Archive de la catégorie «Philosophie»

h1

Susan Boyle – I Dreamt a Dream

19 avril 2009

Tordons le cou aux préjugés immédiatement.

Susan Boyle, 47 ans, célibataire depuis toujours, jamais embrassée, et vivant avec son chat en Écosse, est un exemple parfait de préjugé. Mais attendez que Susan se mette à chanter pour juger. Vous comprendrez sans souci ce que je veux dire. Le jury aussi l’a compris.

A retenir donc, ne jugez pas sur l’apparence, car nous l’avons tous fait en voyant Susan arriver.

Bonne écoute, et surtout, bonne chance à Susan, qui le mérite tellement.

Lien : Susan Boyle – I Dreamt a Dream (BGT)

Bonus : Cry Me a River par Susan en 1999.

J’ajoute que Susan devient une superstar du net qui est en passe de se faire arracher par des dizaines de producteurs.

h1

A la Croisée des Mondes – Philip Pullman

29 octobre 2008

Sujet d’aujourd’hui, un livre, ou plutôt trois livres. La trilogie de Philip Pullman, A la Croisée des Mondes, sortie aux éditions Folio. Les trois tomes sont les suivants : Les Royaumes du Nord (sortie en 2000, titre original Northern Lights), La Tour des Anges (sortie en 2001, titre original The Subtle Knife) et Le Miroir d’Ambre (sortie en 2002, titre original The Amber Spyglass).

On est ici face à plusieurs livres destinés à la jeunesse, mais ces livres possèdent, à mon avis, deux niveaux de sens. On a le niveau un, le niveau que l’on appréhende tout de suite, ce que les mots racontent, l’histoire en elle-même. Et il y a aussi le niveau deux, ce que cachent les mots, ce qu’ils signifient en profondeur. Ce deuxième niveau, ce niveau caché est extrêmement intéressant à mon sens.

Résumé des différents tomes de la trilogie :

Les Royaumes du Nord

Pourquoi la jeune Lyra, élevée dans l’atmosphère confinée d’une prestigieuse université anglaise, est-elle l’objet de tant d’attentions ? De quelle mystérieuse mission est-elle investie ? Lorsque son meilleur ami Roger disparaît, victime des ravisseurs d’enfants qui opèrent dans tout le pays, elle n’hésite pas à se lancer sur ses traces. Un voyage vers le Grand Nord, périlleux et exaltant, qui lui apportera la révélation de ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d’un autre monde.

La Tour des Anges

Le jeune Will, à la recherche de son père disparu depuis de nombreuses années, est persuadé d’avoir tué un homme. Dans sa fuite, il franchit une brèche presque invisible qui lui permet de passer dans un monde parallèle. Là, à Cittàgazze, la ville au-delà de l’Aurore, il rencontre Lyra. Ensemble, les deux enfants devront lutter contre les forces obscures du Mal et, pour accomplir leur quête, pénétrer dans la mystérieuse Tour des Anges.

Le Miroir d’Ambre

Lyra, l’héroine des Royaumes du Nord et de La tour des Anges, est retenue prisonnière par sa mère, Mme Coulter, qui, pour mieux s’assurer de sa docilité, l’a plongée dans un sommeil artificiel. Will, le compagnon de Lyra, armé du poignard subtil, s’est lancé à sa recherche, escorté par deux anges, Balthamos et Baruch. Avec leur aide, il parviendra à délivrer son amie. Mais, à son réveil, Lyra lui annonce qu’une mission encore plus périlleuse, presque désespérée, les attend : ils doivent descendre dans le monde des morts…

Nota : Dans la suite, j’utiliserais différentes abréviations pour simplifier la frappe. Ainsi, LRDN correspondra aux Royaumes du Nord, LTDA à La Tour des Anges et LMDA au Miroir d’Ambre.

Je pense que je vais articuler cette chronique sous deux axes principaux (oui, je sais, ça fait très classe de dire ça, mais je savais pas comment faire autrement !) : je vais d’abord vous donner un avis global, qui sera assez court puisque le gros de la chronique se trouvera sous le deuxième axe, celui du sens implicite.

Donc, d’abord, un avis global. Je pense qu’il s’agit ici de plusieurs livres aux abords très enfantins. Les résumés sont assez trompeurs à ce sujet. On s’attend à se plonger dans un livre enfantin, avec des choses assez « je me plante là » du style machin peut faire ça parce que BIEN SÛR il sait le faire. Mais non, au contraire, ces livres sont recherchés, à un point extraordinaire. Philip Pullman a poussé l’art de l’écriture à son maximum. Tout est d’un style parfait, d’une fluidité sans accroc. Tout coule, va de soi, tout en conservant de nombreux rebondissements. Voilà pour ce qui est de l’écriture en elle-même. Maintenant, le monde dans lequel nous plonge l’auteur est d’une complexité à toute épreuve. On se retrouve à une date non précisée, mais postérieure à 1900. Tout est régi par l’Eglise, le Magisterium. Les créatures inventées sont infinies, je cite par exemple les ours en armure, les monstres des falaises, les sorcières réinventées, etc. Les mondes sont innombrables, tous différents même si plusieurs se ressemblent. Je pense aux mondes de Lyra et de Will. Les deux enfants viennent d’Oxford, chacun dans un monde différent, à un niveau d’avancement technologique différent, et engagé sur une voie différente. En bref, il s’agit de livres écrits extraordinairement bien, qu’on sent mûrement réfléchis.

Passons maintenant à ce sens implicite, à toute cette critique contenue. Il s’agit ici d’une œuvre à grande échelle. Tout est distillé dans les trois tomes de la trilogie, chacune à son importance dedans. Pour bien plus de clarté, je vais diviser l’analyse en deux parties bien distinctes.

Mais avant toute chose, je vais expliquer ce qu’est le daemon (à prononcer démon) puisqu’il en est beaucoup question. le daemon d’une personne est un animal qui représente la conscience de la personne. il est le réceptacle des sentiments et des émotions. Il est impossible de s’en séparer de plus de quelques mètres.

1 .  Les Sciences & la Religion

Dans cette trilogie, les sciences et la religion ont une très grande place, elles sont étroitement liées, tout en étant totalement opposées. L’une cherche et trouve, l’autre contrôle et restreint.

a .  Le Multivers

Il s’agit ici d’une théorie véridique, existante et qui se vérifie grâce à la physique quantique. Je vais prendre l’exemple basique de la pièce. Je tire une pièce à pile ou face. Si elle est face pour moi, cela signifie que notre monde se sera cloné et que dans le clone, la pièce aura donné pile. Toutes les issues possibles donnent naissance à un nouveau monde. Cette théorie est ici traitée sous le sens spirituel mais aussi physique. Par exemple : « La Sainte Eglise nous enseigne qu’il existe deux mondes : celui des choses que nous pouvons entendre et toucher, et un autre monde, le monde spirituel du ciel et de l’enfer. Barnard et Stokes étaient deux – comment dire ? – théologiens renégats qui posèrent comme hypothèse l’existence de nombreux autres mondes semblables à celui-ci, ni ciel ni enfer, mais des mondes matériels, souillés par le Péché. Tout proches de nous mais invisibles et inaccessibles. » (LRDN, p 44). Le multivers est ici traité sous le biais de la religion, mais aussi sous le sens physique car cette théorie est prouvée au niveau des particules élémentaires dans la trilogie.

Cette considération des sciences traitées par la religion nous amène donc au point suivant, la Poussière, elle aussi condamnée par l’Eglise.

b .  La Poussière

La Poussière est définie comme une particule élémentaire, au même titre que les électrons ou les neutrinos, mais elle est aussi, selon l’Eglise, la manifestation du Péché Originel. Cette Poussière est donc maléfique. Cependant, au cours de la trilogie, on découvre que la Poussière est absolument nécessaire à la survie de plusieurs espèces : « En fait, les arbres filtrent la sraf (= la Poussière) quand elle traverse le feuillage, et une partie est attirée vers les fleurs. Je l’ai vu de mes yeux : les fleurs sont tournées vers le ciel, et si la sraf tombait directement vers le sol, elle pénétrerait dans les pétales et les fertiliserait comme le pollen venu des étoiles. » (LMDA, p 315). On découvre aussi qu’elle n’est absolument pas présente dans le corps des enfants, qu’elle arrive à la puberté. Manifestation du Péché Originel, elle est donc la cause des sentiments et des pensées nouvelles. Je cite : « Ton dæmon est un merveilleux ami et compagnon quand tu es jeune, mais à la puberté, que tu vas bientôt atteindre, ma chérie, les dæmons sont la cause de pensées et sentiments gênants, et c’est ça qui laisse entrer la Poussière. » (LRDN, p 346 & 347).

L’Eglise, par le biais de Mme Coulter, personne pilier du récit,  a créé le Conseil d’Oblation qui a pour but de comprendre les effets de la Poussière et de trouver comment éviter tous ces effets sur les personnes, ce qui a donné lieu à des expériences morbides dans la Station Expérimentale de Bolvangar dans laquelle on séparait les enfants de leur dæmons, ce qui revient à couper un lien vital. On a ici un léger rappel à tous les supposés projets secrets de l’Eglise, qui s’occupe de toutes ses recherches théologiques, qui censure et qui fait taire la plupart des savants lorsque les découvertes vont à l’encontre du dogme (Galilée…).

Le point commun dans tout cela ? L’Eglise, soit la « personnification » de la Religion dans le monde de Lyra.

c .  L’Eglise

L’Eglise est ici toute puissante, on a un retour à une théocratie, de même que chez les Incas ou les Mayas. Je cite : « Depuis que le Pape Jean Calvin avait transféré le siège de la Papauté à Genève et instauré la Cour de Discipline Consistoriale, l’Eglise exerçait un pouvoir absolu sur tous les aspects de la vie quotidienne. » (LRDN, p 43 & 44). On a ici un des plus beaux exemples d’obscurantisme donné. Un pouvoir absolu de l’Eglise, aucune possibilité de s’y dérober sous peine d’excommunication ou pire, de condamnation à mort.

Pour s’assurer cette domination, l’Eglise a tout de même besoin de bras pouvant agir dans les terres éloignées. Qui prend-elle donc ? Elle va, à ce moment là, recruter ses prêtres, en faire des fanatiques.

d .  Le Fanatisme Religieux

Dans cette trilogie, on trouve une énorme critique de l’obscurantisme et cette critique passe par la critique de plusieurs comportements, tous apparentés au fanatisme religieux. On trouve ces deux comportements dans le troisième tome de La Croisée des Mondes. Le premier fanatique est le Père Gomez. Il est délégué par la Cour de Discipline Consistoriale pour tuer la future Eve, c’est-à-dire Lyra. Il se jette sur sa mission, souhaite de tout cœur pouvoir en être chargé, tout ça dans le but de compléter ce qui manque à sa foi. Voyez par vous-mêmes :

« - Et pour finir, ajouta le Père McPhail, il y a la fillette. C’est encore une enfant, je suppose. Cette Eve, qui va connaître la tentation et qui, si elle suit l’exemple donné, succombera à son tour et nous entraînera tous dans sa chute. Messieurs,  parmi tous les moyens possibles pour affronter le problème que nous pose cette fillette, je vais vous suggérer le plus radical, et je suis sûr que vous serez d’accord avec moi… Je propose d’envoyer quelqu’un à sa recherche, pour la tuer avant même qu’elle puisse être tentée.

- Père Président, s’exclama aussitôt le Père Gomez, j’ai fait pénitence préventive chaque jour de ma vie d’adulte. J’ai étudié, je me suis préparé… » (LMDA, p 85). Comme on peut le voir, on a un bel exemple de fanatisme. Mais le second est bien pire encore… Avant cela je vous fais une petite explication nécessaire. Pour séparer un individu de son dæmon, il faut placer chaque entité dans une cage en métal. Le lien invisible sera alors coupé par un couteau métallique. Cette coupure dégage une quantité phénoménale d’énergie. A un moment du livre, l’Eglise a besoin d’une telle quantité d’énergie. Le Père McPhail va alors se sacrifier pour satisfaire sa foi. Il va donner ce lien intime qui fait qu’il est conscient à sa religion. Un fanatisme religieux poussé à son paroxysme.

Toute cette action de l’Eglise sur les sciences, sur les mentalités et sur les hommes a bien sûr des conséquences sur les politiques. Certains suivent, d’autres non, d’autres restent neutres.

2 .  La Politique

Comme je l’ai dit, ces actions de l’Eglises ne sont pas sans répercussions sur les politiques mises en œuvre par les hommes et les autres personnes atteintes par l’Eglise.

a .  Les Sorcières

Les sorcières sont, je dirais, réinventées. On reste tout de même à la femme vêtue de noir pouvant voler, et jeter des sortilèges. Cependant, tout cela est légèrement modifié. Les sorcières, traditionnellement vieilles et laides, nécessairement maléfiques, sont ici « jeunes », belles et ni bénéfiques, ni maléfiques. Elles peuvent vivre environ un millier d’années, et sont, comme les hommes, capables du meilleur comme du pire. Elles ont conservé leur libre arbitre. Elles ne sont ni bonnes, ni mauvaises, elles déterminent leurs actions, bonnes ou mauvaises cette fois ci, par elles mêmes. De plus, étant très nombreuses, elles représentent une forte puissance politique et une puissante force armée.

Si je souhaitais pousser toute cette réflexion à son maximum, on pourrait les comparer aux ONG d’aujourd’hui, en ce sens qu’elles sont puissantes politiquement, mais qu’elles ne sont, par définition, ni bonnes, ni mauvaises. Seules leurs actions déterminent ce qu’elles sont.

Les Sorcières neutres peuvent, à tout moment, pencher d’un côté ou de l’autre de la balance politique. Cette balance résulte de la moindre décision, ce qui met en place une complexité politique immense.

b .  La Complexité Politique

Cette trilogie tourne aussi beaucoup de la position des différents groupes de personnes vis-à-vis de l’Eglise ou de Lyra. Tout est question de politique, de manipulation, de poids dans les négociations… Les personnages sont tous sur une position ou sur une autre. Certains sont avec l’Eglise, d’autres sont contres. Les sorcières elles-mêmes y sont mêlées :

« - Nous allons libérer les enfants qu’on nous a volé. Et j’espère que les sorcières nous apporteront leur aide.

- Pas toutes, assurément. Certains clans travaillent avec les Chasseurs de Poussière. » (LRDN, p 230).

Cette complexité politique est présente dans tout e livre puisque chaque action faite aura une répercussion sur les comportements des autres personnages, sur leurs actions futures.

c .  Le Parcours Initiatique

Toute cette histoire est aussi un parcours initiatique pour Lyra et Will. Les deux enfants vont devoir surmonter de nombreux obstacles, tous ayant une double signification physique et spirituelle. Les deux enfants vont devoir en fait sauvegarder la Poussière, la cause de la puberté et de tous les changements qu’elle implique. Ils luttent en fait contre l’Eglise qui met en place une société sans vague, qui instaure une dictature en coupant les liens entre les dæmons et leurs personnes. Ils vont être ensuite touchés par la Poussière et découvriront l’amour, mais devront achever ce parcours avec le plus difficile des épreuves, la séparation définitive… Ce parcours leur aura ouvert les yeux et leur aura tellement appris mais qui est extrêmement symbolique. Il représente l’adolescence elle-même, le cœur de cette trilogie. Durant cette période, on se rebelle contre l’autorité, on se met en marge, on recherche de nouvelles valeurs, on tente de se trouver, ce qui se fait à la fin avec la fin du pouvoir de métamorphose du daemon, pour bien montrer que la personne sait maintenant qui elle est.

Enfin, je voudrais aborder un dernier point que j’ai décidé de mettre à part, pour marquer son importance à mes yeux.

3 .  La Bible

La Bible se voit presque réécrite. On assiste à une réincarnation du mythe d’Ève, qui sera tentée et qui entraînera le monde dans sa Chute. Dans la Bible telle que nous la connaissons, Eve mange le fruit défendu, acquiert la connaissance et le Péché fait son entrée dans le monde. Dans cette Bible là, le Péché est déjà là. Cependant, l’Eglise projette de le détruire via la destruction de la Poussière. Cette Poussière nécessaire à la survie de plusieurs espèces vivantes, les mulefas par exemple, est donc en voie de disparition. La tentation de Lyra la poussera à faire ce qu’elle peut pour sauvegarder cette Poussière, allant donc à l’encontre de la volonté de l’Eglise, ce qui poussera cette dernière à envoyer un tueur sur les pas de Lyra. Cette tentation est aussi supposer entraîner les mondes multiples dans la nouvelle Chute puisque le Péché aura été sauvé. Mais au fur et à mesure, on se rend compte qu’il est pourtant nécessaire au maintien de tous les mondes et aux émotions. On a ici toute une réflexion que je ne peux pas développer dans son intégralité, mais qui est d’un intérêt fabuleux.

Pour conclure tout ça, je pense que cette œuvre résulte d’une grande démarche de réflexion vis-à-vis de la religion. Je pense qu’il est possible de la mettre en parallèle avec l’œuvre d’Epica qui réfléchit aussi énormément sur la religion (cf The Divine Conspiracy, Consign To Oblivion & The Phantom Agony).

Quand à noter… C’est extrêmement dur. Je ne sais pas quelle note mettre. Je n’en mets donc pas et je vous souhaite une bonne lecture.

Loïc

h1

“La Montagne Sacrée” de Alejandro Jodorowsky

27 septembre 2008

Un Film grandiose un de ces films qui vous change vous transforme fait émerger en vous une sensibilité inattendue, une part de vous qui semble s’être éveillée, émergeant d’un long sommeil, en vous, il semble apparaitre un Avant et un Après le visionnage du film, plongée dans vos pensées la nuit est longue, comme dans le pire des délires psychédélique, le plafond ne trouve plus de fin et là, quelque chose se débloque, vous pensez être dans une sorte de délire, oui: c’est votre première idée, mais vous saisissez, c’est une illumination, d’abord, les idées élaborées dans votre tête n’ont pas de forme, les contours sont flou mais, plus on se rapproche: plus c’est clair pour vous, la hauteur du plafond d’un blanc terni par la nuit noir, le vert électroluminescent de votre réveil vous indique les 02:00, la chambre sert de théâtre à vos délires nocturne, vous êtes sur le point de vous rendre compte à quel point ce film, cette œuvre va loin, ces informations devenues claires, vous submerge, remettent tout en cause en vous. Vous êtes possédé par ce film !

Pour reprendre Hegel, vous êtes entre ces deux mondes celui du biologique et celui de l’information, et là le monde qui vous entour vous paraît étrangement faux: espace de carton et de papier mâchée, Religions, Politique, questions sociologique et économique, vous remettez le moindre acquis en cause, vous vous rendez compte que ce film, nous pousse à rompre la vision linéaire qui s’impose à nous du monde, non la réalité est vaste, très vaste, l’Homme depuis toujours c’est lancé dans cette grande odyssée prométhéenne, où la connaissance du monde est un but et une fin, les grecs parlaient d’Hybris lorsqu’ils évoquaient cette volonté de l’Homme a toujours vouloir se rapprocher d’une divine vérité, inaccessible. Pour eux, l’hybris était une forme d’orgueil, c’est pour moi toute la problématique du film. Pour conclure, Jodorowsky nous apprend à ne pas regarder les choses telles qu’elles semblent être, mais au contraire, à s’interroger sur notre société, critiquons le film également, à trop vouloir tout remettre en cause ne risquons nous pas de nous perdre…Bref une belle leçon de SurréalismoPsychédélismoChillien. 1965-1975 des années en or….

Allez, Bonjour chez vous !

Fiche Allociné

Climazard

h1

“L’heure de la fin des découvertes ne sonne jamais “. Colette

19 août 2008

Colette … vous en avez surement entendus parler ?

Et bien que se soit le cas ou non je vais vous raconter avec autant de justesse que faire se peut son histoire , sa vie , ses livres et un particulier un ; “Claudine à l’école” , mais ne nous avançons pas trop vite et commençons par le commencement . Colette est née en 1873 , elle passa une enfance heureuse dans la campagne Bourgonnoise, entourée d’affection et de tendresse . Malheureusement pour elle , elle rencontra Henry Gauthier-Villards qu’elle épousa . Il abusa de son amour et de son don pour l’écriture pour publié sous son mon les premiers roman de Colette . Elle se sépara de lui après qu’il l’ait trompé. Elle eut plusieurs histoires d’amours par la suite et une fille mais je vous laisse en charge d’aller explorer Wikipédia pour trouver la suite de sa vie . ;)

Résumé :

Claudine, la narratrice qui tient un journal qu’elle nous présente, est un personnage singulier. Elle vit avec son père, un passionné de malacologie (il étudie des mollusques et plus particulièrement les limaces) qui ne s’occupe guère d’elle. Ce qui lui laisse tout à loisir de s’amuser à l’école communale où elle va passer son brevet élémentaire en compagnie de ses amies Marie, Anaïs et plus tard, Luce petite soeur d’Aimée. Les amours de Claudine pour la jeune Aimée Lanthenay sont vite contrariés par Mlle Sergent, elle aussi, amoureuse de son adjointe . Les portraits des amies de Claudine sont délectables; la grande Anaïs, mauvaise et obsédée, Marie Belhomme bête et timide ainsi que Claire, sa soeur de lait qui collectionne les amoureux. Les scènes salaces abondent , Mlle Sergent et mlle Lanthenay vivant leur amour saphique aux yeux de tous , Claudine et le docteur etc…vif et passionnant ce récit ne laisse pas indifférent .

Avis :

Ce livre est très important pour moi ( désolé je commence à vous raconter ma vie ) , c’est un des premiers livres que j’ai lus quand j’ai commencé à devenir une “dévoreuse de livres ” , il tient donc une place toute particulière dans mon coeur . J’apprécie le fait que le livre soit écrit comme un journal car il permets de suivre assez facilement les aventures de Claudine tout au long de l’année scolaire . Les différentes relations évoquées dans le livre sont très bien construite ; les portraits autant psychologique que physique abondent permettant une accaparation des personnages . Claudine est une jeune fille indépendante , libre , rêveuse et qui pourtant ne manque pas de sens critique autant à l’égard des adultes que pour ses camarades . La nature tient une place très importante dans ce livre , Claudine étant la plus part du temps en vadrouille dans les bois ; le lecteur peut ainsi “admirer” les alentours du village où évidemment l’action ne manque pas ;) . Le style adopté est à l’image de Claudine. Un style proche de la parole, semé de phrases exclamatives décrivant les émotions à brûle-pourpoint et de mots de patois . Claudine est une héroïne qui ne manque pas d’humour et de piquant.

Certes, on peut dire que ce livre n’est qu’un journal pour midinettes en manque d’histoire ou encore une peinture burlesque d’un village français du XXème siècle et pourtant…Je qualifierai ce livre de chef d’oeuvre autant pour la profondeur des personnages que pour le décor ou bien le style inimitable de Colette . Si vous lisez ce livre ( et je vous conseille vivement de le faire ) ; lisez les autres …ils sont tous fantastiques

Je crois bien que j’en suis tombé amoureuse…^^

Shrulke

h1

Vous avez dit Baccalauréat ?

18 août 2008
Le Baccalauréat est l’examen qui marque le passage du lycée à l’université. Il s’agit d’un examen, donc il n’y a pas de nombre de places limité. Cette année, en 2008, environ 75% des candidats ont décroché leur diplôme du premier coup. 75%…
Cela ne fait-il pas un peu beaucoup ? Le Bac a-t-il vraiment une utilité en tant que tel ?

Faisons un petit retour en arrière.
Dans sa version première, le Bac a été mis en place à l’Université de Paris au XIIIème siècle. Il est alors conféré pour 4 matières : les arts, la médecine, le droit et la théologie. Dans sa version moderne, celle que nous connaissons aujourd’hui, a été imposée par Napoléon Ier, en 1808. Aux 4 disciplines précitées s’ajoutent les Sciences et les Lettres. Cependant, le Bac de Lettres ne se trouve pas mis sur un pied d’égalité avec les autres Bacs : en effet, le Bac ès Lettres est nécessaire pour pouvoir présenter les autres Bacs. Après cette réforme, en 1840, on introduit les mentions qui sont Assez Bien, Bien et Très Bien. Pour ce qui est des résultats, on est bien loin des résultats d’aujourd’hui… En 1808, on a compté uniquement 21 Bacheliers, et en 1885, on en a compté 876. Pour la comparaison, en 2007, on a compté plus 518000 diplômés. Cette différence de chiffres est tout d’abord due au nombre de candidats présentant l’examen. Le nombre de candidats en 1808 et 1885 est inconnu, mais il est certain qu’il est nettement inférieur à celui de 2007 qui est de 621 532.

Que faut-il alors déduire de ces chiffres ? Le niveau du Bac a-t-il baissé ? Cela semble évident. En 2006, par exemple, les sujets étaient scandaleusement faciles. Les élèves eux-mêmes ont été choqués par cette simplicité. On se rappellera d’un sujet d’espagnol de section Scientifique faisable par des élèves de Troisième… Cela laisse à réfléchir. Toutefois, le niveau du bac semble être resté stable dans les matières “socialement” intéressantes comme les langues ou les mathématiques. On peut aussi expliquer cette réussite par les changements réguliers des programmes scolaires. En 1980, ce qui se faisait en Terminale se fait maintenant en Fac ou en Prépa.

Cette réussite a aussi un revers. Les élèves ayant leur bac de justesse, c’est-à-dire avec une moyenne de 10 environ, auront de gros problèmes dans les années suivantes. Ils auront sans doute besoin de cours de remise à niveau ou de cours de soutien pour suivre convenablement et réussir leurs années post-bac.

Passons maintenant à l’utilité du Baccalauréat.
Comme le disent plusieurs élèves, « sans le Bac, on a rien, mais avec uniquement le Bac, on a rien non plus ». On se trouve alors dans une impasse avec l’obligation de poursuivre ses études. A quoi sert donc ce Bac ?
D‘après ce que on en voit, il peut être considéré comme un rite de passage comme dans les sociétés dites « primitives ». (Je n’aime pas ce mot mais il est le seul que je vois qui soit adapté). Dans ces sociétés là, l’individu, pour prouver qu’il est apte à vivre sa vie seul est confronté à plusieurs tests qui ont pour objectif de le forcer à vivre seul (survivre une dizaine de jours dans une forêt sans vivre, combattre des fauves etc.) Dans notre société, le Bac peut être considéré comme l’équivalent de ce rite : avant, l’élève est au lycée, encadré par ses professeurs et par ses parents. Après l’obtention du diplôme, il ira en Faculté où il ne sera plus encadré, devra se gérer seul et peut-être, quittera le cocon familial. Il sera jugé apte à se débrouiller seul ou presque dans la vie.
Si ce diplôme marque donc un cap, il est compréhensible qu’autant de gens puissent l’avoir. Cependant, si il marque ce cap, c’es qu’il montre que le diplômé peut se débrouiller seul plus tard, ce qui est en contradiction avec l’échec scolaire en Faculté… Il devrait donc être donné aux meilleurs. Je ne prêche pas ici une théorie élitiste malgré ce que l’on pourrait croire. Je m’interroge plutôt sur le fait que le bac soit aussi simple à avoir. Je ne nie pas que ce soit une bonne chose mais comme je l’ai mentionné précédemment, cela a aussi ses mauvais côtés…

Le Bac est donc un diplôme de rite de passage des sociétés modernes. Il marque le passage d’un cap, du passage dans la vie adulte. Il est indispensable aux études supérieures, mais pourtant, il ne permet pas d’avoir quelque chose à lui seul (« sans le Bac, on a rien, mais avec uniquement le Bac, on a rien non plus. »). Il a donc une utilité en tant que tel, mais on peut le comparer à un épisode de série qui ne ferait pas avancer l’intrigue mais qui serait nécessaire à l’épisode suivant… Le Bac permet la suite des études, mais ne donne rien.
Dans ce cas, que faut-il faire ? Le réformer ? De nombreux ministres ont essayé. Beaucoup de manifestations lycéennes sont alors arrivées…

Sur ce, mes chers lecteurs…

Amicalement vôtre,
Loïc
h1

Zeitgeist

18 août 2008

Ce reportage est un peu long, je vous l’accorde, mais sa portée est immense. J’aime le coté polémique façon Radio Ici et Maintenant : la vague d’ovnis débarque sur ce blog. C’est un film pour le moins révolutionnaire qui présente une vision absolutiste et manichéenne des Etats-Unis et du monde, en empruntant de nombreux raccourcis. Je le recommande cependant, ne serait-ce que pour interrompre un instant la frénésie de nos vies, prendre du recul et s’interroger sur les questions pertinentes qu’il soulève. A chacun de se construire une réponse, dites nous ce que vous en pensez![mots empruntés]

Axeley

h1

Phénomènes

17 août 2008

Phénomènes

Aaah…Phénomènes(Attention ne pas confondre avec Phénomène avec John Travolta). Je dois vous avouer que je ne comprends pas les réactions du public envers ce film. Selon Allociné, seulement 2étoiles Presse/Spectateurs, alors que d’après moi c’est LE film de l’année à ne pas manquer!
En effet, beaucoup lui reprochait des intrigues trop identiques, assez previsible donc, Phénomenes marque un tournant dans le style de Shyalaman ou un simple détour(seul les prochains films nous le diront). Désormais, nous sauront qu’il n’a pas besoin de “la surprise de la fin” pour marquer ses films par son style unique. M. N. Shyalaman est un réalisateur expérimenté et talentueux et il nous le prouve dans ce film.

Je rentrais à New York, c’était une journée magnifique et les arbres bordaient la route. Je me suis brusquement demandé ce qui se passerait si la nature se retournait contre nous. En un instant, j’avais toute la structure de l’histoire, les personnages s’imposaient d’eux-mêmes. J’en étais ravi parce que les films sont toujours meilleurs et plus accessibles quand c’est la structure qui prédomine. Avant même d’avoir écrit un mot du scénario, je savais que je voulais un style particulier pour ce film. J’avais envie de faire quelque chose d’électrique, d’acéré et de dynamique” – M. Night Shyamalan

Résumé : Surgi de nulle part, le phénomène frappe sans discernement. Il n’y a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des centaines de gens meurent dans des circonstances étranges, terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu’est-ce qui provoque ce bouleversement radical et soudain du comportement humain ? Est-ce une nouvelle forme d’attaque terroriste, une expérience qui a mal tourné, une arme toxique diabolique, un virus qui a échappé à tout contrôle ? Et comment cette menace se propage-t-elle ? Par l’air, par l’eau, ou autrement ?

Pour Elliot Moore, professeur de sciences dans un lycée de Philadelphie, ce qui compte est d’abord d’échapper à ce phénomène aussi mystérieux que mortel. Avec sa femme, Alma, ils fuient en compagnie d’un ami, professeur de mathématiques, et de sa fille de huit ans.
Très vite, il devient évident que personne n’est plus en sécurité nulle part. Il n’y a aucun moyen d’échapper à ce tueur invisible et implacable.
Pour avoir une mince chance de survivre, Elliot et les siens doivent à tout prix comprendre la véritable nature du phénomène, et découvrir ce qui a déchaîné cette force qui menace l’avenir même de l’espèce humaine…

Avis : Pas besoin d’être fan des films de Shyalaman , ni d’aimer le genre, le contexte ou même les acteurs pour aimer ce film. Il vous suffit de vous assoir et d’ouvrir vos yeux.Le réalisateur met toujours en scène les petits moments où l’on sursaute (pour rien, le plus souvent) mais pousse, en plus, à l’extrême la Peur en elle-même. Elle se présente sous l’implacable référence aux Oiseaux de Hitchcock, en laissant court au pire scène tantôt trash à l’extrême (la tondeuse tout de même!) tantôt plus symbolique (tel que sur le chantier). Le grand génie de Monsieur est de jouer avec la chose dont l’Homme à le plus peur; c’est à dire la mort. De plus, il ne se contente pas d’une menace extérieure que l’on pourrait éviter avec le fameux “mais merde, pourquoi tu va voir dans la cave alors que l’ampoule est cassée“(oui, je ne sais pas si vous avez remarqués mais les ampoule américaines ne sont pas très solides), car il s’agit bel et bien là du suicide, c’est à dire la mise à mort volontaire d’une personne. Le spectateur n’a donc pas d’autre choix que de subir, aucune échappatoire mise à part la main de son voisin(et encore…..). Shyalaman en rajoute une couche avec la raison de ces étranges phénomènes qui n’est d’autre que la nature, celle que l’on croise tous les jours, que nous traitons comme un simple objet de décoration dans une pot en terre; le film joue alors sur notre indéniable culpabilité envers le non respect de l’environnement et le désire naturel des Homme à dominer. On se sent torturé entre le fait de savoir que dans un sens nous méritons ce cruel sort et la volonté de tout être humain à survivre…volonté qui est dans ce film en danger imminent. Et c’est à partir de là que Shyalaman met c’est pion en route; une jolie petite famille pris dans le tournante de la nature. Pour ma part, je n’ai pas été vraiment impressionné par la performance des acteurs, sans être déçu malgré tout. L’impitoyable duo Shyalaman/James Newton Howard nous plonge dans un univers pesant et au réalisme glacial. Si vous êtes quelque peu sensible au grand discours écologique et friant des films d’angoisse, je pense sincèrement que ce long-métrage peut vous marquer et plaire à tous, d’autant par sa qualité que par son message universel

Note Approximative : 17/20

Axeley

h1

La fin du monde en 2012?

17 août 2008
La fin du monde en 2012?
Ok. Je me décide à faire un article express.Rien ne va plus, faites vos jeux! Nous allons tous mourir en 2012, c’est du moins ce qu’affirme le reportage fournis par dailymotion (Voir lien.). Je ne ferais pas vraiment de résumer car tout est explicitement décrit dans ce reportage. Prosélytisme barbare ou réalité?Je ne peux l’affirmer. A noter toute fois d’autres faits troublants peut être en rapport : Les norvégiens auraient commencé une série de construction de “d’infrastructure spéciale” à grande échelle dans tout le pays, date de fin des travaux entre 2010 et 2012. Tom Cruise aurait fait de même, bon mauvais argument. Fait divers à noter tout de même, une chanson des Klaxons s’appelle “Four Horsemen Of 2012“.A savoir que selon les musulmans la fin du monde est un Vendredi. Le 21 décembre 2012 est un vendredi. Selon les économistes; une nouvelle crise économique aurait lieu en…2012!Sur ceux bonne année, hein?!^^

Reportage : Partie 1, Partie 2.

Axeley