Archive de la catégorie «Livres»

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Le Voyage d’Hiver – Amélie Nothomb (2009)

25 août 2009

Encore une fois, pour la 18ème fois précisément, la romancière nous fait le coup de nous servir un nouveau roman pour la rentrée. Après Le Fait du Prince, on voit apparaitre dans les bacs Le Voyage d’Hiver, en hommage au morceau musical du même nom, composé par Schubert.

Le livre se présente comme souvent avec une couverture mettant en scène la dame Nothomb. Ici, il s’agit d’une photo en noir et blanc, tout ce qu’il y a de plus banal, mais il faut quand même reconnaitre que la photo est belle, a du charme. Merci Albin Michel pour les belles couvertures comme ça.

Le sujet du livre est un sujet de base chez Amélie Nothomb, on parle encore de l’amour. Le sujet pourrait paraître déjà éculé, mais la romancière a ce don de traiter de sujets déjà traités sans pour autant tomber dans les clichés. On se retrouve dans la peau d’un personnage qui explique la raison d’un acte qu’il va commettre, à savoir, détourner un avion.

Les actes, l’écriture, le sujet, tout est poussé à l’extrême. On sent une inspiration autobiographique, une forte inspiration, ce qui donne au livre une saveur assez particulière. Non pas amère comme on pourrait le penser, mais plutôt douceâtre, comme quelque chose qui nous laisse un goût d’achevé ou presque. On retrouve aussi le thème de la prédestination par le prénom, qui n’a pas vraiment une importance cruciale, mais qui se pose là. Et bien évidemment, on retrouve le style unique de la Belge, qui pique, qui égratigne tout ce qu’elle touche. Ou qui sublime la moindre chose.

En 160 pages, Amélie Nothomb nous livre un roman très intime, très personnel. Il est quand même difficile de chroniquer un Nothomb sans dévoiler l’intrigue et les méandres du livre, alors je vous livre juste la phrase d’accroche qui se trouve au dos de tout Nothomb. Cette fois, il s’agit de : “Il n’y a pas d’échec amoureux.” Vaste programme.

Le livre permet aussi de comprendre une autre vision de l’amour. On change de point de vue, et on apprend à voir ce qui est acquis au lieu de ce qui reste à acquérir. Le roman est un superbe anti-déprime post-largage.

Note Globale : 16.5/20 #Roman intéressant, fidèle à Amélie qui renoue avec elle même après Ni d’Eve ni d’Adam. C’est dans la continuité du Fait du Prince.

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Sélection Livresque #1

3 mars 2009

[*****] Boris VianL’Ecume des Jours

L'Ecume des JoursSans doute un ds plus beaux livres que j’ai jamais lu. On a une histoire d’amour qui commence et qui se termine mal. Colin et Chloé semblent promis à une vie tranquille et paisible lorsque on se rend compte que Chloé a un nénuphar dans la poitrine, ce qui la tuera et mettra fin à cette belle histoire. On est dans un monde très particulier où tout se prend au pied de la lettre (on exécute réellement une ordonnance en la guillotinant), où les ingénieurs sont plus pauvres que les ouvriers… Cette œuvre a, comme beaucoup d’autres, deux niveaux de lecture : le premier où il s’agit d’une fiction triste, très belle, extrêmement bien écrite, qui fera pleurer beaucoup de monde et qui perturbera ; et le deuxième où on se rend compte qu’on lit une masse de remises en questions de la religion, du temps, du ’star-système’… C’est à lire, que ce soit pour soi ou pour la culture.

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[*****]Matthieu GaboritLes Chroniques des Crépusculaires

Matthieu Gaborit, grand auteur français. Auteur du grand Les Chroniques des Crépusculaires qui est, à mon avis, un des ouvrages de fantasy les plus aboutis malgré son peu de pages.  On se retrouve catapultés dans un univers de Baronnies où se mêlent luttes pour le pouvoir et magie, ainsi que les Éminences Grises. On suit Agone, jeune Baron qui refuse le trône et se voit obligé de suivre les enseignements du collège du Souffre Jour, collège qui forme les Éminences Grises. Ce faisant, il va se retrouver au cœur des luttes pour la maîtrise du pouvoir, de la magie et des Baronnies entières. Ce livre est un vrai bijou, il est écrit d’une manière unique qui ne néglige pas les sentiments et la psychologie. Ce livre est, à mon goût, plus basé sur la psychologie de Agone que sur autre chose. On a là un des livres les plus beaux que je connaisse, il est rempli d’images qui font rêver, de sentiments, de fantastique. Je recommande vivement.

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[*****] Lauren WeisbergerLe Diable s’habille en Prada

Ce livre est une pure jouissance. On se retrouve aux côtés d’Andréa qui est engagée à la sortie de la fac comme assistante personnelle de l’une des femmes les plus influentes de la mode, Miranda Priestly, rédactrice en chef de Runway. On se rend compte directement et sans problèmes que Miranda est une vraie peste, un vrai dragon qui esclavagise Andréa. Et justement, là est tout l’intérêt du livre : Andréa nous livre tous ses états d’âmes, toutes ses rancoeurs. C’est un pur délice de lire tout ça, écrit avec une plume légère et acérée. On réalise que malgré toutes les apparences, Miranda n’est pas non plus dénuée d’humanité. Mais je n’en dit pas plus, je vous laisse découvrir…

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[*****] Amélie NothombMercure

Je ne pouvais pas faire cette sélection sans oublier mon auteur favorite ! Voici donc Mercure. Fidèle à elle même, Amélie nous livre quelques pages sur un de ses thèmes favoris, l’Amour. Françoise, infirmière de son état, est engagée par un vieux capitaine de marine pour soigner une jeune fille. Cependant, la demeure se trouve au large, sur une île, ce qui va jouer un rôle plus tard. Elle découvrira dans le grand manoir qu’habitent le Capitaine et Hazel, la jeune fille, pourquoi Hazel suporte le Capitaine. Ce roman repose sur le secret final, et permet à la grande romancière Belge de développer de nombreux dialogues, qui distillent tous une peur de la différence et un culte du secret dans les rapports humains importants. C’est un livre à double fin, un happy end et une fin alternative, qui permet de se plonger avec délices dans l’univers d’Amélie Nothomb.

Bien à vous, Jal’

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La Maison aux Esprits – Isabel Allende

29 décembre 2008

Isabel Allende , sûrement avez-vous déjà lu son nom quelque part , au début du rayon livre de votre FN*C , au fin fond de la bibliothèque de vos parents , ou alors sur une photocopie que votre prof d’espagnol vous a gentillement distribuée pour le Bac ? Peu importe . Ce qui compte c’est ce qu’elle raconte , les histoires dans lesquelles elle nous plonge et dans lesquelles nous nous noyons avec joie et envie .

Isabel est né au Pérou en 1942  ; elle a beaucoup voyagé et a vécu dans de nombreux pays ( Chili, France, Belgique, Bolivie, Liban ); elle a d’abord commencé en écrivant des contes pour enfants, puis une pièce de théâtre. Son premier gros succès littéraire arrive avec La Maison aux Esprits. Ce magnifique livre était au départ une lettre destinée à son grand-père mourant, elle en fit un livre qui lui apporta la gloire et la reconnaissance mondiale de son talent d’écrivain. Depuis, Isabel ne cesse d’écrire des livres plus enchanteurs les uns que les autres .

Résumé :

La Maison aux Esprits est une saga familiale qui pourrait bien se passer au Chili, mais l’auteur ne nous situe jamais un endroit exact, comme pour donner une universalité à la chose. Sur trois générations, nous suivront les tribulations du vieux patriarche Esteban Trueba, le seul personnage à traverser entièrement le roman. Cet homme, partit de sa seule volonté de réussir, arrive à se construire un empire. Sa vie, il la passera comme son pays tout d’abord, avec lenteur puis avec vitesse avec l’arrivée du totalitarisme et de la tyrannie du nouveau régime. Mais plus important que lui, il y a les femmes qui entourent sa vie, qui la rythment. Sa femme tout d’abord, Clara, bonne bourgeoise ayant des dons pour le spiritisme et l’ésotérisme et qui ne se soucie pas des choses bassement matérielles, puis sa fille Blanca, sa petite fille Alba et toutes celles d’à coté encore, sa sœur, la paysanne culbutée dans les champs, les deux voisines, cette prostituée.

Tout résumé est impossible tant le roman est riche. Il faut ajouter qu’il s’agit d’une saga familial s’étalant sur 3 générations, donc la condenser serait la faire perdre en intensité .

Avis :

J’aime ce livre. Le style “Saga” n’est pas forcément accessible tout de suite, il faut savoir faire des allers et retours entre un passé omniprésent et un futur émacié par les actes présents mais avec La Maison aux Esprits vous ne pourrez qu’être ravis de votre balade temporelle; les personnages sont d’une grande richesse, les descriptions autant psychologiques que physiques ne manquent pas, on pourra d’ailleurs reprocher (mais c’est vraiment pour chercher la petite bête) à Isabel Allende de trop s’acharner a décrire certains comportements de ses personnages .

L’ambiance du roman est absolument magique. En fait, le titre simplement vous plonge dans un univers particulier, dans la maison que tout le monde rêve d’habiter étant enfant : une maison remplie de fantômes, avec des voyageurs extraordinaire, des êtres hors du commun autant par leur beauté que par leur courage. La présence et l’aura féminine des personnages , l’atmosphère qu’elles font naitre est presque palpable, Clara volant à travers les pièces, rédigeant ses “carnets de vie”, discutant volontiers avec les spectres et les esprits qu’avec des artistes ésotériques. Blanca et son amour fou pour cet homme rebelle qui l’entrainera à faire la révolution, pour qui elle courra milles dangers, cet homme qui la fera devenir une femme accomplie avec un destin, Alba héritant d’un passé lourd de non-dits et de violence.

De toute cette ambiance se dégage un parfum de vie, épicé et doux à la fois, un parfum de violette et de sang, de bleu et de rouge; une maison close et feutrée tout en étant ouverte sur le monde, un affrontement entre hommes et femmes, passion et soumission, perversité et vertu [désolée si vous ne comprenez pas la dernière phrase mais c'est les impressions que dégage ce livre]. Un roman dans toute sa splendeur .

A lire (et surtout vivre) absolument .

P.S :

La Maison aux esprits

Ce livre a été adapté sur grand écran, une grande adaptation, très réussie d’ailleurs. Le casting est incroyable , le jeu parfait, bien que certains éléments manquent, le principal reste. Je laisse un lien : fiche Allociné.

Shrulke

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TOP6 du moment (Jaliste)

21 décembre 2008

Bon, je me sens d’humeur à vous faire un TOP6 de mes chansons du moment, Rihanna y est pour beaucoup à mon avis. mais passons tout de suite au TOP en question. Alors voici, mesdames & messieurs, mon TOP6 du moment :

  1. Rihanna ft T.I. – Live Your Life
  2. Evanescence – Going Under
  3. Kina Granis – 1,2,3,4 (Feist Cover)
  4. Rihanna ft the Klaxons – Umbrella
  5. Lily Allen – Womanizer (Britney Spears Cover)
  6. Kory Has A Sweet Vest – Single Ladies (Beyoncé Cover)

Et si je vous expliquais le pourquoi du comment ?

Rihanna ft TI – Live Your Life : Ha mais Fuck Ze System quoi ! Un début superbissime ! On ne pourra pas nier que O-Zone, malgré leur nullité pattente, n’étaient pas entraînants. Et bah Rihanna et TI ouvrent sur le fameux Mahiahi ! Mahiahou ! Assez osé mais tellement accrocheur. Je craque. Et puis la suite, Rihanna avec sa voix unique, et TI avec son flow. J’aime, ça me fout une pêche du tonnerre, je pète la forme avec. Et puis ce bridge, superbe avec Rihanna et les sons électros derrière. Ecoutez et appréciez, simplement.

Evanescence – Going Under : Je me refait une cure de Evanescence. Je replonge avec délices dans les méandres des deux albums, Fallen & The Open Door. Il n’y a pas à dire, il y a une grande maîtrise. Je ne sais pas pourquoi Going Under me touche plus que les autres, mais j’aime beaucoup l’agressivité de la chanson. Contenue dans toute la mélodie, elle est assez percutante.

Kina Grannis – 1,2,3,4 (Feist Cover) : Je ne vais pas trop me répéter, voir article précédent, concerné totalement à la jolie Kina.

Rihanna ft the Klaxons – Umbrella : Remix du grand tube Umbrella à l’occasion des Brit Awards. Bah on a envie de les voir plus souvent ensemble eux. C’est du grand art, un mix du tube des Klaxons, je me rappelle pas le titre, mais c’est celui où ils font Ouhouohouohou et de Umbrella par Rihanna. C’est maîtrisé, calé, ça colle, c’est parfait. Rihanna gère, les Klaxons aussi, c’est la fête quoi.

Lily Allen – Womanizer (Britney Spears Cover) : On dirait que la chanson est faite sur mesure pour la petite Lily. C’est sympa, on sourit, c’est frais… C’est une cover comme je les aime, simple et sans trop de frioritures.

Kory has A Sweet Vest – Single Ladies (Beyoncé Cover) : Ouahou ! Une belle cover acoustique du grand tube de Beyoncé. Certes l’original avait déjà de la gueule, mais là, c’est so-over-trop-giga-méga-frais quoi ! Le mec a une tête spé, mais il joue et chante bien, c’est tout ce qui compte ici. Faites vous plaisir.

Les liens ZSHARE soont dans les noms dans la liste numérotée =)

Enjoy, Loïc

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A la Croisée des Mondes – Philip Pullman

29 octobre 2008

Sujet d’aujourd’hui, un livre, ou plutôt trois livres. La trilogie de Philip Pullman, A la Croisée des Mondes, sortie aux éditions Folio. Les trois tomes sont les suivants : Les Royaumes du Nord (sortie en 2000, titre original Northern Lights), La Tour des Anges (sortie en 2001, titre original The Subtle Knife) et Le Miroir d’Ambre (sortie en 2002, titre original The Amber Spyglass).

On est ici face à plusieurs livres destinés à la jeunesse, mais ces livres possèdent, à mon avis, deux niveaux de sens. On a le niveau un, le niveau que l’on appréhende tout de suite, ce que les mots racontent, l’histoire en elle-même. Et il y a aussi le niveau deux, ce que cachent les mots, ce qu’ils signifient en profondeur. Ce deuxième niveau, ce niveau caché est extrêmement intéressant à mon sens.

Résumé des différents tomes de la trilogie :

Les Royaumes du Nord

Pourquoi la jeune Lyra, élevée dans l’atmosphère confinée d’une prestigieuse université anglaise, est-elle l’objet de tant d’attentions ? De quelle mystérieuse mission est-elle investie ? Lorsque son meilleur ami Roger disparaît, victime des ravisseurs d’enfants qui opèrent dans tout le pays, elle n’hésite pas à se lancer sur ses traces. Un voyage vers le Grand Nord, périlleux et exaltant, qui lui apportera la révélation de ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d’un autre monde.

La Tour des Anges

Le jeune Will, à la recherche de son père disparu depuis de nombreuses années, est persuadé d’avoir tué un homme. Dans sa fuite, il franchit une brèche presque invisible qui lui permet de passer dans un monde parallèle. Là, à Cittàgazze, la ville au-delà de l’Aurore, il rencontre Lyra. Ensemble, les deux enfants devront lutter contre les forces obscures du Mal et, pour accomplir leur quête, pénétrer dans la mystérieuse Tour des Anges.

Le Miroir d’Ambre

Lyra, l’héroine des Royaumes du Nord et de La tour des Anges, est retenue prisonnière par sa mère, Mme Coulter, qui, pour mieux s’assurer de sa docilité, l’a plongée dans un sommeil artificiel. Will, le compagnon de Lyra, armé du poignard subtil, s’est lancé à sa recherche, escorté par deux anges, Balthamos et Baruch. Avec leur aide, il parviendra à délivrer son amie. Mais, à son réveil, Lyra lui annonce qu’une mission encore plus périlleuse, presque désespérée, les attend : ils doivent descendre dans le monde des morts…

Nota : Dans la suite, j’utiliserais différentes abréviations pour simplifier la frappe. Ainsi, LRDN correspondra aux Royaumes du Nord, LTDA à La Tour des Anges et LMDA au Miroir d’Ambre.

Je pense que je vais articuler cette chronique sous deux axes principaux (oui, je sais, ça fait très classe de dire ça, mais je savais pas comment faire autrement !) : je vais d’abord vous donner un avis global, qui sera assez court puisque le gros de la chronique se trouvera sous le deuxième axe, celui du sens implicite.

Donc, d’abord, un avis global. Je pense qu’il s’agit ici de plusieurs livres aux abords très enfantins. Les résumés sont assez trompeurs à ce sujet. On s’attend à se plonger dans un livre enfantin, avec des choses assez « je me plante là » du style machin peut faire ça parce que BIEN SÛR il sait le faire. Mais non, au contraire, ces livres sont recherchés, à un point extraordinaire. Philip Pullman a poussé l’art de l’écriture à son maximum. Tout est d’un style parfait, d’une fluidité sans accroc. Tout coule, va de soi, tout en conservant de nombreux rebondissements. Voilà pour ce qui est de l’écriture en elle-même. Maintenant, le monde dans lequel nous plonge l’auteur est d’une complexité à toute épreuve. On se retrouve à une date non précisée, mais postérieure à 1900. Tout est régi par l’Eglise, le Magisterium. Les créatures inventées sont infinies, je cite par exemple les ours en armure, les monstres des falaises, les sorcières réinventées, etc. Les mondes sont innombrables, tous différents même si plusieurs se ressemblent. Je pense aux mondes de Lyra et de Will. Les deux enfants viennent d’Oxford, chacun dans un monde différent, à un niveau d’avancement technologique différent, et engagé sur une voie différente. En bref, il s’agit de livres écrits extraordinairement bien, qu’on sent mûrement réfléchis.

Passons maintenant à ce sens implicite, à toute cette critique contenue. Il s’agit ici d’une œuvre à grande échelle. Tout est distillé dans les trois tomes de la trilogie, chacune à son importance dedans. Pour bien plus de clarté, je vais diviser l’analyse en deux parties bien distinctes.

Mais avant toute chose, je vais expliquer ce qu’est le daemon (à prononcer démon) puisqu’il en est beaucoup question. le daemon d’une personne est un animal qui représente la conscience de la personne. il est le réceptacle des sentiments et des émotions. Il est impossible de s’en séparer de plus de quelques mètres.

1 .  Les Sciences & la Religion

Dans cette trilogie, les sciences et la religion ont une très grande place, elles sont étroitement liées, tout en étant totalement opposées. L’une cherche et trouve, l’autre contrôle et restreint.

a .  Le Multivers

Il s’agit ici d’une théorie véridique, existante et qui se vérifie grâce à la physique quantique. Je vais prendre l’exemple basique de la pièce. Je tire une pièce à pile ou face. Si elle est face pour moi, cela signifie que notre monde se sera cloné et que dans le clone, la pièce aura donné pile. Toutes les issues possibles donnent naissance à un nouveau monde. Cette théorie est ici traitée sous le sens spirituel mais aussi physique. Par exemple : « La Sainte Eglise nous enseigne qu’il existe deux mondes : celui des choses que nous pouvons entendre et toucher, et un autre monde, le monde spirituel du ciel et de l’enfer. Barnard et Stokes étaient deux – comment dire ? – théologiens renégats qui posèrent comme hypothèse l’existence de nombreux autres mondes semblables à celui-ci, ni ciel ni enfer, mais des mondes matériels, souillés par le Péché. Tout proches de nous mais invisibles et inaccessibles. » (LRDN, p 44). Le multivers est ici traité sous le biais de la religion, mais aussi sous le sens physique car cette théorie est prouvée au niveau des particules élémentaires dans la trilogie.

Cette considération des sciences traitées par la religion nous amène donc au point suivant, la Poussière, elle aussi condamnée par l’Eglise.

b .  La Poussière

La Poussière est définie comme une particule élémentaire, au même titre que les électrons ou les neutrinos, mais elle est aussi, selon l’Eglise, la manifestation du Péché Originel. Cette Poussière est donc maléfique. Cependant, au cours de la trilogie, on découvre que la Poussière est absolument nécessaire à la survie de plusieurs espèces : « En fait, les arbres filtrent la sraf (= la Poussière) quand elle traverse le feuillage, et une partie est attirée vers les fleurs. Je l’ai vu de mes yeux : les fleurs sont tournées vers le ciel, et si la sraf tombait directement vers le sol, elle pénétrerait dans les pétales et les fertiliserait comme le pollen venu des étoiles. » (LMDA, p 315). On découvre aussi qu’elle n’est absolument pas présente dans le corps des enfants, qu’elle arrive à la puberté. Manifestation du Péché Originel, elle est donc la cause des sentiments et des pensées nouvelles. Je cite : « Ton dæmon est un merveilleux ami et compagnon quand tu es jeune, mais à la puberté, que tu vas bientôt atteindre, ma chérie, les dæmons sont la cause de pensées et sentiments gênants, et c’est ça qui laisse entrer la Poussière. » (LRDN, p 346 & 347).

L’Eglise, par le biais de Mme Coulter, personne pilier du récit,  a créé le Conseil d’Oblation qui a pour but de comprendre les effets de la Poussière et de trouver comment éviter tous ces effets sur les personnes, ce qui a donné lieu à des expériences morbides dans la Station Expérimentale de Bolvangar dans laquelle on séparait les enfants de leur dæmons, ce qui revient à couper un lien vital. On a ici un léger rappel à tous les supposés projets secrets de l’Eglise, qui s’occupe de toutes ses recherches théologiques, qui censure et qui fait taire la plupart des savants lorsque les découvertes vont à l’encontre du dogme (Galilée…).

Le point commun dans tout cela ? L’Eglise, soit la « personnification » de la Religion dans le monde de Lyra.

c .  L’Eglise

L’Eglise est ici toute puissante, on a un retour à une théocratie, de même que chez les Incas ou les Mayas. Je cite : « Depuis que le Pape Jean Calvin avait transféré le siège de la Papauté à Genève et instauré la Cour de Discipline Consistoriale, l’Eglise exerçait un pouvoir absolu sur tous les aspects de la vie quotidienne. » (LRDN, p 43 & 44). On a ici un des plus beaux exemples d’obscurantisme donné. Un pouvoir absolu de l’Eglise, aucune possibilité de s’y dérober sous peine d’excommunication ou pire, de condamnation à mort.

Pour s’assurer cette domination, l’Eglise a tout de même besoin de bras pouvant agir dans les terres éloignées. Qui prend-elle donc ? Elle va, à ce moment là, recruter ses prêtres, en faire des fanatiques.

d .  Le Fanatisme Religieux

Dans cette trilogie, on trouve une énorme critique de l’obscurantisme et cette critique passe par la critique de plusieurs comportements, tous apparentés au fanatisme religieux. On trouve ces deux comportements dans le troisième tome de La Croisée des Mondes. Le premier fanatique est le Père Gomez. Il est délégué par la Cour de Discipline Consistoriale pour tuer la future Eve, c’est-à-dire Lyra. Il se jette sur sa mission, souhaite de tout cœur pouvoir en être chargé, tout ça dans le but de compléter ce qui manque à sa foi. Voyez par vous-mêmes :

« - Et pour finir, ajouta le Père McPhail, il y a la fillette. C’est encore une enfant, je suppose. Cette Eve, qui va connaître la tentation et qui, si elle suit l’exemple donné, succombera à son tour et nous entraînera tous dans sa chute. Messieurs,  parmi tous les moyens possibles pour affronter le problème que nous pose cette fillette, je vais vous suggérer le plus radical, et je suis sûr que vous serez d’accord avec moi… Je propose d’envoyer quelqu’un à sa recherche, pour la tuer avant même qu’elle puisse être tentée.

- Père Président, s’exclama aussitôt le Père Gomez, j’ai fait pénitence préventive chaque jour de ma vie d’adulte. J’ai étudié, je me suis préparé… » (LMDA, p 85). Comme on peut le voir, on a un bel exemple de fanatisme. Mais le second est bien pire encore… Avant cela je vous fais une petite explication nécessaire. Pour séparer un individu de son dæmon, il faut placer chaque entité dans une cage en métal. Le lien invisible sera alors coupé par un couteau métallique. Cette coupure dégage une quantité phénoménale d’énergie. A un moment du livre, l’Eglise a besoin d’une telle quantité d’énergie. Le Père McPhail va alors se sacrifier pour satisfaire sa foi. Il va donner ce lien intime qui fait qu’il est conscient à sa religion. Un fanatisme religieux poussé à son paroxysme.

Toute cette action de l’Eglise sur les sciences, sur les mentalités et sur les hommes a bien sûr des conséquences sur les politiques. Certains suivent, d’autres non, d’autres restent neutres.

2 .  La Politique

Comme je l’ai dit, ces actions de l’Eglises ne sont pas sans répercussions sur les politiques mises en œuvre par les hommes et les autres personnes atteintes par l’Eglise.

a .  Les Sorcières

Les sorcières sont, je dirais, réinventées. On reste tout de même à la femme vêtue de noir pouvant voler, et jeter des sortilèges. Cependant, tout cela est légèrement modifié. Les sorcières, traditionnellement vieilles et laides, nécessairement maléfiques, sont ici « jeunes », belles et ni bénéfiques, ni maléfiques. Elles peuvent vivre environ un millier d’années, et sont, comme les hommes, capables du meilleur comme du pire. Elles ont conservé leur libre arbitre. Elles ne sont ni bonnes, ni mauvaises, elles déterminent leurs actions, bonnes ou mauvaises cette fois ci, par elles mêmes. De plus, étant très nombreuses, elles représentent une forte puissance politique et une puissante force armée.

Si je souhaitais pousser toute cette réflexion à son maximum, on pourrait les comparer aux ONG d’aujourd’hui, en ce sens qu’elles sont puissantes politiquement, mais qu’elles ne sont, par définition, ni bonnes, ni mauvaises. Seules leurs actions déterminent ce qu’elles sont.

Les Sorcières neutres peuvent, à tout moment, pencher d’un côté ou de l’autre de la balance politique. Cette balance résulte de la moindre décision, ce qui met en place une complexité politique immense.

b .  La Complexité Politique

Cette trilogie tourne aussi beaucoup de la position des différents groupes de personnes vis-à-vis de l’Eglise ou de Lyra. Tout est question de politique, de manipulation, de poids dans les négociations… Les personnages sont tous sur une position ou sur une autre. Certains sont avec l’Eglise, d’autres sont contres. Les sorcières elles-mêmes y sont mêlées :

« - Nous allons libérer les enfants qu’on nous a volé. Et j’espère que les sorcières nous apporteront leur aide.

- Pas toutes, assurément. Certains clans travaillent avec les Chasseurs de Poussière. » (LRDN, p 230).

Cette complexité politique est présente dans tout e livre puisque chaque action faite aura une répercussion sur les comportements des autres personnages, sur leurs actions futures.

c .  Le Parcours Initiatique

Toute cette histoire est aussi un parcours initiatique pour Lyra et Will. Les deux enfants vont devoir surmonter de nombreux obstacles, tous ayant une double signification physique et spirituelle. Les deux enfants vont devoir en fait sauvegarder la Poussière, la cause de la puberté et de tous les changements qu’elle implique. Ils luttent en fait contre l’Eglise qui met en place une société sans vague, qui instaure une dictature en coupant les liens entre les dæmons et leurs personnes. Ils vont être ensuite touchés par la Poussière et découvriront l’amour, mais devront achever ce parcours avec le plus difficile des épreuves, la séparation définitive… Ce parcours leur aura ouvert les yeux et leur aura tellement appris mais qui est extrêmement symbolique. Il représente l’adolescence elle-même, le cœur de cette trilogie. Durant cette période, on se rebelle contre l’autorité, on se met en marge, on recherche de nouvelles valeurs, on tente de se trouver, ce qui se fait à la fin avec la fin du pouvoir de métamorphose du daemon, pour bien montrer que la personne sait maintenant qui elle est.

Enfin, je voudrais aborder un dernier point que j’ai décidé de mettre à part, pour marquer son importance à mes yeux.

3 .  La Bible

La Bible se voit presque réécrite. On assiste à une réincarnation du mythe d’Ève, qui sera tentée et qui entraînera le monde dans sa Chute. Dans la Bible telle que nous la connaissons, Eve mange le fruit défendu, acquiert la connaissance et le Péché fait son entrée dans le monde. Dans cette Bible là, le Péché est déjà là. Cependant, l’Eglise projette de le détruire via la destruction de la Poussière. Cette Poussière nécessaire à la survie de plusieurs espèces vivantes, les mulefas par exemple, est donc en voie de disparition. La tentation de Lyra la poussera à faire ce qu’elle peut pour sauvegarder cette Poussière, allant donc à l’encontre de la volonté de l’Eglise, ce qui poussera cette dernière à envoyer un tueur sur les pas de Lyra. Cette tentation est aussi supposer entraîner les mondes multiples dans la nouvelle Chute puisque le Péché aura été sauvé. Mais au fur et à mesure, on se rend compte qu’il est pourtant nécessaire au maintien de tous les mondes et aux émotions. On a ici toute une réflexion que je ne peux pas développer dans son intégralité, mais qui est d’un intérêt fabuleux.

Pour conclure tout ça, je pense que cette œuvre résulte d’une grande démarche de réflexion vis-à-vis de la religion. Je pense qu’il est possible de la mettre en parallèle avec l’œuvre d’Epica qui réfléchit aussi énormément sur la religion (cf The Divine Conspiracy, Consign To Oblivion & The Phantom Agony).

Quand à noter… C’est extrêmement dur. Je ne sais pas quelle note mettre. Je n’en mets donc pas et je vous souhaite une bonne lecture.

Loïc

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Le Fait Du Prince – Amélie Nothomb (Ed. Albin Michel, 2008)

20 septembre 2008

La grande romancière belge sort, pour la dix septième fois, un roman aux alentours de la rentrée. Cette année, il s’agit du 21 août. Cette régularité a articulé toute la rentrée littéraire depuis quelques années autour de la sortie de chacun de ses livres, ce que je regrette. Mais là n’est pas le sujet. Ainsi donc, le 21 août 2008, Le Fait Du Prince inonde le marché du livre. Comme à leur habitude, les éditions Albin-Michel ont sorti le livre en plusieurs milliers d’exemplaires pour les gens normaux, en cinquante exemplaires numérotés de 1 à 50 pour les collectionneurs et en dix exemplaires numérotés de I à X introuvables dans le commerce pour les grands collectionneurs. On le trouve dans tous les magasins ayant un rayon Livres digne de ce nom, j’entends par là les Leclerc, les Auchan, les Carrefour etc. comme tout bon libraire.

Le résumé, comme toujours, est des plus succincts : « Il y a un instant entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate. » Du pur Amélie Nothomb à mon avis, puisque cette phrase est, comme toujours, tirée du livre qu’elle « résume ». On a donc une phrase extrêmement vague pour résumer ce livre. Il ne nous reste plus qu’à l’ouvrir et à le lire pour comprendre de quoi il s’agit. Je vous refais l’histoire dans les grandes lignes : Un homme meurt chez Baptiste Bordave. Par une coïncidence extraordinaire, cet homme dénommé Olaf Sildur peut être pris pour Baptiste. Ce dernier va donc devenir le défunt, essayer de comprendre sa vie et pour quelle raison feu Olaf est il venu mourir chez lui.

Une trame à la Nothomb, s’il en est. Je vais maintenant rentrer un peu plus dans les détails. On trouve toujours cette quête du sublime dans l’œuvre d’Amélie. Elle est présente dans la plupart de ses œuvres, dans Mercure (1998) ou encore dans Journal D’Hirondelle (2006). On la retrouve cette fois incarnée dans la personne sans nom véritable de Sigrid, la jeune française, veuve d’Olaf, séduisante, intelligente mais dont on ne sait rien. Cette personne n’a qu’une envie dans la vie, de boire du champagne. Sigrid passe son temps dans le champagne, elle ne mange pas AU champagne, elle mange DE champagne. Le champagne, une boisson de luxe, reconnue comme une des meilleures boissons, une boisson qualifiable de sublime. On la retrouve aussi dans l’art mentionné dans le livre. L’art est présent dans le livre pour sublimer les difficultés rencontrées par les deux personnages principaux. Le sublime est présent tout au long du livre.

C’est vraiment une merveille sans précédent. On commence sur quelque chose de banal, un peu hors du commun, mais qui pourrait vous arriver comme à moi. Et puis arrive Olaf Sildur. Et là, tout se renverse. On s’enfonce peu à peu dans une folie paranoïaque qui va en s’amplifiant sans cesse, jusqu’à trouver son terme, d’une façon des plus logiques. Le personnage principal s’embarque dans quelque chose qu’il ne maitrise pas. C’est lent, il ne fait rien, à part devenir fou de ne pas savoir. C’est digne d’un Coppola fille. Et puis l’accélérateur arrive. Et en une dizaine de pages, le titre s’explique, la fin tombe, implacable, logique, superbe.

Après la déception du précédent livre de Mlle Amélie, je retrouve avec joie son style. Ses phrases coupantes, sa façon de faire vivre ses personnages, de faire ressentir leurs sensations, leurs envies… On retrouve aussi les personnages, je dirais, habituels de Nothomb. Le personnage principal, particulier dans ce qu’il est, ici un homme qui ne tenait plus à ce qu’il était, qui a tout effacé en quelques heures. Pour comparer, dans Mercure, on se trouvait avec une infirmière qui devait choisir entre son patron, et sa patiente, chaque choix ayant sa conséquence directe et indirecte. Un des plus cruels dilemmes… Le personnage secondaire, lui aussi particulier, mais différemment. Dans Le Fait Du Prince, on trouve Sigrid. Une créature de rêve sauvée de la drogue par feu Olaf, qui n’a aucune envie, si ce n’est de boire du champagne frappé. Rien ne l’insupporte, rien ne la touche à part l’art. Elle est inaccessible et pourtant accessible. Elle est réelle, sans être vraiment là. Dans Mercure, on trouvait la patiente de l’infirmière, belle comme le jour (sublime, encore une fois…) qui ne le savait pas, qui était enfermée par son père et condamnée à ne jamais se voir dans un miroir parce qu’elle se croyait défigurée.

Je retrouve donc une Amélie Nothomb en pleine forme, en pleine veine d’écriture. Une fin superbe, sans conteste, qui en laissera pourtant plusieurs très sceptiques, car elle vous prendra à contre pied, sans vous prévenir. Vous ne verrez rien venir, et puis bam, ça sera là. Et ça sera tout. Une fin implacable et simplement géniale.

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“L’heure de la fin des découvertes ne sonne jamais “. Colette

19 août 2008

Colette … vous en avez surement entendus parler ?

Et bien que se soit le cas ou non je vais vous raconter avec autant de justesse que faire se peut son histoire , sa vie , ses livres et un particulier un ; “Claudine à l’école” , mais ne nous avançons pas trop vite et commençons par le commencement . Colette est née en 1873 , elle passa une enfance heureuse dans la campagne Bourgonnoise, entourée d’affection et de tendresse . Malheureusement pour elle , elle rencontra Henry Gauthier-Villards qu’elle épousa . Il abusa de son amour et de son don pour l’écriture pour publié sous son mon les premiers roman de Colette . Elle se sépara de lui après qu’il l’ait trompé. Elle eut plusieurs histoires d’amours par la suite et une fille mais je vous laisse en charge d’aller explorer Wikipédia pour trouver la suite de sa vie . ;)

Résumé :

Claudine, la narratrice qui tient un journal qu’elle nous présente, est un personnage singulier. Elle vit avec son père, un passionné de malacologie (il étudie des mollusques et plus particulièrement les limaces) qui ne s’occupe guère d’elle. Ce qui lui laisse tout à loisir de s’amuser à l’école communale où elle va passer son brevet élémentaire en compagnie de ses amies Marie, Anaïs et plus tard, Luce petite soeur d’Aimée. Les amours de Claudine pour la jeune Aimée Lanthenay sont vite contrariés par Mlle Sergent, elle aussi, amoureuse de son adjointe . Les portraits des amies de Claudine sont délectables; la grande Anaïs, mauvaise et obsédée, Marie Belhomme bête et timide ainsi que Claire, sa soeur de lait qui collectionne les amoureux. Les scènes salaces abondent , Mlle Sergent et mlle Lanthenay vivant leur amour saphique aux yeux de tous , Claudine et le docteur etc…vif et passionnant ce récit ne laisse pas indifférent .

Avis :

Ce livre est très important pour moi ( désolé je commence à vous raconter ma vie ) , c’est un des premiers livres que j’ai lus quand j’ai commencé à devenir une “dévoreuse de livres ” , il tient donc une place toute particulière dans mon coeur . J’apprécie le fait que le livre soit écrit comme un journal car il permets de suivre assez facilement les aventures de Claudine tout au long de l’année scolaire . Les différentes relations évoquées dans le livre sont très bien construite ; les portraits autant psychologique que physique abondent permettant une accaparation des personnages . Claudine est une jeune fille indépendante , libre , rêveuse et qui pourtant ne manque pas de sens critique autant à l’égard des adultes que pour ses camarades . La nature tient une place très importante dans ce livre , Claudine étant la plus part du temps en vadrouille dans les bois ; le lecteur peut ainsi “admirer” les alentours du village où évidemment l’action ne manque pas ;) . Le style adopté est à l’image de Claudine. Un style proche de la parole, semé de phrases exclamatives décrivant les émotions à brûle-pourpoint et de mots de patois . Claudine est une héroïne qui ne manque pas d’humour et de piquant.

Certes, on peut dire que ce livre n’est qu’un journal pour midinettes en manque d’histoire ou encore une peinture burlesque d’un village français du XXème siècle et pourtant…Je qualifierai ce livre de chef d’oeuvre autant pour la profondeur des personnages que pour le décor ou bien le style inimitable de Colette . Si vous lisez ce livre ( et je vous conseille vivement de le faire ) ; lisez les autres …ils sont tous fantastiques

Je crois bien que j’en suis tombé amoureuse…^^

Shrulke