Mechanical Bride, c’est un groupe anglais originaire de Brighton signé chez Transgressive Records qui, d’après leur myspace, s’oriente plus vers l’alternative/folk/expérimental. En 2008, ils sortent un petit EP intitulé EPs Part II. Une tracklist de sept pistes de longueur variable qui nous offre tout de même un bon moment de détente et de plaisir.

Commençons par le commencement. L’EP s’ouvre avec Chapel, titre très court (1.23) qui commence assez étrangement puisque on entend que des “ouuuuu” de plusieurs voix différentes, le tout étant peu harmonieux, mais on s’y fait vite, on finit par trouver un charme à ces sons. Le reste de la piste sera dans le même style avec uniquement des voix et quelques percussions discrètes. On continue le voyage en toute légèreté avec Poor Boy. Une intro au piano des plus classique qui contraste avec un chant très aéré qui charme immédiatement. Il s’agit là d’un piano accompagnant plusieurs voix en décalé. L’effet produit est assez fabuleux, je trouve. La chanson dure suffisamment longtemps pour nous faire apprécier ce piano/voix particulier. Les Mechanical Bride nous entraînent ensuite dans un autre univers, celui de Love is Losst. La guitare sèche fait son apparition avec une voix pleine et sensuelle. Les deux se marient très bien, le morceau joue la carte de la simplicité avec la guitare, quelques chœurs et la voix principale. Arrive ensuite une batterie très discrète qui impose un petit rythme rapide qui accélère la chanson. Et le final arrive enfin, tout se révèle. Tout ce qui était sous-jacent se montre avant de retomber et de clore la chanson de manière parfaite. C’est lent sans être gluant, c’est simple sans être pauvre. C’est beau tout simplement. La suite s’annonce avec une reprise de Umbrella par Rihanna. Pour être honnête, c’est la meilleure reprise de Umbrella que je connaisse. Le piano est plutôt sombre et triste tandis que la voix claire est pleine, gaie. La chanson se pose là, légère et contrastée entre ce piano mineur et cette voix assez étonnante. La lenteur est de mise, la perfection aussi. La ligne de chant est un peu modulée pour s’adapter fabuleusement bien à cette reprise. On a un vrai travail de reprise avec des instruments en plus, des transpositions… See Worlds annonce la suite de cet EP. Un petit xylophone se pointe, la voix le rejoint. La chanson se traine un peu, s’englue un peu. Puis elle se réveille avec quelques instruments en plus. Et continue dans la lenteur, mais sans s’engluer. Elle nous tient en équilibre sur le fil fin qui sépare le gluant du lent. Le tout saupoudré d’un soupçon de gaîté, de légèreté. C’est une chanson très estivale. L’avant dernière chanson se lance. Shuffle est aussi très lente, plus assourdie, plus feutrée. Le silence est plus présent, l’ambiance se fait oppressante. La chanson est intéressante, mais sans plus. Et pour clore l’EP, on trouve The Final. La plus longue chanson de l’EP clôt un bel EP en commençant en piano/voix. Et elle se révèle peu à peu en s’enrichissant avec des grelots, un fond musical plus étoffé, une voix plus pleine. Et ça retombe tranquillement ensuite pour remonter après avec deux voix ou plus, le tout étant très bien arrangé, ce qui fait que les montées et les descentes sont vraiment superbes.

L’album est assez homogène dans la qualité des chansons, la seule qui peut se démarquer est la reprise de Umbrella. Je trouve qu’elle détonne par rapport aux autres, mais elle a tout de même sa place dans l’EP, elle contribue à nous montrer une des facettes de Mechanical Bride.
Note Générale : 16,5/20
Myspace : www.myspace.com/mechanicalbride
Lien Deezer de l’album : c’est là.
A écouter :


Jal’