impression de me voir avec incertitudes, mes coups de sang et mes problèmes, mais transposé à la trentaine. Coucher avec quelqu’un de plus jeune, avoir peur des responsabilités, ne plus supporter les parents, et surtout, être perdu.

Ce film est un véritable crescendo où tout est réglé au millimètre près, depuis la scène d’ouverture à la gare Montparnasse où Léna perd son enfant dans le hall de gare à la fin véritablement violente. C’est un vrai film de Christophe Honoré qui reste assez incompréhensible, du point de vue du titre surtout. Pourquoi ce titre là ? Léna ne se laisse pas dominer par sa mère et Augustine non plus… Le rapport reste assez mystérieux. Mais on comprend qu’il introduit la trame de fond du film. La famille. C’est en fait, peut être, le véritable thème du film. la famille qui se veut aimante et qui cherche à donner le bonheur. Mais au final, qui étouffe, qui agresse et qui pousse à des extrémités regrettables.

Je ne vais pas plus épiloguer dessus, puisque le film est plutôt censé se voir que se raconter, celui là surtout. Je vous conseille d’aller le voir, mais seul de préférence. C’est trop intime pour être partagé directement après le film.

Note générale : 16/20. #Beau film avec une esthétique toute rustique qui colle au sujet.

  • Réalisateur : Christophe Honoré
  • Scénario : Christophe Honoré, Geneviève Brisac
  • Casting : Chiara Mastroianni, Marina Foïs, Marie Christine Barrault…
  • Fiche Allociné : Non Ma Fille…

Jal’

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Là Haut (2009)

13 août 2009

Synopsis :

Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s’envoler vers l’Amérique du Sud, il ne s’attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant… Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l’imagination.

Avis :

Le premier mot qui me vient à l’esprit en voyant ce film est émouvant. Plus qu’émouvant même. J’ai pleuré assez facilement tellement tout est juste.

Le film commence déjà par 10 minutes difficiles. En 10 minutes, le jeune Carl Fredriksen rencontre se future femme, se marie avec elle. Ils se rendent comptent ensuite qu’ils ne pourront jamais avoir d’enfants et enterrent leurs rêves de parenté. Et enfin, Elly, la femme de Carl, décède. Le tout sur fond musical très touchant. Les larmes coulent très facilement tellement tout est touchant, tellement on peut sentir la détresse du couple lorsque le médecin leur apprend qu’ils ne seront jamais parents et lorsqu’Elly décède. C’est très, très triste. Et pourtant, c’est là-dessus qu’un très beau film commence.

Le film en lui-même est bon, il ne casse pas des briques, on ne trouve pas de nouvelle vision du cinéma, on n’a pas de plans superbes, c’est un film familial. L’intérêt du film, une fois de plus, réside dans l’émotion qu’il dégage et dans les images de synthèses, toutes plus belles les unes que les autres. Et aussi, bien évidemment, Disney oblige, dans l’happy end qu’on trouvera.

Ce film est extrêmement dur à chroniquer à cause du fait qu’il ne s’agit presque que d’émotions. Comment faire ressortir toutes les émotions, toutes les larmes et tous les pincements de cœur que les personnages m’ont fait ressentir ? Carl, avec ses dehors grognons et qui cache pourtant un cœur d’or, Russel, avec ses dehors joyeux, un peu simplet, mais qui souffre de l’absence chronique de son père. Les deux personnages se complètent à merveille et nous font voyager parmi toutes les sphères de la joie et de la tristesse.

Un seul défaut peut être. Que certaines scènes soient aussi déchirantes alors qu’il s’agit d’un film destiné à de jeunes enfants. Mais pour moi, cela ne comptait pas tant tout était beau.

Je ne sais vraiment pas comment continuer cette review, mais il est certain que ce film est un des meilleurs films que j’ai vu jusqu’à présent. Il n’est pas fabuleux, mais il est plus que touchant et nous touche en plein cœur, qui que l’on soit.

Note générale : 18/20. #Cette émotion ressentie vaut tous les scénarios du monde, tous les acteurs, tous les effets spéciaux. C’était fabuleux.

Date de Sortie : 29 Juillet 2009

Réalisateurs : Pete Docter, Bob Peterson

Fiche Allociné : ici.

Jal’

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Wanted, Choisis ton Destin (2009)

7 juillet 2009

Synopsis :

Wesley Gibson a toutes les raisons du monde d’être malheureux. Tyrannisé par son patron, malmené par ses collègues de bureau, trompé et humilié par sa petite amie, ce jeune loser victime d’angoisses récurrentes, ne survit qu’à coup de tranquillisants et de plateaux repas macrobiotiques. Dur à vingt-cinq ans…

C’est alors qu’une fille de rêve fait irruption dans sa triste vie. Fox est une tueuse d’élite, affiliée à une secte ultrasecrète : la Fraternité, dont les membres se sont érigés en instruments du Destin. Leur devise séculaire : “Un homme de tué, mille hommes de sauvés”… L’heure est venue pour Wes de prendre la suite de son père et de découvrir en lui-même des ressources, une soif de violence, des réflexes et des aptitudes insoupçonnés. Sous la tutelle du mystérieux et charismatique Sloan et de Fox, Wes commence un entraînement rigoureux qui va faire de lui le meilleur assassin de la Fraternité.

Devenu le favori de la secte, Wes a aussi la tardive satisfaction se venger de ses anciens tourmenteurs. Mais l’ivresse du pouvoir n’a qu’un temps ; bientôt, il devra apprendre ce que nul ne peut lui enseigner : tracer sa propre voie et contrôler sa destinée…

Mon Avis [SPOILER A LA FIN] :

Je ne suis allé voir ce film que pour la performance d’Angelina Jolie. J’en ressors assez satisfait, c’était sympa. Je m’explique. Le film développe les éternels clichés du Destin : on ne sait pas ce qui va arriver après un acte, alors autant agir parce que l’inaction pourrait entrainer des conséquences désastreuses, le Destin est maître, on ne fait que lui obéir, et tout le baratin habituel. Je note quand même la jolie métaphore de l’usine de textile qui sert de couverture à la Fraternité : on tisse le Destin, on joue avec les fils du Destin. Bref. Voilà pour ce qui est de la trame de base.

Le jeu des acteur maintenant. Monsieur Freeman est sympa, il ne casse pas des briques, en même temps, on ne le voit pas des masses. Mais il incarne bien son personnage de leader de la Fraternité, calculateur, manipulateur et charismatique. Angelina. Je m’attendais à tellement mieux. Elle joue bien, très bien, mais tellement en deçà de ses possibilités ! Pour un film dans le même genre, Tomb Raider I, elle jouait bien mieux, d’une manière bien plus convaincante. Son reste tout de même très honorable, elle incarne bien son personnage de tueuse blessée au plus profond d’elle même. Enfin, le personnage principal, joué par James McAvoy. Lui nous offre un superbe jeu. Il sait faire passer la gêne et le stress du personnage par sa simple vue, pour ensuite passer à la force vantarde, ensuite l’incertitude et enfin la force brute. Une véritable performance.

La scénario en lui même est correct, la fin est par contre très surprenante en ce sens que, sachant que Fox a embrassé Wesley, on pourrait penser qu’elle tuerait tous les membres de la Fraternité, puisqu’ils sont tous marqués comme cibles dans les fils du Destin, elle y compris. Mais non, elle sauve Wesley, et par un superbe geste fluide du bras, arrive à tirer une balle qui va suivre une trajectoire circulaire parfaite et décimer les assassins un à un avant qu’elle replace sa tête à sa place et que la balle la traverse elle aussi. Et finalement, Wesley est sauf et peut tuer Sloan, le véritable méchant de l’histoire, de la même façon que son père, que Sloan a fait tuer par Wesley, avait tué un des comparses de Sloan.

Le scénario est un peu alambiqué à le voir comme ça, mais il se déroule de façon assez longiligne, il n’y a pas de réelle surprise sauf quelques unes mais qui ne sont pas fabuleuses.

Pour étayer tout ça, on trouve une avalanche d’effets spéciaux et de cascades très bien réalisés mais pas toujours très réalistes, comme le coup des balles à trajectoire non rectiligne. C’est bien beau, ça marche dans le film, mais dans la réalité, que dalle. On marche dans le film de super-héros qui reste quand même très ancré dans la réalité.

Note globale : 14/20. Bon moment, mais ce n’est certes pas un bijou.

  • Sortie : 16 Juillet 2009
  • Réalisateur : Timur Bekmambetov
  • Casting : Angelina Jolie, James McAvoy, Morgan Freeman…
  • Fiche Allociné
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Whatever Works

2 juillet 2009

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Résumé :

Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu’au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l’asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s’installe. Les commentaires cyniques de Boris n’entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu’à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l’autre.
Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l’arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta. Celle-ci a fui son mari, qui l’a trompée avec sa meilleure amie. Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu’elle, Marietta s’évanouit. Pour détendre l’atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman…

Avis :

Ayant vu les derniers Woody Allen, je ne pouvais espérer de ce film qu’un agréable moment d’humour caustique à souhait avec quelques soupçons de romance par ci par là, tout ca servi avec un casting de choix. Je vous mentirais, cher lecteur, si je disais qu’il n’est rien de tout cela. En effet, c’est la même recette -ça l’est toujours- mais je dirais remis à la saveur “Annie Hall”. Certes, je n’ai jamais aimé ce film. Ce vague goût de prétention intello à deux sous cinquante tout ça desservi par un Woody plus snobinard que jamais. Certes. Mais ce film révèle le véritable univers de Woody Allen, cet humour presque insoupçonné par son propriétaire, son intelligence certifiée, sa culture allègrement déballée aux yeux du petit peuple que nous sommes, sa vie tout simplement. Dans ce sens, le film sonne magnifiquement Woody. Rajoutez y everybody say I love you, pour le coté théâtral. Les acteurs rentrent en scène, s’exposent et en accueillent de nouveaux comme si un projecteur invisible mettait en valeur un casting  certes un peu bancal mais efficace. Le scénario est gâté par toute sortes de rebondissement plus ou moins prévisibles mais tous aussi appréciables par leur fraicheur et leur intelligence. Le personnage principale est magnifiquement écrit et interprété bien qu’il soit clair que la personne en question EST Woody Allen. Bref, je m’attarde mais ne dis pas grand chose. Ce film est plutôt bon, agréable et spontané. Un film d’été de très bonne qualité si vous voulez mon avis, qui mérite un coup d’œil ou deux…

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Note Approximative : 13/20

# Un bon film frais et agréable. On est heureux de retrouver Woody et ses fresques cinématographiques caractérielles mais néanmoins efficaces.

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L’homme à la Gordini

20 juin 2009

 Je vais vous présenter un cout métrage que j’ai vus sur Canal , j’ai beaucoup aimé et j’ai voulus vous faire partager ce petit moment de cinéma .

 L’homme à la Gordini est réalisé par Jean-Christophe Lie , il a été en compétition pour la palme d’or du court métrage à Cannes .

 

 

Résumé :  A la fin des années 1970 dans une banlieue imaginaire , Monsieur R et sa Femme font de la résistance . En effet , la loi est de ne porter que des pulls de couleur Orange .  Pourtant Monsieur R et sa Femme vont résister et avec l’aide d’un  héroique et mystérieux homme bleu conduisant une Gordini Bleu ils vont se libérer de cette prison monochromatique .

Avis : J’ai beaucoup apprécié ce court métrage , les dessins en 2d sont bien travaillés , on ressent vraiment l’ambiance de l’époque  et j’aime beaucoup la dualité Orange/Bleu sur laquelle l’histoire se construit . Certaines scènes sont tordantes , on est pris dans l’intrigue et on espère de tout coeur que Monsieur et Madame R puissent enfin vivre libre.  Les personnages ne parlent pas et pourtant on comprend chaque scène avec facilité et attendrissement .

 Ici vous pourvez voir un extrait : http://www.vodmania.com/bande_annonce_aWQ9MTU1NyZiYW5kZWFubm9uY2U9OTYx

 

Je vous mets une interview du réalisateur : http://www.dailymotion.com/relevance/search/l%27homme+a+la+gordini/video/x9dj7z_lhomme-a-la-gordini_shortfilms

 

Un dernier mot : Le bleu vaincra ! :D  

                                                                                                   Shrulke

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Le Labyrinthe de Pan

14 janvier 2009

Le Labyrinthe de Pan sort en 2006, réalisé par le génial Guillermo Del Toro. C’est un film qui mêle conte pour enfant et vie réelle, avec tout ce que cela peut impliquer. Le rêve, la mort, l’innocence, la haine, la dictature et tant d’autres. C’est un film qui m’a beaucoup marqué, dans une mesure moindre que Lost In Translation, mais tout de même.

Synopsis :

Espagne, 1944. Fin de la guerre.
Carmen, récemment remariée, s’installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l’armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu’elle n’est autre que la princesse disparue d’un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l’a préparé à affronter…

Ce que j’en ai pensé :

C’est un film qui mêle deux registres, le conte et la réalité, avec un brio extraordinaire. Les deux s’entremêlent sans cesse, l’univers du conte ayant beaucoup de conséquences sur celui de la vie réelle. Ils sont pourtant strictement opposés, la réalité étant faite de mort, de traque, de haine et le conte se composant principalement d’aide et de recherche. Cependant, les deux univers se rejoignent dans le fait que la peur est très présente dans les deux univers. Ofélia a peur de ce qu’elle doit faire, elle ne sait rien de ce qui l’attend et Mercédes a peur aussi, peur d’être prise, peur de perdre sa famille.

Dans la réalité, on se trouve en pleine guerre civile espagnole. Il y a les franquistes et les maquisards, les uns faisant la guerre aux autres. On assiste à tout : les privilèges des gradés, les conduites inqualifiables, la peur d’être pris, l’absence de culpabilité, l’indifférence… La vie est dure, le film nous montre beaucoup de ses aspects les plus durs. La violence froide quand le capitaine Vidal tue un homme à coup de bouteille dans le nez, la douleur de perdre sa mère quand la mère d’Ofélia part en donnant la vie à son bébé, la haine de Mercedes et ses frères… On nous conte ici la cohabitation entre Mercedes, contre le régime franquiste, et le capitaine Vidal, capitaine de l’armée. Mercedes, de personnage secondaire, devient personnage principal, avec Ofélia. On suit ses états d’âmes, ses dégoûts, ses questions. Elle servira de subsitut maternel à Ofélia après la mort de la mère de celle ci. Elle sera aussi la seule à rester en vie à la fin. C’est un film dur.

Dans le conte, on retrouve les 3 épreuves principales, présentes dans tout conte initiatique. Car il s’agit ici d’un voyage initiatique. La jeune fille devra prouver qu’elle est bien la princesse attendue, et pour cela , elle doit réussir les 3 épreuves, qui sont censées l’initier symboliquement. La première concerne le courage et la ruse. Elle devra faire face à quelque chose de répugnant et pouvoir lui faire faire quelque chose. Un objet symbolise la fin de cette épreuve, ici une clé. La deuxième épreuve est celle de la tentation. Elle ne devra céder en aucun cas. Sinon, elle aurait des réisons de craindre pour sa vie. Cette épreuve lui apprend à suivre ses devoirs, et non pas ses bas insticts matériels. Enfin, il y a la dernière épreuve, celle du je-me-sacrifie-plutôt-que-les-autres. Elle devra apprendre à préserver les autres, à savoir faire don de sa personne. Il y a aussi le personnage du Faune qui est très intéressant. Il a le rôle de l’initiateur, de celui qui garde le passage. Il représente la dualité de sa personne. Il est en contact avec les deux mondes, cherche le retour de la princesse, mais est d’une brutalité verbale impressionante. Il sait faire ce qu’on attend de lui, à savoir être effrayant, mettre ses sentiments de côté.

Cependant, ce n’est pas toute la violence, qu(‘elle soit idéologique, physique ou verbale, qui m’a le plus dérangé. C’est cette impression de flottement, d’incertitude que nous laisse la fin du film. Ofélia morte, son frère dans les bras de Mercedes, Vidal mort. On la voit pourtant arriver au pays féérique, mais dans une atmosphère trop dorée, trop brillante, pour que ce soit réel. On se delande alors si tout le film n’est pas alors les délires d’une enfant délaissée par sa mère et ignorée de son beau-père.

Au final, c’est un film que j’ai adoré, que je reverrais sans doute plusieurs fois. Le mélange des deux mondes est extrèmement marquant, ainsi que les jeux des acteurs. C’est d’un réalisme à couper le souffle, puisque le film pourrait retracer tellement de choses vécues.

Note Finale : 17/20

  • Sortie : 01.11.2006
  • Réalisateur : Guillermo Del Toro
  • Scénariste : Guillermo Del Toro
  • Musique : Javier Navarrete
  • Casting : Ivana Baguero, Sergi Lopez, Doug Jones…
  • Fiche Allociné

Jal’

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The Fountain

9 janvier 2009

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Darren Aronofsky est, selon moi, l’un des réalisateurs les plus prometteurs de cette décennie. Il crée dans chacun de ses films une bulle sensorielle et est si proche des spectateurs que ceux-ci se retrouvent en total immersion, en phase, avec l’histoire et le thème évoqué. La réalisation, toujours très juste, est faite avec une classe digne des grands noms du cinéma. Vous connaissez sans doute Darren Aronofsky par son chef-d’œuvre Requiem For A Dream et sa célèbre musique composée par Clint Mansell qui l’accompagne à chacune de ses réalisations, s’inspirant réciproquement. Plusieurs court-métrages sont introuvables, il vous reste donc PI, encore un chef-d’œuvre sans nom. The Wrestler prochain film en date a d’ors et déjà reçu  un prix.

Les gens prient pour être jeunes et ils occultent le fait que la mort est une part essentielle de la vie. Les hôpitaux dépensent des sommes folles pour garder les gens en vie. Mais nous sommes tellement préoccupés par notre obsession du corps que nous en négligeons l’esprit. C’est l’un des thèmes centraux que je voulais aborder dans ce film : la mort nous rend-elle humains ? Si l’on pouvait vivre éternellement, perdrions-nous notre humanité ?” Darren Aronofsky.

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Résumé : The Fountain raconte le combat à travers les âges d’un homme pour sauver la femme qu’il aime.
Espagne, XVIe siècle. Le conquistador Tomas part en quête de la légendaire Fontaine de jouvence, censée offrir l’immortalité.
Aujourd’hui. Un scientifique nommé Tommy Creo cherche désespérément le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi.
Au XXVIe siècle, Tom, un astronaute, voyage à travers l’espace et prend peu à peu conscience des mystères qui le hantent depuis un millénaire.
Les trois histoires convergent vers une seule et même vérité, quand les Thomas des trois époques – le guerrier, le scientifique et l’explorateur – parviennent enfin à trouver la paix face à la vie, l’amour, la mort et la renaissance.

Interprétation : Aronofsky met en place ses pions : Hugh Jackman(qui devait à la base être Brad Pitt, mais ce dernier, a préféré joué dans Troie….Abruti oui.) et Rachel Weisz(à la base Cate Blanchett) qui n’est autre que la femme de Aronofsky. Le duo Brad Pitt/Cate Blanchett aurait été accueilli avec plaisir, toutefois, il est vrai que  le duo Hugh Jackman/Rachel Weisz donne une certaine couleur au film, une trace plus humaine que la beauté froide de Cate Blanchett et Brad Pitt. Enfin, parlons plutôt du film! Les trois histoires mis en place se suivent en parallèle ,se coupent et se complètent. Bien que liées, elles proviennent d’univers assez différents. Cependant, le départ, le mouvement et l’arrivée sont similaires. Ce qui va suivre est mon interprétation et je ne vous l’impose en rien. (Attention spoiler). Le film est en fait articulé sur l’histoire de Tom et Izzy, le scientifique voulant à tout prix sauver sa femme du cancer, entreprend des recherches trés poussé alors que sa femme est sur le lit d’hopital. Même après la mort de cette derniere, il continue à chercher un remède contre la mort (“La mort est une maladie comme les autres“).Puis nous savons que sa femme, avant de mourir, a écrit un roman mettant en scène  un conquistador partit en quête de la fontaine de jouvence pour sa reine. La partie final écrit par Tom, met en scène l’arrivée e du conquistador devant l’arbre de la vie où il boit sa sève et meurt par celle-ci. Tom aurait donc compris que l’arbre de la vie le mènerai à la fin, ce qui est contradiction avec la dernière image de Tom partant de l’enterrement de s femme avec la volonté de vaincre la mort. C’est là que le tom spirituel (l’astronaute du résumé d’allociné est un peu n’importe quoi, selon moi) rentre en scène. Pour moi, ce tom là, est le future du Tom scientifique. Il aurait trouvé l’arbre de la vie au bord de la mort à Xibalaba, l’étoile (équivalent du Paradis pour les Mayas) qui va elle-même bientôt s’éteindre. Il est donc logique de penser que de son “vivant” Tom n’a jamais finis The Fountain(le livre) et ce n’est que bien après sa mort qu’il a réussi  à finir ce livre, alors qu’il a enfin compris la véritable nature de l’immortalité. La preuve en est que le chef maya reconnait le tom spirituel et se soumet à lui. A la fin, le Tom Spirituel, comprend qu’il doit se sacrifier et mourir pour que l’arbre de la vie renaisse. Il accepte alors sa mort et celle de sa femme.C’est loin d’etre bien expliqué, mais je pense que je suis sur la bonne voix…Ou pas, apres tout…

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Avis : Malgré ses apparences, ce film n’est pas si compliqué qu’il n’y parait.  Je pense qu’il faut avant tout comprendre que tout y est sublimé; à partir de là, on peut comprendre les sujets universels abordés par Aronofsky. L’amour, l’immortalité, la mort, tout ces sujets sont brillamment traités grâce une réalisation stylisée et sophistiquée. Concernant le jeu d’acteur, il est clairement prenant. Malgré son apparence de “Wolverine”, musclé et l’air un peu trop viril, Hugh Jackman dévoile son talent d’acteur avec la plus grande finesse. Quant à Rachel Weisz, malgré ce visage niais et enfantin, dégage une force incroyable, et dessert ses personnages avec efficacité et grâce. Ce film est un hymne, une sorte de chant, pas vraiment moralisateur, cérébral surement, voire psychédélique pour certains. Personnellement, ça m’a chamboulé, on en ressort presque serein. Les images sont si belles qu’on peut dire avoir vu une œuvre d’art. Je ne sais pas, je ne sais plus. Ce film est une oeuvre sensible, qu’il faut voir et ressentir. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus, il faut le voir pour le croire.

Note Approximative : 16,5/20

# Ce film peut paraitre un peu prétentieux par sa forme et son sujet, et c’est là son seul défaut. Malgré une durée assez courte (1h30 digne d’un Jumper), il développe et cuit à point tous ce qu’il y avait à dire. Un film tortueux, éprouvant mais avant tout sublime et transcendant.

Death Is The Road To Awe+BA amateur(attention spoiler)

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Australia

5 janvier 2009

Résumé : Fin des années 30. Lady Sarah Ashley, une aristocrate anglaise hautaine et renfermée, arrive au coeur des paysages sauvages du Nord de l’Australie pour y rejoindre son mari qu’elle soupçonne d’adultère, et qui tente – sans succès – de vendre l’immense domaine qu’ils possèdent sur place : Faraway Downs. Elle ne tarde pas à découvrir que l’exploitation est au bord de la ruine et menacée par son propre contremaître, Neil Fletcher, un homme sans scrupules de mèche avec un puissant éleveur, prêt à tout pour précipiter la chute du domaine et s’en emparer.Pour sauver Faraway Downs, Sarah n’a pas d’autre choix que de s’allier à un “cow-boy” local un peu rustre connu sous le seul nom de “Drover”, et de parcourir avec lui des milliers de kilomètres à travers les terres aussi magnifiques qu’inhospitalières du pays afin de mener jusqu’à Darwin 1500 têtes de bétail.Peu à peu transformée par la puissance et la beauté des paysages, touchée par la rencontre d’un jeune aborigène orphelin, Sarah découvre des sentiments qu’elle n’avait jamais éprouvés jusqu’alors.Au terme de leur périple, la seconde guerre mondiale a rattrapé l’Australie, et la ville de Darwin doit désormais faire face aux bombardements japonais. Pour la première fois de sa vie, Sarah sait pour qui et pour quoi se battre, et est prête à tout pour sauver ce qui compte désormais pour elle.

Avis : Australia est un cliché grandeur nature, 2h35 pour être plus précise. Il rassemble le cliché de la Britsh aristocrate incarné par une tres élégante Nicole Kidman; le cliché de la brute, solitaire au grand coeur incarné par le très viril Hugh Jackman. L’intrigue n’est qu’une grosse blague malgré le talent certain de tous les acteurs. Malgré tout ça, on en ressort joyeux. Satisfait. Il est vrai que cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu de film non torturé de moral et autres complexités. Et un film aussi simplet mais beau en même temps reste très plaisant un vendredi soir d’hiver…Ah! dernière chose, le petit intitulé sur la générations volées est d’après moi assez déplacé pour ce genre de film.

Note Approximative : 11/20
# Impressionnant pour le spectacle mais pas beaucoup de consistance…

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Best Of 2008 by Axeley

24 décembre 2008

Top 10-Cinéma :

  1. Into The Wild par Sean Penn
  2. Phénomènes par Micheal Night Shyalaman
  3. There Will Be Blood par Paul Thomas Anderson
  4. Paris par Cédric Klapisch
  5. L’Echange par Clint Eastwood
  6. The Mist par Frank Darabont
  7. Smiley Face par Gregg Araki
  8. Soyez sympas, rembobinez par Michel Gondry
  9. Burn After Reading par Frères Cohen
  10. Bons Baisers de Bruges par Martin McDonagh

Top10-Albums :

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  1. TV On The RadioDear Science
  2. MGMTOracular Spectacular
  3. The RaconteursConsolers Of The Lonely
  4. The Streets - Everything Is Borrowed
  5. Jack Johnson - Sleep Through The Static
  6. Metronomy - Night Out
  7. Cajun Dance PartyThe Colourful Life
  8. Foals - Antidotes
  9. The KillsMidnight Boom
  10. NERD - Seeing Sounds

+ Mention spécial à “Dig Out Your Soul” d’Oasis, Le grand retour tant attendu…

Top8-Concerts :

  1. Datarock – La Maroquinerie[17/04/08]
  2. Garden Nef Party 2008 (The Raconteurs, The Hives, Adam Green)[18-19/08]
  3. Festival des Inrocks(Franz Ferdinand) – La Cigale[13/11/08]
  4. Adam Green -  Le Trabendo[14/04/08]
  5. Foals – Le Trabendo[16/04/08]
  6. Kings Of Leon - Zenith[08/07/08]
  7. Fête de L’Humanité 2008 (N.E.R.D, Moriarty)[12-14/09/08]
  8. Festival BBmix (M83) – Carré Bellefeuille[29/10/08]
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L’échange

23 novembre 2008

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Film de Monsieur Clint Eastwood avec la très belle et très compétente Angelina Jolie.

Je n’ai aucune envie de résumer ce chef d’œuvre. J’ai juste envie de vous dire que si vous passez à côter de ce film, vous passez à côté d’un film extraordinaire.

Bouleversant, poignant, choquant, perturbant, touchant…autant d’adjectifs qui suffisent à eux seuls.

Une histoire vraie, l’histoire d’une mère qui élève seule son enfant et qui du jour au lendemain disparait.  5 mois plus tard la police de Los Angeles dit avoir retrouver son fils, mais Christine Collins (Angelina Jolie) répète que ce n’est pas son enfant et veut qu’on lui rende SON fils, Walter Collins…

Pour en savoir plus allez le voir, ce genre de film ne se raconte pas…

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NOTE : 19,5/20 (oui, je suis pas objective peut être et alors?!?! C’est MON article!)

Fiche allociné

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